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Climat : La COP22 adopte un programme pour appliquer l'accord de Paris
Publié dans Le Maghreb le 20 - 11 - 2016

La COP22 s'est achevée vendredi soir à Marrakech en adoptant un programme de travail jusqu'en 2018 pour parvenir à appliquer l'accord de Paris. Le texte vise à limiter le réchauffement de la planète à deux degrés Celsius au-dessus de l'ère préindustrielle.
A l'issue de deux semaines de discussions dans la capitale marocaine, le président de la 22e conférence de l'ONU sur le climat, Salaheddine Mezouar, a acté l'adoption d'un document demandant aux pays de progresser dans la mise en œuvre du pacte scellé l'an dernier.
La "proclamation de Marrakech" avait été adoptée par consensus jeudi. "Nous, chefs d'Etat, de gouvernement, et délégations réunis à Marrakech (...) appelons à l'engagement politique maximal pour lutter contre le changement climatique", stipule-t-elle.
Ombre de Trump
Mais l'ombre du président américain élu Donald Trump a plané sur les dernières heures de la COP22. Les négociateurs de 190 pays déterminés à lutter contre le réchauffement en ont appelé à son "pragmatisme", alors que les îles Fidji l'imploraient d'agir pour sauver les plus vulnérables.
"Le message de la COP au nouveau président américain est tout simplement de dire: 'Nous comptons sur votre pragmatisme et votre esprit d'engagement'", a déclaré Salaheddine Mezouar.
"La communauté internationale est engagée sur un grand combat pour l'avenir de notre planète" et "nous continuons à tracer notre cap", a poursuivi le ministre marocain des affaires étrangères.
Nous nous sommes tournés vers l'Amérique dans les jours sombres de la Seconde guerre mondiale, a déclaré en séance plénière le Premier ministre fidjien, Frank Bainimarama. Avant de lancer à M. Trump: Vous êtes alors venus nous sauver, il est temps pour vous de contribuer à nous sauver aujourd'hui. L'an dernier, à Paris, après des années de négociations, les pays se sont fixé comme objectif de contenir la hausse du thermomètre mondial bien en dessous de 2°C et de revoir à la hausse leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), actuellement insuffisants pour respecter cette limite.
Le résultat de l'élection américaine, deux jours après le début de cette COP, avait plongé négociateurs et représentants de la société civile dans la sidération.
Attentisme et volonté sans faille d'aller de l'avant ont ensuite pris le dessus.
L'un après l'autre, les pays, y compris la Chine (premier pollueur mondial avec 25% des émissions mondiales) et l'Arabie saoudite, ont assuré qu'ils respecteraient l'accord de Paris.
La volonté de la Chine de travailler avec les autres pays demeure, a assuré le négociateur chinois Xie Zhenhua.
Une proclamation de Marrakech, adoptée jeudi par consensus, indique: Nous, chefs d'Etat, de gouvernement, et délégations réunis à Marrakech (...) appelons à l'engagement politique maximal pour lutter contre le changement climatique.
Les Etats-Unis (2e émetteur de gaz à effet de serre avec 15%), sous l'impulsion du président Barack Obama, ont largement contribué à ce qu'un accord soit trouvé entre 195 pays.
Un nouveau cycle
Vendredi, 48 pays membres du Climate Vulnerable Forum, représentant plus d'un milliard de personnes parmi les plus exposées au changement climatique, se sont engagés à relever leurs objectifs de réduction des émissions de GES avant 2020, ce que préconisent les scientifiques pour maximiser les chances de rester sous 2°C. Ils visent également 100% d'énergies renouvelables aussi tôt que possible.
Pour rester sous 2°C, les émissions de GES doivent être drastiquement réduites d'ici 2050, ce qui implique un abandon progressif des énergies fossiles.
Toutes les parties (pays) doivent entamer leur transition (vers les énergies renouvelables), sinon nous souffrirons tous, a commenté Edgar Gutierrez, le ministre de l'Environnement et de l'Energie du Costa Rica.
Les travaux de la COP22 se sont achevés en soirée par l'adoption d'un programme de travail pour parvenir à appliquer l'accord de Paris en préparant le premier bilan en 2018 des actions engagées par les pays et pour déterminer les informations à fournir pour faire preuve de la plus grande transparence possible.
Les discussions sur l'aide financière promise aux plus vulnérables pour faire face au réchauffement ont de nouveau été difficiles à Marrakech.
Les débats se focalisent sur le financement des projets d'adaptation (digues, surélévation des habitations, système d'alerte météo, etc.), qui ne représente qu'environ 16% de l'aide actuelle, selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), un niveau jugé très insuffisant par les pays en développement.
Sujet d'autant plus complexe qu'il n'y a pas de méthodologie commune pour comptabiliser les projets en faveur du climat, explique Armelle Le Comte, de l'ONG Oxfam.
Après Paris, un nouveau cycle a débuté mais ici, il fallait commencer à travailler sur le +comment faire+ (...) sans forcément espérer de grands résultats concrets, a confié Teresa Ribera, directrice du think tank Iddri.
Les îles Fidji organiseront la COP23 en 2017
Avant la Pologne en 2018, les Fidji organiseront fin 2017 la COP23, mais elle se tiendra à Bonn (Allemagne) pour des raisons logistiques.
Le Fidjien a demandé à Donald Trump de réviser sa position actuelle selon laquelle le changement climatique (...) serait un +canular+.
La COP23 se déroulera en Allemagne pour des raisons logistiques, l'archipel du Pacifique n'étant pas en mesure d'accueillir 15 à 20 000 personnes sur un seul site et de les loger à proximité.
Bonn est le siège de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), sous l'égide de laquelle se déroulent les négociations internationales entre plus de 190 pays.
C'est une grande responsabilité pour un petit Etat insulaire, a déclaré à la presse Frank Bainimarama, le Premier ministre fidjien, au dernier jour de la COP22 à Marrakech.
En tant que petit Etat insulaire du Pacifique, nous avons besoin de montrer au monde les problèmes que nous traversons, a poursuivi le responsable fidjien, en faisant le lien entre changement climatique et développement.
A ses côtés, Salaheddine Mezouar, le président de la COP22, a souligné que c'était la première fois qu'un petit Etat insulaire, un Etat du Pacifique organise une COP.
Fidji trouvera auprès du Maroc toute l'assistance et le soutien nécessaires pour faire en sorte que la COP23 soit à la hauteur de toutes les attentes et puisse poursuive la dynamique de Marrakech pour orienter les COP vers l'action et la mise en œuvre concrète de l'accord de Paris, a-t-il assuré. Les petits Etats insulaires sont particulièrement exposés aux conséquences du changement climatique comme la hausse du niveau des océans et l'accentuation de certains phénomènes météorologiques extrêmes.


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