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Une responsabilité partagée
Immigration clandestine
Publié dans Le Midi Libre le 06 - 12 - 2007

La malvie, la pauvreté, le sentiment d'exclusion, le manque de perspectives d'amélioration des conditions de vie, l'injustice sociale, sont les quelques facteurs à l'origine des tentatives désespérées des harragas en vue de regagner la rive nord.
La malvie, la pauvreté, le sentiment d'exclusion, le manque de perspectives d'amélioration des conditions de vie, l'injustice sociale, sont les quelques facteurs à l'origine des tentatives désespérées des harragas en vue de regagner la rive nord.
Le durcissement des législations européennes pour faire face au phénomène de l'immigration clandestine et les risques de mort certaine que comporte toute traversée dans une embarcation de fortune, n'ont pas réussi à dissuader les harragas. Dans leurs quêtes d'une vie décente, ils jouent leur existence à quitte ou double. C'est dire donc que la répression n'est manifestement pas la solution à un phénomène à l'origine d'un drame humain d'une ampleur encore insoupçonnée. «Il serait souhaitable que les pays européens s'investissent davantage pour ancrer les populations autochtones d'Afrique, en injectant des fonds dans des projets de développement pourvoyeurs d'emplois », soutiennent bon nombre de spécialistes.
Ce constat est d'autant plus pertinent que le phénomène, loin de s'estomper, touche de plus en plus de jeunes Africains, jusqu'à devenir presque une règle dans de nombreuses banlieues du continent Noir.
En effet, si dans le passé, l'immigration clandestine concernait uniquement les populations subsahariennes enclavées fuyant la misère et les conflits, aujourd'hui cette donne a totalement changé avec l'émergence de candidats algériens issus de couches moyennes. Il convient de préciser également que ce phénomène ne touche pas uniquement le jeune chômeur en quête d'un emploi dans son pays de rêve, mais aussi des fonctionnaires, des étudiants, des commerçants, des femmes, des handicapés, des enfants âgés d'à peine 12 ans.
La malvie, la pauvreté, le sentiment d'exclusion, le manque de perspectives d'amélioration des conditions de vie, l'injustice sociale, sont les quelques facteurs à l'origine des tentatives désespérées des harragas en vue de regagner la rive nord.
Ce sont autant de facteurs déclenchants qui poussent ces Algériens à affronter la mer, à prendre des risques démesurés pour rejoindre l'Espagne, l'Italie, la Grande-Bretagne, ou la Suisse.
Il y a lieu de souligner que certaines entreprises européennes qui voient en ces harragas une main d'œuvre bon marché, vont jusqu'à offrir un soutien logistique aux réseaux de passeurs qui, au vu des prix pratiqués, se constituent de véritables fortunes.
A ce sujet, les dernières révélations faites par les rescapés, secourus mardi dernier au large de Mostaganem et débarqués à Alger, indiquent que les prix exigés par les passeurs varient entre 6 et 10 millions de centimes. L'appel lancé par le jeune Youcef devant la camera de l'ENTV produira-t-il des effets dissuasifs sur les candidats à « la périlleuse aventure pour l'eldorado ? ». En l'absence d'une initiative forte des gouvernements de la rive sud de la Méditerranée, rien n'est moins sûr.
Le durcissement des législations européennes pour faire face au phénomène de l'immigration clandestine et les risques de mort certaine que comporte toute traversée dans une embarcation de fortune, n'ont pas réussi à dissuader les harragas. Dans leurs quêtes d'une vie décente, ils jouent leur existence à quitte ou double. C'est dire donc que la répression n'est manifestement pas la solution à un phénomène à l'origine d'un drame humain d'une ampleur encore insoupçonnée. «Il serait souhaitable que les pays européens s'investissent davantage pour ancrer les populations autochtones d'Afrique, en injectant des fonds dans des projets de développement pourvoyeurs d'emplois », soutiennent bon nombre de spécialistes.
Ce constat est d'autant plus pertinent que le phénomène, loin de s'estomper, touche de plus en plus de jeunes Africains, jusqu'à devenir presque une règle dans de nombreuses banlieues du continent Noir.
En effet, si dans le passé, l'immigration clandestine concernait uniquement les populations subsahariennes enclavées fuyant la misère et les conflits, aujourd'hui cette donne a totalement changé avec l'émergence de candidats algériens issus de couches moyennes. Il convient de préciser également que ce phénomène ne touche pas uniquement le jeune chômeur en quête d'un emploi dans son pays de rêve, mais aussi des fonctionnaires, des étudiants, des commerçants, des femmes, des handicapés, des enfants âgés d'à peine 12 ans.
La malvie, la pauvreté, le sentiment d'exclusion, le manque de perspectives d'amélioration des conditions de vie, l'injustice sociale, sont les quelques facteurs à l'origine des tentatives désespérées des harragas en vue de regagner la rive nord.
Ce sont autant de facteurs déclenchants qui poussent ces Algériens à affronter la mer, à prendre des risques démesurés pour rejoindre l'Espagne, l'Italie, la Grande-Bretagne, ou la Suisse.
Il y a lieu de souligner que certaines entreprises européennes qui voient en ces harragas une main d'œuvre bon marché, vont jusqu'à offrir un soutien logistique aux réseaux de passeurs qui, au vu des prix pratiqués, se constituent de véritables fortunes.
A ce sujet, les dernières révélations faites par les rescapés, secourus mardi dernier au large de Mostaganem et débarqués à Alger, indiquent que les prix exigés par les passeurs varient entre 6 et 10 millions de centimes. L'appel lancé par le jeune Youcef devant la camera de l'ENTV produira-t-il des effets dissuasifs sur les candidats à « la périlleuse aventure pour l'eldorado ? ». En l'absence d'une initiative forte des gouvernements de la rive sud de la Méditerranée, rien n'est moins sûr.


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