Dans toutes les formations politiques qui se respectent, il existe logiquement des militants, voire des élites, dignes de leurs noms qui sont présents au sein des structures pyramidales de leur formation pour jouer pleinement le rôle de catalyseurs, mettant en œuvre les voies et moyens à négocier et à faire valoir sur le plan organique et politique pour concrétiser sur le terrain le programme politique pour lequel ils ont décidé d'adhérer et d'être aussi à l'écoute permanente de la société au sein de laquelle ils vivent. Ce fut le cas exemplaire du FLN au statut de première force politique et majoritaire de l'Algérie. Aujourd'hui, on assiste à tout le contraire dans le parcours politique et organique de ce parti. L'opinion publique ne cesse de se demander pourquoi un tel malaise durable ? Aussi précaire et contagieux dure-t-il depuis 2003. Et pire encore, le FLN semble perdre de sa vocation par la faute de ses propres cadres et militants qui souvent ont pris le rituel de se dresser en redresseurs ". Une culture déjà bien résistante jusqu'à nos jours. Les échos d'hostilités à l'actuel SG Djamel Ould Abbès font foi d'un autre mouvement de contestations cette fois-ci paraît-il mené par Amar Saâdani l'ex-SG du FLN soutenu par des membres du Comité central et de parlementaires et sûrement pas par les militants de la base qui ont été les premiers appelant à son départ et dont l'exigence a été entendue par le président du parti, M. Abdelaziz Bouteflika qui a limogé Saâdani au mois d'octobre 2016 pour le faire remplacer à la tête du FLN par Djamel Ould Abbès. La vocation des fossoyeurs des rangs du FLN pour plus d'étincelles à l'aube de l'élection présidentielle de 2010 est aujourd'hui une réalité, mais si certains essaient, un tant soit peu, de se dédouaner de leurs responsabilités, ce n'est qu'un trompe- l'œil afin de mieux pencher du côté du dominant. Depuis 2003, crise découlant de la tenue du 8ème congrès du parti sous la houlette du SG de l'époque Ali Benflis et ensuite sa candidature à l'élection présidentielle d'avril 2004 contre le Président Abdelaziz Bouteflika, les clans, les groupes, les complots qui se sont créés, provoqués étaient bien cadrés pour diviser les rangs des militants et pour affaiblir la présence du FLN dans le paysage politique national. Face à ce périple malheureux, aucune élite ne s'est dégagée pour sortir le parti du gouffre et de la misère politique et organique dont il est victime et venant de ses propres rangs ; pour un très grand nombre de militants approchés pour donner leur avis sur ce que trament les adversaires de Djamel Ould Abbès, la seule réponse a été " ils sont qualifiés de " décérébrés, et pour eux, l'unité des rangs du FLN est une tare car ils tiennent à perpétuer des clivages organiques et politiques qu'ils ont tissés eux-mêmes ". Des questions cruciales restent à éclaircir. Cette évolution soudaine des adversaires de M. Ould Abbès ne cache-t-elle pas le jeu subtil de certains dont l'objectif reste à " étouffer "le FLN, plus encore à affaiblir son influence politique à la veille d'une échéance décisive pour le pays ? Surtout que les informations en vogue laissent entendre que le meneur de cette contestation s'est entouré de cadres et de sympathisants qui activent pour un autre camp politique en prévision de l'élection présidentielle de 2019. Face à tous ces remous, le SG du FLN, Djamel Ould Abbès qui a toujours la confiance du président du parti, M. Abdelaziz Bouteflika, lors d'une rencontre régionale tenue à Djelfa et regroupant les élus et les cadres de la région, ne s'est pas trop attardé sur ces remous : " L'ère de la collecte des signatures est révolue. Celui qui a mal à la tête, se met à la collecte des signatures ". Une manière de rappeler les précédents mouvements de redressements. Le patron de l'ex-parti unique, en direction de ses adversaires, dira : "Tant que le Président Abdelaziz Bouteflika va bien, le parti se porte bien ", a-t-il tonné. M. Ould Abbès qui semble ignorer cette protesta interne a tout de même mis en garde contre " une nouvelle tentative de déstabilisation du FLN. " Plus que jamais engagé dans son périmètre offensif, le docteur Ould Abbès, a annoncé, samedi à partir de Djelfa, la " tenue prochaine " de la première session du Comité central (CC). Le CC se tiendra " bientôt ", a-t-il déclaré dans son intervention au cours de la rencontre régionale regroupant les cadres et les élus des wilayas de Djelfa et de Laghouat. M. Ould Abbès a précisé que la réunion des membres du CC abordera dans son ordre du jour le document des réalisations du président de la République, président du FLN, M. Abdelaziz Bouteflika de 1999 à 2019.