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Manque de transport scolaire dans la banlieue algéroise
Des enfants obligés de faire des kilomètres à pied
Publié dans Le Midi Libre le 04 - 10 - 2010

Plusieurs communes de l'est, de l'ouest et du centre d'Alger rencontrent de grandes difficultés à assurer le transport aux enfants scolarisés. Les enfants des haouchs et quartiers lointains de Bordj El Kiffan, Bordj El Bahri, Tamentefoust, Bab Ezzouar, Réghaia, Hraoua, Souidania, Chéraga, Birtouta, Saoula, et bien d'autres communes sont tous logés à la même enseigne.
Plusieurs communes de l'est, de l'ouest et du centre d'Alger rencontrent de grandes difficultés à assurer le transport aux enfants scolarisés. Les enfants des haouchs et quartiers lointains de Bordj El Kiffan, Bordj El Bahri, Tamentefoust, Bab Ezzouar, Réghaia, Hraoua, Souidania, Chéraga, Birtouta, Saoula, et bien d'autres communes sont tous logés à la même enseigne.
Malgré les importants budgets accordés chaque année au secteur de l'éducation à Alger, plusieurs petites communes, haouchs et cités lointaines, souffrent du manque en infrastructures éducatives, notamment dans les cycles moyen et secondaire. Une réalité qui oblige des milliers d'enfants à se déplacer hors de leurs localités pour rejoindre leurs classes, chose qui n'est pas toujours évidente en l'absence de moyens de transports et encore moins le transport scolaire. Plusieurs communes de l'est, de l'ouest et du centre d'Alger rencontrent de grandes difficultés à assurer le transport aux enfants scolarisés.
Les enfants des haouchs et quartiers lointains de Bordj El Kiffan, Bordj El Bahri, Tamentefoust, Bab Ezzouar, Réghaia, Hraoua, Souidania, Chéraga, Birtouta, Saoula, et bien d'autres communes sont tous logés à la même enseigne. Il sont contraints de faire des kilomètres de marche pour arriver à la plus proche école de chez eux. «Ce problème perdure depuis plusieurs années et nous ne cessons de réclamer le transport scolaire pour mettre fin à la souffrance de nos enfants ainsi que la nôtre puisqu'on est obligé d'accompagner nos enfants jusqu'à leur école qui se trouve à pas moins de trois kilomètres de notre quartier, une tâche assez difficile surtout pour les familles démunies qui ne possèdent pas de véhicule», nous dira un parent habitant le quartier dit coopérative agricole 4 dans la commune de Bordj El Bahri. Le cas de ce quartier est loin d'être un cas isolé dans la région puisque très nombreux sont les quartiers privés d'infrastructures éducatives dans ladite localité, notamment en ce qui concerne le cycle moyen et secondaire. «Plusieurs quartiers et haouchs à Bordj El Bahri n'ont pas d'établissements scolaires notamment des CEM et des lycées ce qui obligent les collégiens et les lycéens à se déplacer jusqu'aux communes avoisinantes pour poursuivre leurs études mais dans des conditions lamentables en l'absence de moyen de transport en commun et encore moins de transport scolaire qui n'a jamais existé dans ces régions oubliées de la capitale», nous diront d'autres habitants de la région.
Des haouchs dans établisement scolaires
Pas loin de Bordj El Bahri, les communes de Bordj El Kiffan, de Tamentefoust, de Réghaia, vivent dans cette même situation et leurs petits patelins privés d'établissements scolaires sont aussi enclavés et leurs enfants ne sont pas scolarisés à cause de l'absence de moyens de transport. «Très nombreuses sont les familles qui ont retiré leurs enfants, surtout les filles, de l'école qui se trouve à des kilomètres de leurs maisons. De par l'absence des moyens de transport les parents ont peur pour leurs enfants et préfèrent les garder chez eux que de courir le risque de les envoyer loin, notamment en hiver», nous a affirmé un habitant de la commune de Bordj El Kiffan. A l'ouest de la capitale encore, très nombreux sont les enfants qui souffrent de l'absence de moyens de transport scolaire et éprouvent d'énormes difficultés à rejoindre leurs CEM et lycées quasi-absents dans leurs localités. Le cas de la commune de Hraoua qui n'a pas encore pu réaliser des établissements éducatifs dans les deux cycles moyen et secondaire par manque de moyens et la faiblesse de son budget est éloquent. «Nous n'avons malheureusement pas pu assurer la scolarité aux collégiens et lycéens de notre localité et ce, parce que nous avons un budget qui nous permet seulement de subvenir à nos besoins vitaux», nous a affirmé un responsable de la commune.
