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Malgré des offres multiples : Les agriculteurs boudent les assureurs
Publié dans Le Financier le 11 - 12 - 2011

Les assurances agricoles en Algérie connaissent une faible affluence de la part des agriculteurs, en dépit du nombre important de produits proposés sur le marché, à cause notamment des primes d'assurance jugées élevées par les agriculteurs ou à l'inadaptation des types d'assurance avec la nature de l'activité agricole.
Le secteur agricole compte près de 75.000 assurés sur un marché comprenant entre 800.000 et 900.000 agriculteurs inscrits à la Chambre nationale d'Agriculture, soit un taux d'assurance de seulement 8 à 10 %. Le secteur agricole représente d'ailleurs une infime partie du chiffre d'affaires des assurances, estimée par le Conseil national des assurances (CNA) à un peu moins de 2 % pour les années 2010 et 2011. La problématique du faible taux d'assurance des activités agricoles a été posée à nouveau après les pertes enregistrées par le secteur suite aux intempéries qui ont marqué récemment le pays. Bien qu'elles ne soient pas obligatoires, les assurances agricoles sont indispensables pour mettre les activités agricoles à l'abri de nombre de risques comme les inondations, le froid, le verglas, les incendies, les tempêtes, la sécheresse et autres et assurer leur pérennité et leur élargissement à l'avenir, a souligné M. Chérif Benhabiles, Chargé des assurances auprès de la Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA). Si le manque de la culture d'assurance dans la société algérienne est le motif avancé par les sociologues pour expliquer la non souscription des agriculteurs aux assurances, nombre de ces derniers, rencontrés par l'APS, imputent cela au niveau élevé des primes d'assurance, à l'inadaptation des produits d'assurance avec la nature de leurs activités et le volume de la production, à la non prise en considération de la nature de la zone agricole et aux «faibles remboursements». Djelloul Meziane, agriculteur (70 ans) depuis près de 50 ans a expliqué sa non souscription aux assurances par le manque de moyens financiers pour payer les primes qu'il estime élevées. La majorité des produits d'assurances disponibles concernent uniquement les inondations et le verglas, «des dangers qui peuvent survenir une seule fois en l'espace de 10 ans», observe cet agriculteur qui exploite 17 ha de terres consacrées à la plasticulture, ajoutant que les agriculteurs ont besoin d'autres formules comme l'assurance des serres, qui n'est pas encore disponible sur le marché. «Bien que j'aie perdu 70 % de la production de pommes de terre en raison des dernières intempéries, je préfère ne pas souscrire à une assurance qui ne m'aurait pas de toute façon remboursé à 100 %», a-t-il lâché. Un autre agriculteur Boualem Bouguetaya (58 ans) qui est dans le métier depuis 1969 est du même avis, expliquant que les produits d'assurance disponibles ne sont pas adaptés à la nature de son activité, à savoir la culture de vignes. Il pense qu'il est préférable qu'on lui propose un produit d'assurance contre le sirocco, qui nuit à sa récolte durant l'été, plutôt que d'une assurance contre le froid qui ne constitue quasiment aucun danger pour sa production, selon lui.
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Pour sa part, Injalis Mustapha, un agriculteur âgé de 60 ans, a fait savoir que les compagnies d'assurance ne prennent pas en compte la nature ou le volume de la production, s'interrogeant sur les raisons qui font que les primes d'assurance des céréales dans les régions intérieures, les plus exposées aux aléas climatiques, soient les mêmes que celles pratiquées sur les récoltes de légumes dans les régions côtières. L'absence d'informations sur les produits d'assurance explique le manque de souscription des agriculteurs aux polices d'assurance. A ce propos, M. Benhabiles a souligné que la CNMA qui détient 80 % du marché des assurances, a proposé une bonne centaine de produits y compris ceux dont les agriculteurs se plaignent de l'indisponibilité. Il s'agit, a-t-il ajouté, de l'assurance de la production végétale qui comprend les assurances multirisques, contre le froid et les incendies ainsi que l'assurance des pépinières, du réseau hydraulique, des arbres fruitiers et les assurances multirisques pour les productions animales. S'agissant des prix appliqués par la CNMA, M. Benhabiles a reconnu qu'ils étaient «élevés», soulignant que la CNMA a demandé aux autorités de subventionner les prix des prestations fin qu'ils soient à la portée de tous les agriculteurs. Il a indiqué à titre d'exemple que les primes d'assurance multirisques sur les risques de production variait entre 6.000 et 8.000 DA par hectare, précisant que la CNMA «accorde des facilités à tous ceux qui souhaitent souscrire à une assurance agricole, à l'instar du paiement à tempérament en cas d'incapacité de règlement direct». Pour le Conseil national des assurances, le manque de statistiques fiables sur le secteur agricole empêche les compagnies d'assurances d'élaborer un système de tarification attractif et adapté aux spécificités de ce secteur. C'est ainsi que «par prudence» et pour rentrer dans leurs frais, les assureurs seraient tentés d'imposer des primes relativement élevées et donc peu incitatives pour les agriculteurs, explique-t-on au CNA. Si certains agriculteurs s'abstiennent de souscrire à une assurance pour une raison ou une autre, Mohamed Aggoune, agriculteur de 55 ans, diplômé de l'institut d'Agronomie et propriétaire d'une exploitation agricole consacrée à la céréaliculture à Constantine à une autre opinion à ce sujet. Pour lui, l'assurance est un moyen de garantir la pérennité de l'activité agricole en cas de dégâts, d'autant plus que la production céréalière «est sensible aux changements climatiques», dit-il. Selon le secrétaire général de l'Union nationale des paysans algériens (UNPA), M. Mohamed Allioui, la non-souscription par les agriculteurs à une assurance s'explique par l'absence d'informations autour des produits et prestations des compagnies et caisses d'assurance sans compter l'absence d'une culture d'assurance chez l'agriculteur algérien. Le président de la chambre nationale d'agriculture (CNA), Mohamed Bouhadjar, pense pour sa part que le manque d'information et de sensibilisation est l'une des principales causes entravant le développement du secteur des assurances agricoles. Des consultations entre le CNA et le CNMA sont en cours pour l'élaboration d'une convention cadre permettant la prise en charge des questions relatives au secteur agricole dont les assurances agricoles, a-t-il indiqué. Le responsable appelle, ce faisant, à davantage de coordination entre les deux parties et à la sensibilisation des agriculteurs à l'importance de l'assurance agricole à travers les agences de la CNMA et les chambres agricoles de wilaya.


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