Changement de cap pour le gouvernement dans le domaine de l'investissement industriel. L'entreprise est au cœur du nouveau discours économique. L'investissement privé dans la création de la PME et PMI est encouragé par des mesures incitatives. Changement de cap pour le gouvernement dans le domaine de l'investissement industriel. L'entreprise est au cœur du nouveau discours économique. L'investissement privé dans la création de la PME et PMI est encouragé par des mesures incitatives. Une nouvelle stratégie industrielle se dessine. Les ambitions de Abdelhamid Temmar dans ce domaine sont mises au placard. Son successeur à ce poste, Amara Benyounès, qui a intégré le gouvernement Sellal lors du vaste remaniement de septembre 2013, nommé ministre du Développement industriel et de la Promotion de l'investissement, va droit au but. Son crédo, l'émergence d'une industrie nationale tirée par le secteur privé. Dans une interview accordée à Jeune Afrique, le sémillant ministre livre le fond de sa pensée sur l'investissement industriel et la fin de l'antagonisme entre le secteur privé et le secteur public. Pour Amara Benyounès, il y a une entreprise qu'elle soit privée ou publique. Pas de distinction entre les deux entreprises qui doivent incrirent leurs actions dans la création d'emplois et de richesses. Avant cela, Amara Benyounès dresse une feuille de route pour son département visant à atteindre cet objectif. Comment ? Il explique : "Nous devons avant tout améliorer le climat des affaires, éliminer les nombreuses lourdeurs bureaucratiques. L'administration reste trop présente dans le fonctionnement de l'économie. Nous essayons de dépoussiérer et d'alléger certaines démarches afin de faciliter les créations d'entreprises, ainsi que les relations des entrepreneurs avec l'administration, le fisc, les douanes, etc. Les effets positifs de ces mesures devraient se faire sentir dans les prochains mois". L'enjeu principal reste pour le ministre du Développement industriel et de la Promotion de l'investissement, «est de réindustrialiser l'Algérie». Selon lui, « Il n'y a pas de pays développé à travers le monde qui n'ait une industrie solide, c'est la base même du développement économique ». Il estime que la base industrielle de l'Algérie a périclité au fil des ans pour n'être qu'un vieux souvenir dans les années 2000. « Au cours des années 1970, nous avons connu une ère industrielle, que nous avons perdue durant les années 1980 et qui s'est effondrée davantage encore pendant la triste décennie 1990 », a-t-il résumé. Les ambitions du gouvernement actuel : « Aujourd'hui, notre principal objectif consiste à mettre en place une politique de substitution aux importations, tout en menant une politique d'exportation. Pour qu'un produit algérien soit compétitif dans notre pays, il doit l'être également à l'international », a-t-il souligné, relevant que « notre population s'est alignée sur les modes de consommation de la planète. L'économie s'est mondialisée. Nos produits doivent donc pouvoir concurrencer les produits importés ». Nouvelle politique industrielle et des actions tendant à encourager la création d'entreprises dans l'industrie. Amara Benyounès explique : « L'industrie représente aujourd'hui 5 % du PIB, contre 12 % à 15 % il y a quarante ans. Pour inverser la tendance, il n'y a pas de recette miracle : nous devons favoriser la création de sociétés industrielles et accompagner les entrepreneurs dans cette voie. Quand nous avons libéralisé le secteur du commerce extérieur, de nombreux Algériens ont fait fortune dans ce domaine. C'est également possible dans l'industrie. Nous sommes d'ailleurs en train d'organiser dans plusieurs régions des séminaires consacrés à l'investissement afin de convaincre les entrepreneurs d'investir dans l'industrie ». Le ministre pousse les Algériens à créer des entreprises notant que l'Algérie est en deçà des normes internationales. « En Algérie, nous disposons d'environ 600 000 PME-PMI. Or, par rapport à la moyenne mondiale et à notre population, nous devrions en compter 1,6 million... Par des mesures incitatives, nous devons pousser les Algériens à créer des entreprises, à développer une culture entrepreneuriale. Par exemple, pour accompagner les jeunes patrons et les créateurs d'entreprises dans leurs premiers pas, nous sommes en train d'installer des centres de facilitation et des pépinières dans l'ensemble des wilayas". Qu'en est-il du problème du foncier industriel et le financement des projets par les banques qui sont la hantise des potentiels investisseurs. Le ministre rassure et reconnaît le problème ? « Le foncier est l'un de nos principaux problèmes. Dans les semaines à venir, nous allons lancer la construction de 49 nouveaux parcs industriels, qui représenteront 12 000 ha supplémentaires, répartis sur tout le territoire, comme par exemple à Boumerdès, à 50 km à l'est d'Alger, où une zone de 1 300 ha verra le jour. Cela donnera un souffle nouveau à l'industrie et une bouffée d'oxygène aux entrepreneurs. Quant à l'obtention de crédits bancaires, les banques sont en effet devenues trop prudentes. Le Premier ministre a donné des instructions pour qu'elles jouent leur rôle dans le financement de l'économie ». Quand aux Investissement directs étrangers (IDE), il estime qu'ils sont encore insuffisants. « Entre 2012 et 2013, les IDE en Algérie auront été pratiquement multipliés par cinq. Mais ils sont encore insuffisants. Nous devons absolument attirer de grandes multinationales, car elles font office de locomotives et entraînent dans leur sillage des filières de sous-traitance profitables à de nombreuses PME algériennes. Par exemple, sur le projet d'implantation de Renault, près d'Oran, 20 % du terrain accordé au constructeur français est réservé à l'installation de sous-traitants », a-t-il confié, relevant