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«Les soins de la femme enceinte posent un grand problème»
Docteur Salah Dilem
Publié dans Le Midi Libre le 15 - 02 - 2012

Midi Libre : Pourquoi avoir réalisé un service spécial femme enceinte et cancer du sein ?
Docteur Salah Dilem : Le cancer chez la femme enceinte pose un très grand problème de par le taux de natalité qui est important.
Généralement c'est une jeune femme, qui vient de se marier, ou à sa première grossesse et cela entraîne des problèmes même d'ordre psychologique, dans ce cas-là il faut être plusieurs praticiens pour prendre en charge ces femmes. Pour ce faire, le professeur Bendib a décidé qu'on en fasse un thème à part de façon à mieux cerner cette maladie.
Quel est le pourcentage du
cancer du sein chez la femme enceinte par rapport à la femme qui ne l'est pas ?
Le cancer du sein chez la femme enceinte représente 3% de cancer du sein qui sont traité dans le service du CPMC. Ces femmes qui viennent d'un peu partout se présentent malheureusement à un stade un peu tardif de leur maladie.
Etant enceintes, cela perturbe un peu le pronostic des médecins et sage-femmes qui mettent sur le compte d'une grossesse le changement dans la forme du sein, alors qu'il s'agit d'une tumeur un peu avancée. Ainsi, ces femmes sont mal orientées.
La grossesse peut-elle être un obstacle pour soigner chez cette femme son cancer du sein ?
Ce n'est pas évident de faire la chimiothérapie pour une femme enceinte et encore moins la radiothérapie. Donc ces soins complémentaires ne peuvent pas être réalisés à cause de leur grossesse.
Le Professeur Bendib vous a déjà parlé du problème de la prise en charge d'une femme lorsqu'elle ne suit pas son traitement dans sa globalité et au moment adéquat et c'est encore un plus grand problème lorsqu'il y a une grossesse.
Comment arrivez-vous donc à les prendre en charge ?
Maintenant nous avons les moyens de faire de la micro-biopsie qui est un examen systématique car on a le diagnostic immédiatement.
Cela nous sert de feuille de route par rapport au reste du traitement. De toute façon, une femme qui arrive chez nous et quel que soit le stade de la tumeur, le traitement n'est pas différé. Donc on opère immédiatement, ensuite lorsqu'il y a indication de chimiothérapie, surtout si elle arrive à un stade précoce de sa grossesse souvent il faut faire une interruption thérapeutique de grossesse.
Et là il faut discuter avec le couple car ce n'est pas seulement la femme qui est concernée.
Ensuite il faut essayer d'activer par rapport à la chimiothérapie car l'interruption de grossesse ne sert que pour le traitement adjuvant qui est la chimiothérapie ou la radiothérapie et dans le cas où la malade nécessite uniquement la chirurgie on ne pratique pas l'ITG. Dans le cas où la malade aura besoin de chimiothérapie après la chirurgie, elle doit interrompre sa
grossesse. Dans cette situation où elle n'a pas besoin des autres traitements on garde l'enfant et on attendra l'accouchement pour faire le reste.
*Chirurgien au service sénologie, femmes enceintes et cancer du sein
Midi Libre : Pourquoi avoir réalisé un service spécial femme enceinte et cancer du sein ?
Docteur Salah Dilem : Le cancer chez la femme enceinte pose un très grand problème de par le taux de natalité qui est important.
Généralement c'est une jeune femme, qui vient de se marier, ou à sa première grossesse et cela entraîne des problèmes même d'ordre psychologique, dans ce cas-là il faut être plusieurs praticiens pour prendre en charge ces femmes. Pour ce faire, le professeur Bendib a décidé qu'on en fasse un thème à part de façon à mieux cerner cette maladie.
Quel est le pourcentage du
cancer du sein chez la femme enceinte par rapport à la femme qui ne l'est pas ?
Le cancer du sein chez la femme enceinte représente 3% de cancer du sein qui sont traité dans le service du CPMC. Ces femmes qui viennent d'un peu partout se présentent malheureusement à un stade un peu tardif de leur maladie.
Etant enceintes, cela perturbe un peu le pronostic des médecins et sage-femmes qui mettent sur le compte d'une grossesse le changement dans la forme du sein, alors qu'il s'agit d'une tumeur un peu avancée. Ainsi, ces femmes sont mal orientées.
La grossesse peut-elle être un obstacle pour soigner chez cette femme son cancer du sein ?
Ce n'est pas évident de faire la chimiothérapie pour une femme enceinte et encore moins la radiothérapie. Donc ces soins complémentaires ne peuvent pas être réalisés à cause de leur grossesse.
Le Professeur Bendib vous a déjà parlé du problème de la prise en charge d'une femme lorsqu'elle ne suit pas son traitement dans sa globalité et au moment adéquat et c'est encore un plus grand problème lorsqu'il y a une grossesse.
Comment arrivez-vous donc à les prendre en charge ?
Maintenant nous avons les moyens de faire de la micro-biopsie qui est un examen systématique car on a le diagnostic immédiatement.
Cela nous sert de feuille de route par rapport au reste du traitement. De toute façon, une femme qui arrive chez nous et quel que soit le stade de la tumeur, le traitement n'est pas différé. Donc on opère immédiatement, ensuite lorsqu'il y a indication de chimiothérapie, surtout si elle arrive à un stade précoce de sa grossesse souvent il faut faire une interruption thérapeutique de grossesse.
Et là il faut discuter avec le couple car ce n'est pas seulement la femme qui est concernée.
Ensuite il faut essayer d'activer par rapport à la chimiothérapie car l'interruption de grossesse ne sert que pour le traitement adjuvant qui est la chimiothérapie ou la radiothérapie et dans le cas où la malade nécessite uniquement la chirurgie on ne pratique pas l'ITG. Dans le cas où la malade aura besoin de chimiothérapie après la chirurgie, elle doit interrompre sa
grossesse. Dans cette situation où elle n'a pas besoin des autres traitements on garde l'enfant et on attendra l'accouchement pour faire le reste.
*Chirurgien au service sénologie, femmes enceintes et cancer du sein


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