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L'attente vue des deux rives
5e édition du festival de la littérature méditerranéenne
Publié dans Le Midi Libre le 01 - 09 - 2010

La ville de Lucera en Italie (l'ancienne Lugêrah des Arabes) va abriter, du 16 au 19 septembre 2010, la 5e édition du Festival de la littérature méditerranéenne.
La ville de Lucera en Italie (l'ancienne Lugêrah des Arabes) va abriter, du 16 au 19 septembre 2010, la 5e édition du Festival de la littérature méditerranéenne.
Organisé chaque année par l'association culturelle «Mediterraneo è cultura» (La culture méditerranéenne), le festival va cette année présenter au niveau des palais historiques de la ville de Lucera six écrivains du pourtour méditerranéen, dont le Tunisien Moncef Ghachem et le Libanais Elias Khoury. Ces deux écrivains seront présentés respectivement par Biagio Guerrera et Costanza Ferrini. Né en 1946 à Mahdia en Tunisie, Moncef Ghachem écrit en français et en arabe dialectal, son œuvre est marquée par le désenchantement qui a suivi l'indépendance de son pays. Moncef Ghachem est également journaliste culturel à Afrique-Asie, Le Maghreb, Réalités, Le Temps et Méditerranée Magazine. Il a été fait chevalier à l'Ordre des palmes académiques françaises en 1993 et chevalier par le président de la République tunisienne en 1994. Il a publié des recueils de poésie comme «Cent mille oiseaux» en 1975, «Car vivre est un pays» en 1978. En 1991, il reçut le Prix international Mirabilia de poésie francophone. Dans le genre essai, Moncef Ghachem a publié, entre autres, «Le Patrimoine culturel palestinien», éd. Le Sycomore, Paris, (1980), «Algérie-Algérie», éd. Le Fennec, Casablanca, (1995) «Méditerranée, Ombrageuse voyance», éd. L'Harmattan, Paris, (2003). Son œuvre a été traduite en italien, anglais, grec, allemand, arabe, etc. Quant au Libanais Elias Khoury, il est romancier, essayiste et dramaturge arabophone. Né dans le quartier à dominante chrétienne Achrafieh, à Beyrouth, en 1948, il est actuellement rédacteur en chef du journal Al-Mulhaq, le supplément hebdomadaire du quotidien libanais Al-Nahar. Sa carrière littéraire s'est faite parallèlement avec une activité débordante au sein de l'Organisation de libération de la Palestine dont il est un militant. En 1975, il participa à la guerre civile libanaise d'où il sort malvoyant pendant un moment. L'œuvre de l'écrivain traite de la thématique de la guerre en Palestine et au Liban tout en interrogeant les comportements humains. Elias Khoury a fait partie, aux côtés d'Adonis, Hisham Sharabi et ensuite le Palestinien Mahmoud Darwish, du comité éditorial du journal Mawaqif. Définissant la ligne de conduite de ce comité, il estima qu'il «n'avait ni suivi la droite libérale ni la gauche traditionnelle mais l'expérience palestinienne». Il fut également enseignant à l'Université de Columbia, à New York, et au Liban. L'écrivain libanais a publié, entre autres, une nouvelle «An 'ilaqat al-da'ira» (Les liens du Cercle) (1975), «La Petite montagne» (1977), «Le voyage du Petit Gandhi» (1989), «La porte du Soleil» (1998) et «Le Petit homme et la guerre» (2004). Les œuvres d'Elias Khoury ont été traduites en français, italien, anglais, allemand, hébreu et en suédois. Les quatre autres écrivains sont tous Italiens. Il s'agit de Marcello Fois, Mario Desiati e Nicola Lagioia, Giuseppina Torregrossa et de Matteo Gubellini. Les six écrivains seront réunis pour traiter de la thématique de «l'attente». Le festival vise selon ses organisateurs à promouvoir «un échange profond entre les différentes cultures de la Méditerranée» et «la valorisation de la diversité culturelle». La littérature, l'art et la culture sont «le lieu privilégié de rencontre et de dialogue entre les cultures» qui mène au «dialogue pacifique sur l'état des connaissances des expressions culturelles européennes et méditerranéennes», indique-t-on. L'association «Mediterraneo è Cultura» veut aussi promouvoir la mobilité des professionnels de la culture, des artistes et des écrivains, en favorisant l'échange entre les cultures européennes et non-européennes. Ainsi, la confrontation littéraire à laquelle seront soumis les six écrivains va, donc, devoir dégager les points de convergence et de divergence entre les différents systèmes culturels que véhiculent les récits littéraires et poétiques en tant que ceux-ci sont chargés d'histoire et d'expériences de vie. Située dans la région des Pouilles, dans le sud de l'Italie, Lucera a vu défiler au cours de son histoire divers peuples et civilisations, dont les Samnites, les Etrusques, les Normands, les Souabes et les Musulmans. Soixante mille Maghrébins environ habitèrent la ville à partir de 1222 sous le règne de l'empereur Frédéric II. La ville connut alors une mutation surprenante. Des harems, des mosquées et des minarets supplantèrent les tracés romains en ligne droite, laissant la place à l'émergence de médinas pleines de dédales.
