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La crise économique pèse sur la demande
Publié dans Le Financier le 04 - 01 - 2010

Dr Abderrahmane Mebtoul / Expert International – Economiste
Quant un Ministre ou un Wali attendra au perron de son lieu travail des chercheurs et des entreprenants avec des fleurs, comme cela se passe dans les pays développés et les pays émergents, alors le changement de la mentalité rentière bureaucratique aura effectivement commencé en Algérie avec non plus des promesses sans lendemain, déconnectées des pratiques sociales, mais la concrétisation du message de l'espoir et du renouveau. Car, il suffit que le prix du pétrole soit en hausse pour que la télévision officielle annone cette nouvelle à la UNE avec une résonance sans pareil, sans analyse objective, avec fierté, comme si cela était du génie de nos responsables.
Or, la crise mondiale a détruit cette utopie, montrant clairement que la gouvernance interne n'a aucun impact sur les prix du pétrole dépendants largement de la conjoncture économique mondiale. Alors, quand est-ce que l'ENTV officielle montrera des chercheurs et de véritables entreprenants créateurs de richesses. Eux qui font effectivement la fierté de l'Algérie ? Car existe un paradoxe qu'il convient de dénoncer, car voulant inculquer au peuple algérien l'utopie mais qui a un effet dévastateur sur la productivité globale du travail, ou n'existe pas une politique salariale digne de ce nom récompensant le travail et l'intelligence, mais une distribution de la rente. De surcroît profondément inégalitaire.
1.-C'est dans ce cadre que l'analyse du plan de financement de Sonatrach est importante, car procurant plus de 98% des recettes en devises à l'Algérie, les 146 milliards de dollars de réserves de change fin 2009, étant dues en grande partie à l'envolée des cours passés et non à une bonne gouvernance interne. Il en est de même des dépenses du programme de soutien à la relance économique 2004/2009 qui dépassera certainement 200 milliards de dollars avec un taux de croissance moyen 2006/2009 inférieur à 3% non-proportionnel aux dépenses, et invoquer 8/10% de croissance hors-hydrocarbures étant un taux artificiel, les véritables créateur de richesses participant à moins de 2% du produit intérieur brut (PIB). Comme le futur plan 2010/2013 (arrêté à 150 milliards de dollars) sera largement tributaire de l'évolution du cours du pétrole, le prix de cession du gaz étant indexé, mais à un prix de cession moyen inférieur de 50% (coût important et marge bénéficiaire réduite). Or, de plus en plus d'analystes en énergie mettent récemment en relief que le monde est entré dans la décroissance de la consommation d'énergie, donc que postuler un modèle de consommation énergétique linéaire est une hypothèse fausse, réhabilitant ainsi les analyses du cycle du grand économiste Joseph Schumpeter dans la mesure où à l'horizon 2020 le monde devrait voir s'équilibrer sa demande, tenant compte du nouveau défi écologique dont la généralisation du transport électrique. Il y a deux raisons intimement liées: le changement certes lent, mais graduel du modèle de consommation et la crise économique qui pèse sur la demande, les investisseurs extrapolant le pic pétrolier. En effet, si les Chinois avaient le même taux d'équipement automobile qu'en Europe, leur consommation serait de 17 millions de barils par jour (Mbj), soit autant que toute la production du Moyen-Orient, ce qui est impossible à réaliser. Ainsi, l'évolution du cours du pétrole sera-t-elle déterminée fondamentalement par la future politique énergétique des Etats-Unis d'Amérique, premier consommateur mondial d'hydrocarbures. Donc, l'hypothèse d'une demande en faible croissance est donc crédible même s'il y a reprise impliquant d'ailleurs de nouveaux mécanismes de régulation à l'échelle mondiale.
