La campagne électorale amorce sa deuxième semaine. Les candidats ont investi le terrain. Ainsi, la secrétaire générale du Parti des travailleurs a choisi l'est du pays avec trois escales au programme M'sila, Bordj Bou-Arréridj et Mila. Louisa Hanoune a parlé de l'économie, faisant référence au Venezuela. Elle souligne que ce qui a été fait dans le pays d'Hugo Chavez est possible en Algérie. Elle rappellera qu'Hugo Chavez a consulté son peuple pour chaque question concernant l'avenir de la nation. La candidate du Parti des travailleurs a estimé que le Venezuela était un modèle à suivre vu que ce pays a su résister aux pressions américaines et a eu le courage de sortir des griffes du FMI, de la Banque mondiale et rompre avec les multinationales, tout cela grâce au soutien du peuple. Pour la candidate sa priorité est de rendre la parole au peuple. Elle rappelle que depuis l'Indépendance, la volonté populaire a été confisquée. Elle exhorte à mettre fin aux mensonges. Louisa Hanoune réaffirme que son parti est porteur de dynamique et de changement avec un programme, des cadres et des compétences. D'autre part, elle a dénoncé la fermeture d'une entreprise publique à M'sila qui a engendré le licenciement de 6000 personnes. Aussi, pour ce qui est de la langue amazighe, la candidate affirme, sans ambages, que la langue amazighe sera la deuxième langue officielle du pays après l'arabe. Enfin, elle a émis des mises en garde en parlant du déroulement du vote du 9 avril prochain. " Il faut que les représentants des partis soient présent dans les bureaux lors du déroulement du vote ", déclare Mme Hanoune, qui ajoute que "la fraude a la peau dure mais tout s'arrache", ajoute-t-elle. Louisa Hanoune s'est arrêté à Bordj Bou-Arréridj et à Mila hier, après-midi pour animer de nouveaux meetings. Par ailleurs, le candidat indépendant, Mohamed Saïd, a changé de stratégie électorale en optant pour les rencontres de proximité avec les citoyens lors de sa visite hier dans la wilaya de Chlef. Le candidat a évoqué le séisme de 1980, regrettant que l'Etat, à ce jour, n'ait pas pris en charge de façon réelle les sinistrés. Il rappelle aux citoyens que l'occasion du changement est là, et que nous sommes à la veille d'un événement historique et que c'est l'occasion aussi d'améliorer la situation des jeunes et des citoyens pour une distribution équitable des richesses de la nation. Il ajoute que l'Algérie appartient à tous les Algériens. Dans une déclaration à l'APS, Mohamed Saïd a évoqué les problèmes survenus au cours de sa campagne. Il a évoqué dans ce sens les problèmes liés à ses déplacements, l'affichage et le comportement de certains responsables. Avant Chlef, le candidat était à Aïn Defla. Le candidat d'El-Islah, Djahid Younsi s'est rendu, hier après-midi, à Sidi Bel-Abbès. Pour sa part, Ali Fawzi Rebaïne était, hier, à Chlef, où il a animé un meeting populaire. Il a parlé du logement, étant donné que cette région a souffert lors du séisme de 1980 et même maintenant de la crise du logement. Il a plaidé, en outre, en faveur d'un contrôle plus rigoureux sur le marché des matériaux de construction, notamment le rond à béton, objet de toutes les spéculations. Selon Fawzi Rebaïne, une régulation de ce marché est nécessaire. En ce qui concerne le candidat du FNA Moussa Touatti, ce dernier était à Djelfa et Tiaret. A Djelfa, il a effectué un travail de proximité avec les citoyens à travers l'échange de propos et de doléances. Selon le candidat du FNA, des changements radicaux sont nécessaires. Nassim I.