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«Nous organiserons le 23 juin à l'Algex le trophée Seve»
Saïda Otmantolba Ouali, présidente de PR-MEDIA encourage l'export :
Publié dans Le Midi Libre le 12 - 06 - 2011

Etant partie intégrante du paysage économique nationale, non moins important pour la croissance économique du pays, la corporation de femmes chefs d'entreprise affirme son entière disponibilité pour contribuer à la promotion de la petite et moyenne entreprise en Algérie. Toutefois, elles visent également à exporter leurs produits.
Etant partie intégrante du paysage économique nationale, non moins important pour la croissance économique du pays, la corporation de femmes chefs d'entreprise affirme son entière disponibilité pour contribuer à la promotion de la petite et moyenne entreprise en Algérie. Toutefois, elles visent également à exporter leurs produits.
La rencontre des femmes managers prévue dans dix jours à l'Agence algérienne de promotion des exportations et du commerce extérieur a pour objet essentiel de booster les activités productrices des PME dirigées par la gente féminine, et pourquoi pas, déceler les opportunités d'exportation…
Saïda Otmantolba Ouali, présidente et manager de PR MEDIA et membre de Seve (Savoir et Vouloir Entreprendre), nous explique, dans cet entretien, le rôle de l'association Seve de femmes chefs d'entreprise et ses principales activités en Algérie.
Midi Libre : Que signifie Seve ?
Saïda Otmantolba Ouali : Seve est une association fondée en 1993 par Yasmina Taya. Notre présidente est une maman qui est en même temps manager et leader de l'association Seve, signifiant Savoir et vouloir entreprendre.
Notre mission consiste à prospecter et exploiter les potentialités de la femme algérienne puisque l'association s'occupe des activités de la femme chef d'entreprise. Il faut, donc, aller la chercher et la prospecter dans les zones rurales et les zones régionales. Nous avons organisé récemment un grand événement à Béjaïa où nous avons rencontré des porteuses de projets.
Quelle est la finalité de l'association que vous représentez ?
Initialement, c'est Yasmina Taya qui a évoqué cette notion de porteuses de projets qui est devenue aujourd'hui un vocable en vogue et très répandu. Il y avait une centaine de femmes entrepreneurs présentes à cette rencontre au cours de laquelle nous sommes sorties avec de grands projets qui ont donné satisfaction au wali de Béjaïa qui a, d'ailleurs, beaucoup apprécié la nature des projets identifiés. Car, nous avons constaté beaucoup de potentialités concernant "Tazerth" et l'huile d`olive, ainsi que le "kermousse"… autrement dit les produits du terroir. Aujourd'hui, notre dogme au sein de l'association vise notamment à promouvoir les produits agroalimentaires locaux du terroir, encourager la femme également pour lui donner l'occasion de devenir chef d'entreprise en suivant des mécanismes. Ces mécanismes nous sont octroyés par l'Etat et nous travaillons en étroite collaboration avec le ministère de l'Industrie, de la PME et de la Promotion des investissements. Aussi, nous coopérons avec la Caisse nationale d'assurance chômage (CNAC) et l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (Ansej). Et une fois que l'entrepreneur dépose un dossier auprès de notre association, nous étudions méthodiquement le projet que nous examinons suivant un canevas d'évaluation et, ensuite, nous quantifions et nous procédons à l'estimation du potentiel du projet. Par la suite, notre objectif, c'est que cette femme manager puisse ouvrir une petite ou moyenne entreprise. Notre devise consiste à accompagner les PME sachant qu'une entreprise naît puis grandit. Donc, nous vulgarisons la culture de femme manager d'entreprise en lui inculquant des méthodes modernes de gestion et de marketing.
La condition sine qua none pour devenir chef d'entreprise c'est que tout entrepreneur doit avoir un potentiel de production. Il s'agit en fait d'encourager la femme en lui octroyant tous les moyens nécessaires pour sa réussite dans sa mission de chef d'entreprise. Elle est "désinhibée'' et, par conséquent, peut s'affirmer dans le monde du patronat.
Quel bilan peut-on faire des activités des femmes chefs d'entreprise ?
