Le gouvernement semble avoir définitivement tranché s'agissant du choix du caractère pour la transcription de Tamazight. C'est Boubekeur Benbouzid, ministre de l'Education nationale, qui en a fait l'annonce il y a juste quelques jours. Une information qui est passée presque inaperçue malgré son importance cruciale. «Une décision politique est actuellement en projet pour la promotion de tamazight et l'unification des caractères de sa transcription», a, en effet, déclaré le ministre, mercredi dernière en marge d'une visite dans la wilaya de Boumerdès. Pour Boubekeur Benbouzid, «cette mesure viendra conforter davantage la promotion de cette langue, devenue matière de base enseignée dans les trois paliers du système éducatif national», en rappelant, toutefois que l'enseignement de tamazight s'appuie sur l'utilisation de trois types de caractères actuellement, à savoir l'alphabet arabe chez les Chaouis, le tifinagh chez les Touaregs et les lettres latines chez les Kabyles. Et c'est cette situation qui prévaut depuis pratiquement 17 années maintenant, soit depuis le début de l'enseignement de cette langue notamment dans la Kabylie, qui semble ne plus agréer le gouvernement. Il faut dire que ce dernier, comme cela a été mis en avant par nombre d'observateurs, a longtemps hésité quant au choix du caractère pour l'enseignement de cette langue qui, pour rappel, est devenue langue nationale depuis la révision constitutionnelle du mois d'avril 2002. Le Parlement réunissant ses deux chambres a adopté à l'unanimité, le 8 avril de cette année, le projet de loi portant sur l'amendement constitutionnel conférant à Tamazight le statut de langue nationale. Le gouvernement, ne pouvant trancher la question du choix du caractère, a laissé les choses en l'état et c'est ainsi que tamazight est enseignée dans les trois caractères sus-cités . Il faut dire que ces hésitations du gouvernement s'expliquent aussi par la bataille souterraine que se livraient, notamment, les partisans des caractères latin et arabe,. Dans la Kabylie l'on penche ouvertement pour les caractères latins. Selon les partisans des caractères latins, ces derniers sont les seuls à même de permettre de rallier le train de la modernité. Une thèse farouchement rejetée par les partisans des caractères arabes. Car pour ces derniers «l'arabe était, depuis l'arrivée de l'islam une langue qui a véhiculé la culture et l'apport des amazighs à la culture musulmane et à la civilisation universelle». En verité, ces deux thèses ont des soubassements politico-idéologiques et les deux camps ont des visions diamétralement opposées. D'où, sans doute aucun, les tergiversations des tenants du pouvoir qui ont longtemps campét dans la position du wait and see. Selon de nombreux spécialistes, la seule manière de couper court à ces divergences c'est l'option en faveur des caractères tifinaghs. Il semble que le pouvoir ait opté pour ces caractères afin d'éviter d'autres déchirements à même d'avoir des incidences sur l'unité nationale. L'Algérie suivra-t-elle alors l'exemple du Maroc ? Dans ce pays voisin, le roi Mohamed VI a, pour rappel, choisi, depuis le mois de février 2003, les caractères tifinaghs pour la transcription de Tamazight. Le gouvernement semble avoir définitivement tranché s'agissant du choix du caractère pour la transcription de Tamazight. C'est Boubekeur Benbouzid, ministre de l'Education nationale, qui en a fait l'annonce il y a juste quelques jours. Une information qui est passée presque inaperçue malgré son importance cruciale. «Une décision politique est actuellement en projet pour la promotion de tamazight et l'unification des caractères de sa transcription», a, en effet, déclaré le ministre, mercredi dernière en marge d'une visite dans la wilaya de Boumerdès. Pour Boubekeur Benbouzid, «cette mesure viendra conforter davantage la promotion de cette langue, devenue matière de base enseignée dans les trois paliers du système éducatif national», en rappelant, toutefois que l'enseignement de tamazight s'appuie sur l'utilisation de trois types de caractères actuellement, à savoir l'alphabet arabe chez les Chaouis, le tifinagh chez les Touaregs et les lettres latines chez les Kabyles. Et c'est cette situation qui prévaut depuis pratiquement 17 années maintenant, soit depuis le début de l'enseignement de cette langue notamment dans la Kabylie, qui semble ne plus agréer le gouvernement. Il faut dire que ce dernier, comme cela a été mis en avant par nombre d'observateurs, a longtemps hésité quant au choix du caractère pour l'enseignement de cette langue qui, pour rappel, est devenue langue nationale depuis la révision constitutionnelle du mois d'avril 2002. Le Parlement réunissant ses deux chambres a adopté à l'unanimité, le 8 avril de cette année, le projet de loi portant sur l'amendement constitutionnel conférant à Tamazight le statut de langue nationale. Le gouvernement, ne pouvant trancher la question du choix du caractère, a laissé les choses en l'état et c'est ainsi que tamazight est enseignée dans les trois caractères sus-cités . Il faut dire que ces hésitations du gouvernement s'expliquent aussi par la bataille souterraine que se livraient, notamment, les partisans des caractères latin et arabe,. Dans la Kabylie l'on penche ouvertement pour les caractères latins. Selon les partisans des caractères latins, ces derniers sont les seuls à même de permettre de rallier le train de la modernité. Une thèse farouchement rejetée par les partisans des caractères arabes. Car pour ces derniers «l'arabe était, depuis l'arrivée de l'islam une langue qui a véhiculé la culture et l'apport des amazighs à la culture musulmane et à la civilisation universelle». En verité, ces deux thèses ont des soubassements politico-idéologiques et les deux camps ont des visions diamétralement opposées. D'où, sans doute aucun, les tergiversations des tenants du pouvoir qui ont longtemps campét dans la position du wait and see. Selon de nombreux spécialistes, la seule manière de couper court à ces divergences c'est l'option en faveur des caractères tifinaghs. Il semble que le pouvoir ait opté pour ces caractères afin d'éviter d'autres déchirements à même d'avoir des incidences sur l'unité nationale. L'Algérie suivra-t-elle alors l'exemple du Maroc ? Dans ce pays voisin, le roi Mohamed VI a, pour rappel, choisi, depuis le mois de février 2003, les caractères tifinaghs pour la transcription de Tamazight.