On se souvient qu'à la veillle de la visite en Algérie de M. Jean Pierre Raffarin, envoyé spécial du président français, le 21 février dernier, le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, M. Mohamed Benmeradi. avait affirmé que "les négociations avec le constructeur français Renault pour l'implantation d'une usine en Algérie sont ''avancées'', avant de préciser que "Nous sommes, effectivement, en train d'examiner des offres de certains constructeurs automobiles : discussions avancées avec Renault et à un stade qui l'est moins avec Volkswagen". Et c'est ce que le ministre a confirmé une fois de plus en marge d'une séance plénière à l'APN, jeudi dernier, en annonçant: "Nous espérons arriver à un préaccord en mai. Nos équipes vont ensuite travailler sur un pacte des actionnaires, qui prendra trois ou quatre mois encore". Ce qui veut dire que cela est attendu lors du quatrième round de négociations algéro-françaises, prévues les 30 et 31 mai prochains à Alger, entre l'envoyé spécial du président Sarkozy, M. J.P. Raffarin et M. Benmeradi. Ainsi, M. Benmeradi a réaffirmé que les négociations entre l'Algérie et le constructeur automobile français Renault "avancent très bien" tout en reconnaîssant que "ce genre de négociations sont "lourdes". "Rien ne coïnce avec Renault, les négociations avancent très bien, on ne va sûrement pas conclure un accord en mai, ce genre de négociations nécessitant au moins une année dans tous les pays du monde (...), mais c'est sûr que nous allons arriver à un accord dans les prochains mois.Nous avons commencé à travailler depuis trois mois. Sur le plan technique, le dossier avance bien, mais sans précipitation", a-t-il affirmé. Il est utile de savoir que ce projet, dont le coût est estimé à près d'un milliard d'euros, doit permettre la création de 20 000 emplois directs et indirects. Il porte, notamment sur la construction en Algérie de voitures de ce constructeur français, avec un taux d'intégration de plus de 50%.Un autre volet suscite le même intérêt et il s'agit de la fabrication des carrosseries des véhicules. "Nous avons demandé à fabriquer les coques des véhicules Renault en Algérie et notre demande a été acceptée", a déclaré le ministre."Nous voulons que la plupart de la production du projet Renault soit faite chez nous. Ce que les (propriétaires de Renault) arrangeraient peut-être c'est de faire une usine de montage, mais la valeur ajoutée serait, dans ce cas, minime", a-t-il expliqué . "C'est pour cela que nous avons insisté pour qu'une partie des équipements soit fabriquée en Algérie". De plus, l'Algérie a négocié la possibilité de construire 150 000 moteurs par an. "Pour le moment Renault n'a pas accepté, estimant que son usine ne peut être rentable qu'avec une production supérieure à 300 000 moteurs", a souligné M. Benmeradi. Questionné si la règle des 51-49% relative à l'investissement étranger entravait les négociations avec Renault ou avec d'autres investisseurs, le ministre a affirmé que le contraire était vrai. "Nous avons réussi à conclure des accords importants dans le domaine de la mécanique avec des firmes allemandes comme Mercedes ou Liebherr, ce qui a encouragé d'autres entreprises européennes à accepter sereinement cette règle". Concernant les autres projets en cours de réalisation, il y a lieu de noter le dossier de Alverre (Algérie-verre), qui doit être cédé à un groupe français et qui, selon le ministre, "verra la signature d'un accord ces jours-ci". Il y a aussi le projet du métro d'Alger qui sera livré dans les délais, c'est-à-dire le 31 octobre 2011. A propos de la prochaine étape des discussions, il est important de rappeler ce qu'avait déclaré l'ancien Premier ministre français lors de sa visite à Alger en février dernier en précisant que tous les dossiers de coopération évoqués lors de cette mission seront, une nouvelle fois, évalués à l'occasion d'une autre mission prévue les 30 et 31 mai prochain et qui aboutira sur une rencontre algéro-française de PME. ''L'échéance de mai ne peut être qu'une échéance d'étape, je pense que les discussions que nous avons eues doivent nous permettre de prolonger les différents projets au-delà de l'échéance de mai et même au-delà de juillet car l'accord cadre se termine en juillet'', a-t-il bien ajouté.