2.- Car la crise actuelle n'est pas conjoncturelle, mais structurelle et pourrait se prolonger jusqu'en 2014/2015, car si les réunions du G20 à Londres ni celles aux USA ne se sont attaquées aux causes fondamentales de la crise mondiale, la distorsion entre les salaires en baisse au sein du produit intérieur brut (chômage) et ses profits spéculatifs en hausse caractéristique de la prédominance de la sphère financière sur la sphère réelle, et ce, à l'instar de la crise de 1929 qui a débuté en 1927, s'est manifestée en octobre 1927, a atteint son apogée entre 1934/1935 pour ne s'atténuer qu'au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Du fait de l'interdépendance des économies, tous les pays sont atteints, la Chine a eu pour 2009 une croissance d'environ 8% , La Banque asiatique de développement (BAD) ayant avancé une prévision de 8,9% , le Fonds monétaire international (FMI) de 9% pour 2010, mais tiré essentiellement par la dépense publique intérieure en rappelant que le minimum requis pour la cohésion sociale est de 9% avec une possibilité d'une grave crise sociale et le risque du retour à l'inflation, certains économistes n'écartant pas une bulle immobilière. Car, il faut éviter l'illusion chinoise étant utopique de miser uniquement sur la Chine (peut-être dans 10 ans) dont le PIB dépasse légèrement celui de l‘Allemagne et si reprise il y a, du moins entre 2010/2015, elle ne peut provenir que des Etats-Unis d'Amérique et accessoirement du Japon et de l'Europe. Les mesures d'urgence donc conjoncturelles, du risque du passage de la bulle financière à la bulle budgétaire, les déficits budgétaires des pays développés et émergents étant colossaux, supportés par les générations futures, et tout le problème est-ce que les entreprises privées seront-elles le relais de la véritable reprise, ou les deux à la fois. Car, avec les taux d'intérêts directeurs des banques centrales se rapprochant de zéro (ce qui pose le problème des dépôts algériens à l'étranger, ne peuvent être que provisoires, et il s'agit de s'attaquer à l'essence de la crise qui est structurelle et mondiale ; les replâtrages risquant de reporter dans le temps la crise. C'est que les recettes keynésiennes de relance de la demande globale au moyen du déficit budgétaire (consommation et investissement) ont été conçues dans le cadre d'Etats-Nations et ne sont valables que pour le court terme et le risque est de passer de la déflation (baisse des prix, chômage et de l'activité) à la stagflation (hausse des prix, chômage et baisse de l'activité) avec l'inévitable dérapage du dollar représentant plus de 60% des transactions mondiales, dû essentiellement à l'importance du déficit américain, tout en reconnaissant qu'à court terme, il est illusoire de parler d'une autre monnaie internationale, car cela suppose la refonte des règles qui régissent le fonctionnement du système monétaire international actuel. La Chine, paradoxalement avec l'énorme montant de bons de trésor américain et de ses réserves de change dépassant 2000 milliards de dollars dont une fraction importante libellée en dollars soutenant le statut-quo actuel.
3. Pour en revenir à l'Algérie largement dépendante de la situation économique mondiale, tant pour ses exportations que ses importations , tenant compte qu'il ne faut pas confondre la loi sur la monnaie et le crédit qui stipule pour toute entreprise de transiter par la Banque d'Algérie pour déposer ses recettes à l'exportation et l'autofinancement de Sonatrach qui est une société par actions non-régie par la comptabilité publique, qu'en sera-t-il si le cours se maintient à 70 dollars à prix constants, car tout dérapage du dollar réduit le pouvoir d'achat de nos importations en euros qui représentent plus de 60% et 80% si l'on inclue les autres monnaies supposant qu'elles s'apprécient par rapport au dollar ? D'autant plus que les dernières mesures gouvernementales comme cette vision juridique du passage du Remdoc au crédit documentaire Crédoc (et là je partage totalement l'avis du Professeur de droit Mohand ISSAD dans son interview à El Watan du 03 janvier 2010 pour qui le gouvernement en invoquant la traçabilité s'est trompé de cibles), n'ont pas atteint effectivement leurs objectifs permettant d'économiser selon les statistiques douanières de fin 2009 , la somme dérisoire de 1,3 milliards de dollars par rapport à la valeur des importations de 2008 qui se sont chiffrées à 40 milliard de dollars, alors que nous avons assisté à une déflation(baisse des prix) au niveau mondial et à une bonne récolte due à la pluviométrie, la raison fondamentale étant la non-maîtrise de la dépense publique.
D'ailleurs à ce montant, il faut ajouter les services (car il est faux de raisonner par rapport uniquement à la balance commerciale mais au niveau de la balance des paiements)de plus de 11 milliards de dollars (selon la moyenne annuelle 2008/2009) reflétant la dévalorisation du savoir local, et il faudra également ajouter sur l'autofinancement public les nouveaux investissements hors-infrastructures projetés dont les 12 fameux champions industriels au moment où existe une crise manufacturière mondiale sans précédent, ( a-t-on fait une analyse en termes d'avantages comparatifs mondiaux ? ) Précisément pour les exportations de gaz prévues horizon 2012 à 85 milliards de mètres cubes gazeux , il faut tenir compte à la fois de la dépréciation du prix de cession du gaz sur le marché libre, l'Algérie étant épargnée à court terme du fait des contrats à moyen terme, mais dont le coût est élevé par rapport à ses concurrents, représentant 1/3 de nos recettes globales en devises (chute entre 30 et 40% du fait des nouvelles découvertes technologiques et d'un nombre de plus en pus élevé d'offreurs sur une période selon les experts au minimum de 5 années ) et des prévisions de la consommation intérieure de la Commission de régulation de l'électricité et du gaz (CREG) passant de 25,6 milliards en 2007, 27,4 en 2008 à 55,157 en 2017 scénario moyen et plus de 63 milliards de mètres cubes gazeux si tous les projets sont réalisés, soit au total une production annuelle de 85 plus 63, soit 148 milliards de mètres cubes gazeux sur des réserves prouvées inférieures à 4.500 milliards de mètre cubes gazeux . Les 20% des gisements marginaux étant non-rentables financièrement, la durée de vie (3% des réserves mondiales de l'Algérie contre 1% pour le pétrole) est relativement courte.


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