Nous sommes en train de faire une étude selon laquelle les statistiques seraient plus précises et plus approfondies. Et c'est la raison pour laquelle je vous invite à nous rencontrer très prochainement pour vous fournir de plus amples informations. Nous travaillons en étroite collaboration avec un bureau d'études, mais d'ores et déjà, je peux vous avancer que le bilan est très encourageant. Il y a une croissance importante, selon un chiffre fourni par le Bureau international du Travail (BIT) faisant état d'un taux de croissance par décennie dans le Maghreb (Algérie, Tunisie et Maroc). Ce chiffre est très important bien qu'il ne soit pas relatif exclusivement à l'Algérie. Cependant, tout porte à croire qu'aujourd'hui, l'Algérie et ses femmes managers vont drainer une forte économie et engendrer une dynamique économique au sein de la corporation des femmes chefs d'entreprise avec ses traditions typiquement algériennes.
Les capacités d'entreprendre et les initiatives de ces femmes managers pourraient aussi dynamiser le mari. Par exemple, une femme qui voudrait être spécialisée dans l'élevage de lapins a de fortes chances de réussir son projet, sachant que la viande de lapin est bien prisée en Algérie bien que son prix soit relativement cher pour certains consommateurs. Une femme entrepreneur âgée entre 35 et 50 ans et désirant bénéficier de ce programme de Seve avec l'apport de la CNAC et de l'Ansej peut, à titre d'exemple, collaborer avec son mari. Aujourd'hui, nous sommes ouvertes à une seule et unique idée, à savoir dynamiser l'économie algérienne.
Quels sont les projets de Seve et notamment ses prochaines rencontres ?
Nous avons, dernièrement, réalisé d'importants projets, notamment à Béjaïa, Oran, Sidi Bel-Abbès, Souidania (Alger) où nous avons entamé des opérations et des activités économiques auprès des femmes.
Le projet de Sidi bel-Abbès qui était dirigé par notre déléguée régionale, Fatiha Rachedi, est une réussite extraordinaire, en ce sens que nous avons eu plus de 350 femmes porteuses de projets. Cela s'est déroulé sous une procédure très perfectionniste grâce au leadership de Yasmina Taya, notre présidente. Nous préparons actuellement une rencontre à Annaba et nous organiserons le 23 juin prochain à l'Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex) la journée économique et le trophée Seve qui sont organisés chaque année. Le trophée Seve portera cette année sur le thème de l'export.
S'agit-il principalement du secteur agro-alimentaire ?
Chaque année, il y a un choix qui se fait par rapport à l'actualité économique. Il y avait, par exemple, concernant l'agriculture, la femme productrice d'Adrar, Mme Khadidja, une merveilleuse femme chef d'entreprise.
L'année précédente, il y avait le secteur de l'audiovisuel, Samira Hadjiani qui a réalisé le feuilleton sur Aïssat Idir. Pour l'année en cours, l'opération de sélection est en train de se faire. A. A.
La rencontre des femmes managers prévue dans dix jours à l'Agence algérienne de promotion des exportations et du commerce extérieur a pour objet essentiel de booster les activités productrices des PME dirigées par la gente féminine, et pourquoi pas, déceler les opportunités d'exportation…
Saïda Otmantolba Ouali, présidente et manager de PR MEDIA et membre de Seve (Savoir et Vouloir Entreprendre), nous explique, dans cet entretien, le rôle de l'association Seve de femmes chefs d'entreprise et ses principales activités en Algérie.
Midi Libre : Que signifie Seve ?
Saïda Otmantolba Ouali : Seve est une association fondée en 1993 par Yasmina Taya. Notre présidente est une maman qui est en même temps manager et leader de l'association Seve, signifiant Savoir et vouloir entreprendre.
Notre mission consiste à prospecter et exploiter les potentialités de la femme algérienne puisque l'association s'occupe des activités de la femme chef d'entreprise. Il faut, donc, aller la chercher et la prospecter dans les zones rurales et les zones régionales. Nous avons organisé récemment un grand événement à Béjaïa où nous avons rencontré des porteuses de projets.
Quelle est la finalité de l'association que vous représentez ?
