Pour engager le XXIe siècle sous de bons auspices, les États membres de l'Organisation des Nations unies ont convenu de huit objectifs essentiels à atteindre d'ici 2015. En matière d'eau, l'Algérie a dépassé ces objectifs, selon le ministère des Ressources en eau. En effet, l'Algérie a pu dépasser les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) fixés par l'ONU en matière d'accès à l'eau potable et à l'assainissement. Dans ce contexte, les pouvoirs publics prévoient de renforcer davantage ces segments à partir de 2009, lit-on dans un document élaboré par les services du ministère des Ressources en eau. Afin d'assurer la couverture des besoins en eau domestique, industrielle et agricole, l'action et les efforts du gouvernement en matière de sécurisation du pays en ressources hydrauliques se sont accentués sur l'accroissement de la mobilisation des ressources hydriques sous ses formes conventionnelles et non conventionnelles, rappelle-t-on de même source. Le gouvernement s'est, par ailleurs, engagé à mettre en œuvre des plans de réhabilitation et de développement des infrastructures d'adduction et de distribution d'eau potable en vue de réduire, au maximum, les pertes, tout en améliorant la qualité de service. Outre le développement des infrastructures d'assainissement et les stations d'épuration des eaux usées, les pouvoirs publics se sont également attelés à moderniser et étendre les superficies irriguées pour soutenir la stratégie de sécurité alimentaire. Selon le même document, l'Algérie disposera, d'ici 2009, d'un parc de grands ouvrages composé de 72 barrages d'une capacité de mobilisation globale de 7,4 milliards de m3. Pour les transferts d'eau, et à travers les deux programmes de développement mis en oeuvre depuis l'année 2000, 21 grandes adductions d'eau ont été réceptionnées permettant de remédier à la situation de déficit et de réaliser les aménagements en aval des barrages construits mais non connectés. Concernant le parc de stations de traitement d'eau potable, il est passé de 15 unités, ayant une capacité de 1,25 millions de m3/j d'eau traitée, à 38 stations traitant une capacité de 2,75 millions de m3/j. En revanche, selon la même source, le programme de dessalement d'eau de mer comprend essentiellement la réalisation de 13 stations de capacités variables (la plus importante est celle d'Oran avec 500 000 m3/j), qui produiront une quantité avoisinant les 2,26 millions de m3/j. En ce qui concerne l'alimentation en eau potable, les pouvoirs publics ont priorisé ce segment depuis 1999, en engageant de gros investissements afin d'améliorer les taux de raccordement, de desserte et de dotation. Ce qui fait que les taux de raccordement des ménages aux réseaux d'AEP sont passés de distribution 78% en 1999 à 92% en 2007. Quant à la distribution quotidienne, elle est passée de 123 à 165 litres par habitant durant la même année. De 1999 jusqu'à l'année 2007, la fréquence de distribution d'eau dans les 1.541 chefs- lieux de communes du pays a connu une évolution, étant donné que la distribution quotidienne est passée de 45 à 70 %, celle de 1 jour/2 (de 30 à 18%) et de 1 jour/3 (de 25 à 12%). En prenant Alger comme exemple, on aura à constater, selon les services du ministère, que 40% des communes sont passées au H24. Quant aux infrastructures d'assainissement, elles enregistrent une progression de plus de 80% , ce qui étend le linéaire national des réseaux de 21 000 jusqu'à 38 000 km. Ce programme a permis, par ailleurs, la réalisation de 40 nouvelles stations d'épuration, et juste en parallèle, la réhabilitation de 20 stations qui étaient à l'arrêt, et sans pour autant, omettre la construction de 50 stations de lagunage, ce qui fait le total de 130 stations d'épuration des eaux usées, lit-on dans le document ministériel. Il y a lieu de signaler, également, que la mise en service de ces infrastructures a permis de purifier 270 millions de m3/an.Ce volume est appelé à dépasser les 600 millions de m3/an dès l'année prochaine, soit une capacité de traitement des rejets de l'ordre de 82% . En ce qui concerne le volet hydraulique agricole, la superficie irriguée a nettement augmenté en passant de 350.000 ha en 1999 à 860.000 ha actuellement.