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Pour des Etats généraux sur l'économie
Publié dans Le Maghreb le 27 - 04 - 2010

Docteur Abderrahmane MEBTOUL Professeur d'Université en management stratégique

Il existe de plus en plus une tendance à l'unanimité de l'ensemble de la sphère sociale et économique : il y a un divorce croissant entre les importantes potentialités de l'Algérie pour surmonter la crise multidimensionnelle à laquelle elle est confrontée et la situation actuelle caractérisée par une régression économique et sociale, rendant urgent le redressement national car il y va de la sécurité nationale devant aller rapidement vers des Etats généraux de l'économie pour préparer l'après hydrocarbures.
I- Les positions des Ministres Yazid Zerhouni , Daho Ould Kablia et du Président du CNES Mohamed Seghir Babès
Aussi, je me félicite que les idées que je développe depuis plus de deux années dans la presse locale et internationale aient trouvé des échos favorables parmi nos intellectuels et surtout parmi quelques uns de nos responsables politiques. C'est que la majorité des experts nationaux et internationaux soucieux des intérêts supérieurs de l'Algérie et non de leurs intérêts étroits propres, arrivent à ce constat que le statut quo actuel, le manque de cohérente et de visibilité dans la politique socio-économique (où allons-nous, personne ne le sait) , une gouvernance mitigée tout cela étant la conséquence de la dominante d'une logique rentière hypothèque les générations futures , rendant de moins en moins crédible les actions internationales de l'Algérie comme en témoigne les classements de plus en plus négatifs de l'ensemble des organisations internationales qui rétrogradent l'Algérie entre 2004/2010, contredisant certains discours euphoriques continuant à nous vendre des rêves et induisant en erreur les décideurs du pays. Deux ministres pourtant non en charge des secteurs économiques et le président du conseil national économique et social (CNES) ont posé récemment les problèmes du devenir de l'économie algérienne. Monsieur Yazid Zerhouni ministre d' Etat chargé de l'Intérieur lors de la journée sur le savoir a mis en relief l'urgence de réfléchir à l'après hydrocarbures rejoignant l'avis de nombreux d'experts nationaux et étrangers qui estiment que l'Algérie se doit de revoir sa stratégie énergétique, les hydrocarbures étant la propriété de toute la collectivité nationale, un large débat national s'impose. Le ministre de l'Intérieur a posé la problématique de l'épuisement inéluctable des hydrocarbures car l'on peut découvrir des centaines de gisements mais non rentables financièrement. Car, si pour le pétrole ( moins de 1% des réserves mondiales) à moins d'un miracle la durée de vie est moins de 18 ans, pour le gaz car il ne suffit pas de diviser les réserves de gaz algérien évaluées à 4500 milliards de mètres cubes gazeux (estimation de 2006/2007 entre 2,5 et 3% des réserves mondiales ) par les exportations ce qui donnerait un chiffre faux de 40/45 ans de réserves, mais de tenir compte de la forte consommation intérieure estimée selon le CREG à 70/75 milliards de mètres cubes gazeux soit une production de 160 milliards de mètres cubes gazeux donnant une durée de vie de moins de 25 ans devant soustraire selon les spécialistes 10% de réserves marginaux non rentables. Mais pour le gaz du fait que la bulle gazière risque d'aller au-delà de 2016 actuellement le MBTU se vendant à 4 dollars, une baisse de plus de 50% par rapport à 2007/2008 du fait de la révolution technologique du gaz non conventionnel notamment aux USA qui risquent de devenir exportateur de gaz horizon 2020, les deux propositions des responsables de l'énergie algériens évoquées par la presse avant la réunion du 18/21 avril 2010 publiquement d'une OPEP/GAZ et d'une réduction de l'offre ayant été rejetées par les pays les plus influents notamment la Russie et le Qatar, (45% des réserves mondiales de gaz conventionnel), le gaz étant une ressource non renouvelable qui appartient à la collectivité et aux générations futures, se pose dès lors la question de savoir pourquoi augmenter la production en Algérie si l'on devait l'exporter à un prix qui couvre à peine les frais de production et transformer le gaz en dollars, et en plaçant ces réserves de change à l'étranger à des taux d'intérêts presque négatifs tenant compte des taux directeurs des banques centrales allant vers zéro et du taux d'inflation mondial. Aussi est-il illusoire d'affirmer que l'Algérie deviendrait le troisième fournisseur de l'Europe horizon 2025/2030 à moins de découvertes importantes. Le deuxième ministre délégué chargé des collectivités locales, Monsieur Daho Ould Kablia, s'opposant à d'autres membres du gouvernement mus par l'unique dépense monétaire, pour qui certaines dépenses dans les infrastructures sont contreproductives, certainement au vu des rapports que lui transmettent les walis, constate le peu d'impacts sur le niveau de vie des citoyens de ces dépenses comme faire et refaire les trottoirs, sans compter certaines dépenses de prestige. Il est rejoint par Monsieur Mohamed Seghir Babès président du conseil économique et social lors d'une conférence de presse clôturant de dernier rapport de conjoncture, déclaration reprise également par la presse algérienne pour qui les infrastructures ne sont qu'un moyen qu'il fallait revoir l'allocation des ressources financières privilégiant le savoir, l'entreprise seuls facteurs de création de ressources permanentes afin de lutter effacement contre la pauvreté et le chômage et je le cite " continuer dans cette voie, le pays va droit au mur ".

II- Pour des Etats généraux sur l'économie : dix axes stratégiques
Je recense sans être exhaustif, dix thèmes pouvant être regroupés en cinq ateliers.
1.- La gouvernance et l'efficacité des institutions impliquant d'analyser les dysfonctionnements des structures de l'Etat tant au niveau central que local, la problématique de la décentralisation responsabilisant les acteurs locaux à ne pas confondre avec la déconcentration. Les dernières actions de lutte contre la corruption qui prend des proportions alarmantes en Algérie évitant de la banaliser et de comparer l'incomparable, sont-elles conjoncturelles ou relèvent -t- elles d'une volonté profonde de moralisation de la société ? En mettant sur le marché des sommes faramineuses sans prévoir des institutions et des instruments de régulations et de contrôle, il fallait s'attendre inévitablement à cette socialisation de la corruption.


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