Les habitants de Hraoua reprochent encore à leurs élus locaux de ne même pas pouvoir assurer à leurs enfants, contraints de se déplacer jusqu'à d'autres communes pour rejoindre leurs classes, des bus scolaires. «Le nombre des habitants a doublé depuis ces dernières années notamment avec l'arrivée des nouveaux habitants relogés récemment dans notre localité, ce qui exige un renforcement des moyens de transport et des différentes infrastructures de base, notamment éducatives, ou au moins la vulgarisation des moyens de transport scolaire pour faciliter la tâche des enfants qjui étudient dans les communes avoisinantes», dira un habitant de la localité contraint de transporter chaque matin une dizaine d'enfants jusqu'à Chéraga. Par ailleurs, et ce qui aggrave la situation et augmente la colère des habitants, même le transport des voyageurs fait défaut dans ces dites communes et localités de l'ouest d'Alger, un problème qui dure depuis plusieurs années, sans qu'une solution soit trouvée. A Souidania, Mahelma ou Rahmania, les habitants éprouvent toutes les peines du monde à se déplacer d'un endroit à un autre et continuent de subir, à longueur d'année, les conséquences d'un manque de transport régulier et ponctuel.
1 km à pied ça use
Un calvaire qui ne fait qu'augmenter les souffrances de ces enfants scolarisés tiraillés entre l'absence d'infrastructures scolaires et l'absence des moyens de transport scolaire et urbain. Il faut signaler que dans certains endroits, les quelques bus mobilisés pour transporter les voyageurs, y compris les enfants scolarisés, sont loin de suffire pour le transport des milliers d'usagers contraints de parcourir des centaines de mètres à pied ou d'opter, en ultime recours, pour les taxieurs clandestins qui imposent leur diktat en matière de prix.
Dans d'autres localités, les habitants se résignent à attendre, durant de longs moments, le passage de bus assurant d'autres dessertes. Dans la commune de Mahelma, les habitants de la nouvelle ville de Sidi Abdellah recourent systématiquement aux bus de transport universitaire pour leurs déplacements vers le chef-lieu de la commune. Quant aux bus destinés au transport scolaire, deux seulement sont disponibles, ce qui est très insuffisant compte tenu de la population qui se compte par dizaines de milliers de personnes. Dans d'autres communes encore, à l'instar de celle de Rahmania, on constate que le transport des voyageurs ou scolaire est presque inexistant. Les habitants comptent sur les bus de transport des voyageurs assurant la ligne Mahelma-Douéra. Une situation qu'ils subissent depuis de très longues années et qui risque de perdurer.
A signaler que les responsables de toutes les localités citées disent «avoir saisi les directeurs du transport et de l'éducation de la capitale et que le problème dépasse leurs prérogatives notamment avec la faiblesse de leurs budgets». A ces problèmes s'ajoute celui de l'absence ou l'insuffisance de restauration scolaire dans plusieurs de ces régions. «Ni moyens de transport ni même la demi pension, ce qui nous oblige à accompagner nos enfants quatre fois par jour mais parfois on est obligé de les laisser errer jusqu'au soir», déplore un père de famille très en colère quant à la mauvaise prise en charge des enfants scolarisés dans ces régions pourtant situées en pleine capitale. En attendant, les parents doivent prendre leur mal en patience et attendre la livraison des bus de la solidarité nationale qui mettront fin à leur calvaire. C. K.
Malgré les importants budgets accordés chaque année au secteur de l'éducation à Alger, plusieurs petites communes, haouchs et cités lointaines, souffrent du manque en infrastructures éducatives, notamment dans les cycles moyen et secondaire. Une réalité qui oblige des milliers d'enfants à se déplacer hors de leurs localités pour rejoindre leurs classes, chose qui n'est pas toujours évidente en l'absence de moyens de transports et encore moins le transport scolaire. Plusieurs communes de l'est, de l'ouest et du centre d'Alger rencontrent de grandes difficultés à assurer le transport aux enfants scolarisés.
Les enfants des haouchs et quartiers lointains de Bordj El Kiffan, Bordj El Bahri, Tamentefoust, Bab Ezzouar, Réghaia, Hraoua, Souidania, Chéraga, Birtouta, Saoula, et bien d'autres communes sont tous logés à la même enseigne. Il sont contraints de faire des kilomètres de marche pour arriver à la plus proche école de chez eux. «Ce problème perdure depuis plusieurs années et nous ne cessons de réclamer le transport scolaire pour mettre fin à la souffrance de nos enfants ainsi que la nôtre puisqu'on est obligé d'accompagner nos enfants jusqu'à leur école qui se trouve à pas moins de trois kilomètres de notre quartier, une tâche assez difficile surtout pour les familles démunies qui ne possèdent pas de véhicule», nous dira un parent habitant le quartier dit coopérative agricole 4 dans la commune de Bordj El Bahri. Le cas de ce quartier est loin d'être un cas isolé dans la région puisque très nombreux sont les quartiers privés d'infrastructures éducatives dans ladite localité, notamment en ce qui concerne le cycle moyen et secondaire. «Plusieurs quartiers et haouchs à Bordj El Bahri n'ont pas d'établissements scolaires notamment des CEM et des lycées ce qui obligent les collégiens et les lycéens à se déplacer jusqu'aux communes avoisinantes pour poursuivre leurs études mais dans des conditions lamentables en l'absence de moyen de transport en commun et encore moins de transport scolaire qui n'a jamais existé dans ces régions oubliées de la capitale», nous diront d'autres habitants de la région.
