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Gouvernement d'union en Libye : "Avec un retour de la monarchie, il n'y aurait ni gagnant, ni perdant"
Publié dans Le Maghreb le 28 - 03 - 2016

"Le climat est tendu et les gens sont fatigués": dans un café de Tripoli, Abou Ehab exprime son inquiétude quant à la volonté du gouvernement d'union nationale de s'installer dans la capitale libyenne. Mais à quelques tables de lui, trois jeunes en rigolent.

Depuis que ce gouvernement d'union parrainé par l'ONU a dit son intention de venir à Tripoli, malgré le refus catégorique du gouvernement non reconnu par la communauté internationale qui y siège depuis 2014, la capitale libyenne craint des affrontements armés mais aiguise son sens de l'humour.
Sur les réseaux sociaux, à la télévision mais aussi aux terrasses de ses innombrables cafés, l'anticipation est palpable. Sirotant son thé vert à la terrasse d'un établissement de la médina, Abou Ehab, 71 ans, écoute les trois jeunes gens échafauder des scenarii sur l'arrivée non confirmée du chef du gouvernement d'union Fayez al-Sarraj, qui a inquiété les autorités de la capitale au point qu'elles ont déclaré "l'état d'urgence maximal".
Ce gouvernement d'union est censé mettre fin au conflit qui oppose les autorités de Tripoli -soutenues par Fajr Libya, une coalition de milices dont certaines islamistes- et celles installées dans l'est, soutenues par le Parlement élu siégeant à Tobrouk. "La présence de trois gouvernements est la cause de gros problèmes", explique M. Ehab, ancien professeur de biologie. "Si (le gouvernement d'union) sentait qu'il était soutenu par les gens de Tripoli, il viendrait et les choses iraient mieux". Face à la volonté affichée de ce gouvernement de s'installer à Tripoli "dans les tout prochains jours", les Tripolitains s'interrogent sur la façon dont il pourrait entrer dans une ville qui ne compte qu'un seul aéroport, contrôlé par des autorités qui ne veulent pas de lui. Pour certains, Fayez al-Sarraj arrivera en fait en hélicoptère à Janzour, dans la banlieue ouest de Tripoli, pour s'installer dans le luxueux Palm City, un complexe balnéaire. D'autres l'imaginent arriver par la mer, protégé par des "forces étrangères". Une caricature sur Twitter, le montre débarquant en Libye en parachute aux couleurs de l'ONU. Sur le même mode humoristique, un "flash info" circule sur l'installation par des milices de Tripoli d'immenses ventilateurs pour provoquer une tempête de sable et empêcher l'avion de M. Sarraj d'atterrir. Même si le gouvernement d'union dit avoir le soutien de certains des groupes armés quadrillant Tripoli, les habitants de la capitale n'en sont pas si sûrs et craignent des affrontements si M. Sarraj s'obstine à venir s'installer sans l'assentiment des autorités locales. Le spectre des combats meurtriers qui avaient permis en août 2014 à Fajr Libya de chasser les autorités reconnues alors par la communauté internationale plane encore sur Tripoli.
Par habitude, les familles ont fait des provisions avant que des affrontements ne les immobilisent chez eux. Craignant des ruptures de stocks, certains commerçants refusent par exemple l'achat de plus de 10 boîtes de thon par personne, selon des clients.
Malgré tout, les habitants de Tripoli espèrent les autorités rivales rassemblées au sein d'un Exécutif central pour freiner l'effondrement de l'économie qui affecte leur quotidien et améliorer la situation sécuritaire.
Depuis plusieurs semaines, les files d'attente s'allongent devant les banques qui sont en pénurie d'argent liquide. Le prix des marchandises augmente du fait de la crise politique, de l'insécurité, des importations ralenties et du taux des devises. En outre, l'apparition de la mendicité dans ce riche pays pétrolier peu peuplé est un phénomène choquant pour les Libyens.
Alors que la crise politique des "trois gouvernements" bat son plein et que l'économie s'enfonce, un courant partisan du rétablissement de la monarchie a fait son apparition.
Des tags sur les murs de Tripoli appellent au retour de cette "monarchie qui nous unit". Une centaine de personnes se sont rassemblées vendredi au cœur de la capitale pour réclamer le retour de la monarchie, renversée en 1969 par Mouammar Kadhafi, lui même renversé en 2011 par une révolte armée.
"Avec un retour de la monarchie, il n'y aurait ni gagnant, ni perdant", affirme Nouri el-Chafi, l'un de ces manifestants nostalgiques.


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