Tout porte à croire que les relations algéro-tunisiennes sont à l'orée d'une nouvelle ère. La visite qu'effectuera, à partir d'aujourd'hui, le président tunisien en Algérie insufflera certainement une nouvelle dynamique à cette relation et lui donnera un nouvel élan. Les responsables des deux pays ont, dans ce contexte, manifesté leur ferme volonté d'aller de l'avant dans le renforcement des liens entre les deux pays. Dans toute ses déclarations le nouveau président tunisien insiste «sur le caractère historique stratégique» avec l'Algérie. Cette volonté commune s'est traduite par la multiplication des visites des responsables des deux pays. Depuis la chute de l'ex-président Zine El Abidine Ben Ali, suite à la révolution qui a balayé son régime, plusieurs hauts responsables tunisiens ont visité l'Algérie. C'est le cas de l'ex-Premier ministre Beji Kaid Essabsi et surtout du leader du mouvement Enahda, Rached El Ghanouchi. Ce dernier a, après la victoire de son parti aux élections, réservé sa première visite à l'étranger à l'Algérie. Preuve s'il en était encore besoin, de l'importance qu'accordent les nouvelles autorités de ce pays voisin aux relations avec leur grand voisin de l'Ouest. Lors de son séjour à Alger, Rached El Ghanouchi, qui n'occupait pourtant aucune charge officielle dans son pays, a été accueilli en grande pompe par tous les hauts responsables algériens et, notamment, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. C'est dire que même à Alger le désir d'impulser les relations bilatérales avec ce voisin de l'Est est aussi grand. Cette volonté s'est aussi manifestée à travers la visite du président Bouteflika à Tunis, le 14 janvier dernier, à l'occasion du premier anniversaire de la révolution tunisienne. Dans la capitale tunisienne Abdelaziz Bouteflika a réitéré la «ferme détermination à œuvrer à la consolidation des liens de fraternité et des relations de coopération exceptionnelles unissant les deux pays au mieux des intérêts des deux peuples frères». Mais le développement de ces relations nécessite certains préalables, comme le règlement de tous les dossiers en suspens. Il en est ainsi des problèmes que rencontrent les 15 000 Algériens établis en Tunisie. «J'ai découvert des choses qui m'ont frappé : des Tunisiens d'ascendance algérienne, de plusieurs générations, nés en Tunisie et dont les parents sont également nés ici et ne connaissent même pas l'Algérie, sont considérés comme des étrangers. C'est aberrant ! Ce sont des problèmes de vie, de circulation, de propriété qui ne sont pas réglés. Donc, il faut vraiment, aujourd'hui, mettre une très forte volonté politique pour que les Algériens se sentent chez eux en Tunisie et les Tunisiens se sentent chez eux en Algérie», a indiqué à ce propos le président tunisien. Cette visite de Moncef Merzouki ne vise pas uniquement à insuffler une nouvelle dynamique aux relations bilatérales puisque il sera aussi question de l'Union du Maghreb Arabe (UMA).Le président tunisien semble en faire une priorité. «Cette tournée vise à réanimer l'UMA et à discuter des possibilités de réunir un sommet que la Tunisie se propose d'accueillir», a-t-il souligné il y a quelques jours à la veille de sa visite au Maroc d'abord, en Mauritanie ensuite et en Algérie enfin. L'Algérie de son côté ne voit aucun inconvénient à relancer l'UMA. Bouteflika a indiqué à ce propos il y a quelques semaines que «nous sommes résolus à poursuivre les efforts de relance et de changement pour faire de notre région un espace de stabilité, de coopération et de prospérité». Cela dit, cette relance de l'UMA, une organisation qui se morfond dans une profonde léthargie, risque, encore une fois, de buter sur le différend qui oppose l'Algérie au Maroc sur la question du Sahara occidental. Tout porte à croire que les relations algéro-tunisiennes sont à l'orée d'une nouvelle ère. La visite qu'effectuera, à partir d'aujourd'hui, le président tunisien en Algérie insufflera certainement une nouvelle dynamique à cette relation et lui donnera un nouvel élan. Les responsables des deux pays ont, dans ce contexte, manifesté leur ferme volonté d'aller de l'avant dans le renforcement des liens entre les deux pays. Dans toute ses déclarations le nouveau président tunisien insiste «sur le caractère historique stratégique» avec l'Algérie. Cette volonté commune s'est traduite par la multiplication des visites des responsables des deux pays. Depuis la chute de l'ex-président Zine El Abidine Ben Ali, suite à la révolution qui a balayé son régime, plusieurs hauts responsables tunisiens ont visité l'Algérie. C'est le cas de l'ex-Premier ministre Beji Kaid Essabsi et surtout du leader du mouvement Enahda, Rached El Ghanouchi. Ce dernier a, après la victoire de son parti aux élections, réservé sa première visite à l'étranger à l'Algérie. Preuve s'il en était encore besoin, de l'importance qu'accordent les nouvelles autorités de ce pays voisin aux relations avec leur grand voisin de l'Ouest. Lors de son séjour à Alger, Rached El Ghanouchi, qui n'occupait pourtant aucune charge officielle dans son pays, a été accueilli en grande pompe par tous les hauts responsables algériens et, notamment, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. C'est dire que même à Alger le désir d'impulser les relations bilatérales avec ce voisin de l'Est est aussi grand. Cette volonté s'est aussi manifestée à travers la visite du président Bouteflika à Tunis, le 14 janvier dernier, à l'occasion du premier anniversaire de la révolution tunisienne. Dans la capitale tunisienne Abdelaziz Bouteflika a réitéré la «ferme détermination à œuvrer à la consolidation des liens de fraternité et des relations de coopération exceptionnelles unissant les deux pays au mieux des intérêts des deux peuples frères». Mais le développement de ces relations nécessite certains préalables, comme le règlement de tous les dossiers en suspens. Il en est ainsi des problèmes que rencontrent les 15 000 Algériens établis en Tunisie. «J'ai découvert des choses qui m'ont frappé : des Tunisiens d'ascendance algérienne, de plusieurs générations, nés en Tunisie et dont les parents sont également nés ici et ne connaissent même pas l'Algérie, sont considérés comme des étrangers. C'est aberrant ! Ce sont des problèmes de vie, de circulation, de propriété qui ne sont pas réglés. Donc, il faut vraiment, aujourd'hui, mettre une très forte volonté politique pour que les Algériens se sentent chez eux en Tunisie et les Tunisiens se sentent chez eux en Algérie», a indiqué à ce propos le président tunisien. Cette visite de Moncef Merzouki ne vise pas uniquement à insuffler une nouvelle dynamique aux relations bilatérales puisque il sera aussi question de l'Union du Maghreb Arabe (UMA).Le président tunisien semble en faire une priorité. «Cette tournée vise à réanimer l'UMA et à discuter des possibilités de réunir un sommet que la Tunisie se propose d'accueillir», a-t-il souligné il y a quelques jours à la veille de sa visite au Maroc d'abord, en Mauritanie ensuite et en Algérie enfin. L'Algérie de son côté ne voit aucun inconvénient à relancer l'UMA. Bouteflika a indiqué à ce propos il y a quelques semaines que «nous sommes résolus à poursuivre les efforts de relance et de changement pour faire de notre région un espace de stabilité, de coopération et de prospérité». Cela dit, cette relance de l'UMA, une organisation qui se morfond dans une profonde léthargie, risque, encore une fois, de buter sur le différend qui oppose l'Algérie au Maroc sur la question du Sahara occidental.