Des haouchs dans établisement scolaires
Pas loin de Bordj El Bahri, les communes de Bordj El Kiffan, de Tamentefoust, de Réghaia, vivent dans cette même situation et leurs petits patelins privés d'établissements scolaires sont aussi enclavés et leurs enfants ne sont pas scolarisés à cause de l'absence de moyens de transport. «Très nombreuses sont les familles qui ont retiré leurs enfants, surtout les filles, de l'école qui se trouve à des kilomètres de leurs maisons. De par l'absence des moyens de transport les parents ont peur pour leurs enfants et préfèrent les garder chez eux que de courir le risque de les envoyer loin, notamment en hiver», nous a affirmé un habitant de la commune de Bordj El Kiffan. A l'ouest de la capitale encore, très nombreux sont les enfants qui souffrent de l'absence de moyens de transport scolaire et éprouvent d'énormes difficultés à rejoindre leurs CEM et lycées quasi-absents dans leurs localités. Le cas de la commune de Hraoua qui n'a pas encore pu réaliser des établissements éducatifs dans les deux cycles moyen et secondaire par manque de moyens et la faiblesse de son budget est éloquent. «Nous n'avons malheureusement pas pu assurer la scolarité aux collégiens et lycéens de notre localité et ce, parce que nous avons un budget qui nous permet seulement de subvenir à nos besoins vitaux», nous a affirmé un responsable de la commune.
Les habitants de Hraoua reprochent encore à leurs élus locaux de ne même pas pouvoir assurer à leurs enfants, contraints de se déplacer jusqu'à d'autres communes pour rejoindre leurs classes, des bus scolaires. «Le nombre des habitants a doublé depuis ces dernières années notamment avec l'arrivée des nouveaux habitants relogés récemment dans notre localité, ce qui exige un renforcement des moyens de transport et des différentes infrastructures de base, notamment éducatives, ou au moins la vulgarisation des moyens de transport scolaire pour faciliter la tâche des enfants qjui étudient dans les communes avoisinantes», dira un habitant de la localité contraint de transporter chaque matin une dizaine d'enfants jusqu'à Chéraga. Par ailleurs, et ce qui aggrave la situation et augmente la colère des habitants, même le transport des voyageurs fait défaut dans ces dites communes et localités de l'ouest d'Alger, un problème qui dure depuis plusieurs années, sans qu'une solution soit trouvée. A Souidania, Mahelma ou Rahmania, les habitants éprouvent toutes les peines du monde à se déplacer d'un endroit à un autre et continuent de subir, à longueur d'année, les conséquences d'un manque de transport régulier et ponctuel.
1 km à pied ça use
Un calvaire qui ne fait qu'augmenter les souffrances de ces enfants scolarisés tiraillés entre l'absence d'infrastructures scolaires et l'absence des moyens de transport scolaire et urbain. Il faut signaler que dans certains endroits, les quelques bus mobilisés pour transporter les voyageurs, y compris les enfants scolarisés, sont loin de suffire pour le transport des milliers d'usagers contraints de parcourir des centaines de mètres à pied ou d'opter, en ultime recours, pour les taxieurs clandestins qui imposent leur diktat en matière de prix.
Dans d'autres localités, les habitants se résignent à attendre, durant de longs moments, le passage de bus assurant d'autres dessertes. Dans la commune de Mahelma, les habitants de la nouvelle ville de Sidi Abdellah recourent systématiquement aux bus de transport universitaire pour leurs déplacements vers le chef-lieu de la commune. Quant aux bus destinés au transport scolaire, deux seulement sont disponibles, ce qui est très insuffisant compte tenu de la population qui se compte par dizaines de milliers de personnes. Dans d'autres communes encore, à l'instar de celle de Rahmania, on constate que le transport des voyageurs ou scolaire est presque inexistant. Les habitants comptent sur les bus de transport des voyageurs assurant la ligne Mahelma-Douéra. Une situation qu'ils subissent depuis de très longues années et qui risque de perdurer.
A signaler que les responsables de toutes les localités citées disent «avoir saisi les directeurs du transport et de l'éducation de la capitale et que le problème dépasse leurs prérogatives notamment avec la faiblesse de leurs budgets». A ces problèmes s'ajoute celui de l'absence ou l'insuffisance de restauration scolaire dans plusieurs de ces régions. «Ni moyens de transport ni même la demi pension, ce qui nous oblige à accompagner nos enfants quatre fois par jour mais parfois on est obligé de les laisser errer jusqu'au soir», déplore un père de famille très en colère quant à la mauvaise prise en charge des enfants scolarisés dans ces régions pourtant situées en pleine capitale. En attendant, les parents doivent prendre leur mal en patience et attendre la livraison des bus de la solidarité nationale qui mettront fin à leur calvaire. C. K.


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