Initialement, c'est Yasmina Taya qui a évoqué cette notion de porteuses de projets qui est devenue aujourd'hui un vocable en vogue et très répandu. Il y avait une centaine de femmes entrepreneurs présentes à cette rencontre au cours de laquelle nous sommes sorties avec de grands projets qui ont donné satisfaction au wali de Béjaïa qui a, d'ailleurs, beaucoup apprécié la nature des projets identifiés. Car, nous avons constaté beaucoup de potentialités concernant "Tazerth" et l'huile d`olive, ainsi que le "kermousse"… autrement dit les produits du terroir. Aujourd'hui, notre dogme au sein de l'association vise notamment à promouvoir les produits agroalimentaires locaux du terroir, encourager la femme également pour lui donner l'occasion de devenir chef d'entreprise en suivant des mécanismes. Ces mécanismes nous sont octroyés par l'Etat et nous travaillons en étroite collaboration avec le ministère de l'Industrie, de la PME et de la Promotion des investissements. Aussi, nous coopérons avec la Caisse nationale d'assurance chômage (CNAC) et l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (Ansej). Et une fois que l'entrepreneur dépose un dossier auprès de notre association, nous étudions méthodiquement le projet que nous examinons suivant un canevas d'évaluation et, ensuite, nous quantifions et nous procédons à l'estimation du potentiel du projet. Par la suite, notre objectif, c'est que cette femme manager puisse ouvrir une petite ou moyenne entreprise. Notre devise consiste à accompagner les PME sachant qu'une entreprise naît puis grandit. Donc, nous vulgarisons la culture de femme manager d'entreprise en lui inculquant des méthodes modernes de gestion et de marketing.
La condition sine qua none pour devenir chef d'entreprise c'est que tout entrepreneur doit avoir un potentiel de production. Il s'agit en fait d'encourager la femme en lui octroyant tous les moyens nécessaires pour sa réussite dans sa mission de chef d'entreprise. Elle est "désinhibée'' et, par conséquent, peut s'affirmer dans le monde du patronat.
Quel bilan peut-on faire des activités des femmes chefs d'entreprise ?
Nous sommes en train de faire une étude selon laquelle les statistiques seraient plus précises et plus approfondies. Et c'est la raison pour laquelle je vous invite à nous rencontrer très prochainement pour vous fournir de plus amples informations. Nous travaillons en étroite collaboration avec un bureau d'études, mais d'ores et déjà, je peux vous avancer que le bilan est très encourageant. Il y a une croissance importante, selon un chiffre fourni par le Bureau international du Travail (BIT) faisant état d'un taux de croissance par décennie dans le Maghreb (Algérie, Tunisie et Maroc). Ce chiffre est très important bien qu'il ne soit pas relatif exclusivement à l'Algérie. Cependant, tout porte à croire qu'aujourd'hui, l'Algérie et ses femmes managers vont drainer une forte économie et engendrer une dynamique économique au sein de la corporation des femmes chefs d'entreprise avec ses traditions typiquement algériennes.
Les capacités d'entreprendre et les initiatives de ces femmes managers pourraient aussi dynamiser le mari. Par exemple, une femme qui voudrait être spécialisée dans l'élevage de lapins a de fortes chances de réussir son projet, sachant que la viande de lapin est bien prisée en Algérie bien que son prix soit relativement cher pour certains consommateurs. Une femme entrepreneur âgée entre 35 et 50 ans et désirant bénéficier de ce programme de Seve avec l'apport de la CNAC et de l'Ansej peut, à titre d'exemple, collaborer avec son mari. Aujourd'hui, nous sommes ouvertes à une seule et unique idée, à savoir dynamiser l'économie algérienne.
Quels sont les projets de Seve et notamment ses prochaines rencontres ?
Nous avons, dernièrement, réalisé d'importants projets, notamment à Béjaïa, Oran, Sidi Bel-Abbès, Souidania (Alger) où nous avons entamé des opérations et des activités économiques auprès des femmes.
Le projet de Sidi bel-Abbès qui était dirigé par notre déléguée régionale, Fatiha Rachedi, est une réussite extraordinaire, en ce sens que nous avons eu plus de 350 femmes porteuses de projets. Cela s'est déroulé sous une procédure très perfectionniste grâce au leadership de Yasmina Taya, notre présidente. Nous préparons actuellement une rencontre à Annaba et nous organiserons le 23 juin prochain à l'Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex) la journée économique et le trophée Seve qui sont organisés chaque année. Le trophée Seve portera cette année sur le thème de l'export.
S'agit-il principalement du secteur agro-alimentaire ?
Chaque année, il y a un choix qui se fait par rapport à l'actualité économique. Il y avait, par exemple, concernant l'agriculture, la femme productrice d'Adrar, Mme Khadidja, une merveilleuse femme chef d'entreprise.
L'année précédente, il y avait le secteur de l'audiovisuel, Samira Hadjiani qui a réalisé le feuilleton sur Aïssat Idir. Pour l'année en cours, l'opération de sélection est en train de se faire. A. A.


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