Une quarantaine d'établissements activant dans le marché des produits de la pêche ont réussi à développer leur potentiel d'exportation par le respect des normes et des bonnes pratiques requises, relevant que l'Algérie avait exporté quelque 1 500 tonnes de poissons frais en 2009, vers notamment le marché européen. Dans ce sens, M. Ali Abda, responsable du contrôle sanitaire à la direction des services vétérinaires a indiqué mardi en marge d'un séminaire sur le contrôle de l'hygiène des aliments que la réforme de la législation algérienne régissant le contrôle sanitaire des produits animaux, engagée depuis 2006, a contribué au développement de l'exportation dans des filières telle que la pêche, a indiqué mardi, à Alger un responsable du ministère de l'Agriculture et du développement rural. Des établissements algériens spécialisés dans les produits de la pêche ont réussi à exporter vers l'étranger grâce à leur respect de la législation algérienne qui s'inspire des normes universelles en matière de contrôle sanitaire. Par ailleurs, M. Abda a indiqué que le séminaire, organisé par le Programme d'appui à la mise en œuvre de l'accord d'association "P3A" au profit d'une quarantaine d'inspecteurs vétérinaires, issus des différentes régions du pays, vise à "la mise à niveau des compétences des inspections vétérinaires dans le domaine du contrôle sanitaire et d'hygiène". Cette rencontre, animée par un groupe d'experts européens, ambitionne également d'assurer un niveau élevé de sécurité des produits de la pêche commercialisés aussi bien sur le marché local que ceux destinés à l'exportation. Pour sa part, un responsable à la direction générale élargissement de la Commission européenne, M. Jean Marie Bobeaux, a indiqué que cette rencontre, de deux jours, était le premier séminaire Taiex (Technical assistance information exchange) que "P3A" organise depuis son entré en vigueur en 2009. Les Taiex et l'un des instruments utilisés par "P3A" pour faire bénéficier des institutions ou organismes algériens publics du savoir-faire de leurs homologues européens. Ce sont des missions de courte durée (5 jours au maximum) au cours desquelles des experts européens viendront en Algérie ou des cadres algériens se déplaceront vers un pays européens dans le cadre de l'échange d'expérience. Doté d'une enveloppe de 10 millions d'euros, P3A-1 vise à appuyer l'administration algérienne et toutes les institutions contribuant à la mise en œuvre de l'accord d'association en leur apportant l'expertise, l'assistance technique et les outils de travail nécessaires à la réalisation des objectifs définis par cet accord. Afin d'assurer la continuité, il est prévu de soutenir l'appui à la mise en œuvre de cet accord avec des programmes similaires complémentaires P3A-2 et P3A-3 qui seront dotés respectivement de 24 millions et 30 millions d'euros.