Organisé chaque année par l'association culturelle «Mediterraneo è cultura» (La culture méditerranéenne), le festival va cette année présenter au niveau des palais historiques de la ville de Lucera six écrivains du pourtour méditerranéen, dont le Tunisien Moncef Ghachem et le Libanais Elias Khoury. Ces deux écrivains seront présentés respectivement par Biagio Guerrera et Costanza Ferrini. Né en 1946 à Mahdia en Tunisie, Moncef Ghachem écrit en français et en arabe dialectal, son œuvre est marquée par le désenchantement qui a suivi l'indépendance de son pays. Moncef Ghachem est également journaliste culturel à Afrique-Asie, Le Maghreb, Réalités, Le Temps et Méditerranée Magazine. Il a été fait chevalier à l'Ordre des palmes académiques françaises en 1993 et chevalier par le président de la République tunisienne en 1994. Il a publié des recueils de poésie comme «Cent mille oiseaux» en 1975, «Car vivre est un pays» en 1978. En 1991, il reçut le Prix international Mirabilia de poésie francophone. Dans le genre essai, Moncef Ghachem a publié, entre autres, «Le Patrimoine culturel palestinien», éd. Le Sycomore, Paris, (1980), «Algérie-Algérie», éd. Le Fennec, Casablanca, (1995) «Méditerranée, Ombrageuse voyance», éd. L'Harmattan, Paris, (2003). Son œuvre a été traduite en italien, anglais, grec, allemand, arabe, etc. Quant au Libanais Elias Khoury, il est romancier, essayiste et dramaturge arabophone. Né dans le quartier à dominante chrétienne Achrafieh, à Beyrouth, en 1948, il est actuellement rédacteur en chef du journal Al-Mulhaq, le supplément hebdomadaire du quotidien libanais Al-Nahar. Sa carrière littéraire s'est faite parallèlement avec une activité débordante au sein de l'Organisation de libération de la Palestine dont il est un militant. En 1975, il participa à la guerre civile libanaise d'où il sort malvoyant pendant un moment. L'œuvre de l'écrivain traite de la thématique de la guerre en Palestine et au Liban tout en interrogeant les comportements humains. Elias Khoury a fait partie, aux côtés d'Adonis, Hisham Sharabi et ensuite le Palestinien Mahmoud Darwish, du comité éditorial du journal Mawaqif. Définissant la ligne de conduite de ce comité, il estima qu'il «n'avait ni suivi la droite libérale ni la gauche traditionnelle mais l'expérience palestinienne». Il fut également enseignant à l'Université de Columbia, à New York, et au Liban. L'écrivain libanais a publié, entre autres, une nouvelle «An 'ilaqat al-da'ira» (Les liens du Cercle) (1975), «La Petite montagne» (1977), «Le voyage du Petit Gandhi» (1989), «La porte du Soleil» (1998) et «Le Petit homme et la guerre» (2004). Les œuvres d'Elias Khoury ont été traduites en français, italien, anglais, allemand, hébreu et en suédois. Les quatre autres écrivains sont tous Italiens. Il s'agit de Marcello Fois, Mario Desiati e Nicola Lagioia, Giuseppina Torregrossa et de Matteo Gubellini. Les six écrivains seront réunis pour traiter de la thématique de «l'attente». Le festival vise selon ses organisateurs à promouvoir «un échange profond entre les différentes cultures de la Méditerranée» et «la valorisation de la diversité culturelle». La littérature, l'art et la culture sont «le lieu privilégié de rencontre et de dialogue entre les cultures» qui mène au «dialogue pacifique sur l'état des connaissances des expressions culturelles européennes et méditerranéennes», indique-t-on. L'association «Mediterraneo è Cultura» veut aussi promouvoir la mobilité des professionnels de la culture, des artistes et des écrivains, en favorisant l'échange entre les cultures européennes et non-européennes. Ainsi, la confrontation littéraire à laquelle seront soumis les six écrivains va, donc, devoir dégager les points de convergence et de divergence entre les différents systèmes culturels que véhiculent les récits littéraires et poétiques en tant que ceux-ci sont chargés d'histoire et d'expériences de vie. Située dans la région des Pouilles, dans le sud de l'Italie, Lucera a vu défiler au cours de son histoire divers peuples et civilisations, dont les Samnites, les Etrusques, les Normands, les Souabes et les Musulmans. Soixante mille Maghrébins environ habitèrent la ville à partir de 1222 sous le règne de l'empereur Frédéric II. La ville connut alors une mutation surprenante. Des harems, des mosquées et des minarets supplantèrent les tracés romains en ligne droite, laissant la place à l'émergence de médinas pleines de dédales.


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