que « lorsque des grandes entreprises étrangères viennent travailler dans notre pays, elles envoient des signaux positifs pour que d'autres suivent. Cela contribue à accroître le nombre de nos entreprises et à étoffer notre tissu industriel ». Une nouvelle stratégie industrielle se dessine. Les ambitions de Abdelhamid Temmar dans ce domaine sont mises au placard. Son successeur à ce poste, Amara Benyounès, qui a intégré le gouvernement Sellal lors du vaste remaniement de septembre 2013, nommé ministre du Développement industriel et de la Promotion de l'investissement, va droit au but. Son crédo, l'émergence d'une industrie nationale tirée par le secteur privé. Dans une interview accordée à Jeune Afrique, le sémillant ministre livre le fond de sa pensée sur l'investissement industriel et la fin de l'antagonisme entre le secteur privé et le secteur public. Pour Amara Benyounès, il y a une entreprise qu'elle soit privée ou publique. Pas de distinction entre les deux entreprises qui doivent incrirent leurs actions dans la création d'emplois et de richesses. Avant cela, Amara Benyounès dresse une feuille de route pour son département visant à atteindre cet objectif. Comment ? Il explique : "Nous devons avant tout améliorer le climat des affaires, éliminer les nombreuses lourdeurs bureaucratiques. L'administration reste trop présente dans le fonctionnement de l'économie. Nous essayons de dépoussiérer et d'alléger certaines démarches afin de faciliter les créations d'entreprises, ainsi que les relations des entrepreneurs avec l'administration, le fisc, les douanes, etc. Les effets positifs de ces mesures devraient se faire sentir dans les prochains mois". L'enjeu principal reste pour le ministre du Développement industriel et de la Promotion de l'investissement, «est de réindustrialiser l'Algérie». Selon lui, « Il n'y a pas de pays développé à travers le monde qui n'ait une industrie solide, c'est la base même du développement économique ». Il estime que la base industrielle de l'Algérie a périclité au fil des ans pour n'être qu'un vieux souvenir dans les années 2000. « Au cours des années 1970, nous avons connu une ère industrielle, que nous avons perdue durant les années 1980 et qui s'est effondrée davantage encore pendant la triste décennie 1990 », a-t-il résumé. Les ambitions du gouvernement actuel : « Aujourd'hui, notre principal objectif consiste à mettre en place une politique de substitution aux importations, tout en menant une politique d'exportation. Pour qu'un produit algérien soit compétitif dans notre pays, il doit l'être également à l'international », a-t-il souligné, relevant que « notre population s'est alignée sur les modes de consommation de la planète. L'économie s'est mondialisée. Nos produits doivent donc pouvoir concurrencer les produits importés ». Nouvelle politique industrielle et des actions tendant à encourager la création d'entreprises dans l'industrie. Amara Benyounès explique : « L'industrie représente aujourd'hui 5 % du PIB, contre 12 % à 15 % il y a quarante ans. Pour inverser la tendance, il n'y a pas de recette miracle : nous devons favoriser la création de sociétés industrielles et accompagner les entrepreneurs dans cette voie. Quand nous avons libéralisé le secteur du commerce extérieur, de nombreux Algériens ont fait fortune dans ce domaine. C'est également possible dans l'industrie. Nous sommes d'ailleurs en train d'organiser dans plusieurs régions des séminaires consacrés à l'investissement afin de convaincre les entrepreneurs d'investir dans l'industrie ». Le ministre pousse les Algériens à créer des entreprises notant que l'Algérie est en deçà des normes internationales. « En Algérie, nous disposons d'environ 600 000 PME-PMI. Or, par rapport à la moyenne mondiale et à notre population, nous devrions en compter 1,6 million... Par des mesures incitatives, nous devons pousser les Algériens à créer des entreprises, à développer une culture entrepreneuriale. Par exemple, pour accompagner les jeunes patrons et les créateurs d'entreprises dans leurs premiers pas, nous sommes en train d'installer des centres de facilitation et des pépinières dans l'ensemble des wilayas". Qu'en est-il du problème du foncier industriel et le financement des projets par les banques qui sont la hantise des potentiels investisseurs. Le ministre rassure et reconnaît le problème ? « Le foncier est l'un de nos principaux problèmes. Dans les semaines à venir, nous allons lancer la construction de 49 nouveaux parcs industriels, qui représenteront 12 000 ha supplémentaires, répartis sur tout le territoire, comme par exemple à Boumerdès, à 50 km à l'est d'Alger, où une zone de 1 300 ha verra le jour. Cela donnera un souffle nouveau à l'industrie et une bouffée d'oxygène aux entrepreneurs. Quant à l'obtention de crédits bancaires, les banques sont en effet devenues trop prudentes. Le Premier ministre a donné des instructions pour qu'elles jouent leur rôle dans le financement de l'économie ». Quand aux Investissement directs étrangers (IDE), il estime qu'ils sont encore insuffisants. « Entre 2012 et 2013, les IDE en Algérie auront été pratiquement multipliés par cinq. Mais ils sont encore insuffisants. Nous devons absolument attirer de grandes multinationales, car elles font office de locomotives et entraînent dans leur sillage des filières de sous-traitance profitables à de nombreuses PME algériennes. Par exemple, sur le projet d'implantation de Renault, près d'Oran, 20 % du terrain accordé au constructeur français est réservé à l'installation de sous-traitants », a-t-il confié, relevant que « lorsque des grandes entreprises étrangères viennent travailler dans notre pays, elles envoient des signaux positifs pour que d'autres suivent. Cela contribue à accroître le nombre de nos entreprises et à étoffer notre tissu industriel ».