Chaque année à l'approche de la rentrée des classes, les médias et les parents d'élèves semblent redécouvrir les méfaits des sacs trop lourds sur la colonne vertébrale des enfants. Mais aujourd'hui, certains scientifiques pensent que le cartable a bon dos et que le vrai coupable est ailleurs… Chaque année à l'approche de la rentrée des classes, les médias et les parents d'élèves semblent redécouvrir les méfaits des sacs trop lourds sur la colonne vertébrale des enfants. Mais aujourd'hui, certains scientifiques pensent que le cartable a bon dos et que le vrai coupable est ailleurs… L'âge scolaire est celui de la croissance, de la formation du corps et de l'apprentissage de certaines attitudes. Ainsi, il apparaît crucial de prévenir au plus tôt les mauvaises habitudes et ne pas entraver le bon développement du dos. Une question de poids Les associations de parents d'élèves, de consommateurs et de médecins scolaires s'accordent sur les dangers pour les enfants de porter une charge trop lourde. Depuis quelques années, l'augmentation du poids du cartable accentuerait cette action délétère. L'intensité de la douleur serait même proportionnelle à la charge portée1. Pour les scientifiques, les sacs d'école ne devraient pas dépasser 10 % du poids des écoliers. Mais dans les faits, ce poids est bien souvent dépassé. Une étude américaine a relevé que le cartable pesait en moyenne 8,2 % du poids de l'enfant, avec cependant de grande disparité et une augmentation avec l'âge. De 6,2 % à la maternelle, ce rapport passait à 12 % en sixième. Au total, plus d'un quart des élèves portait un poids supérieur à 10 % de leur poids… Le cartable peut être innocenté Une étude norvégienne relance aujourd'hui le débat. Parmi 745 collégiens suivis par le Dr Charlotte van Gent, 45 % ont rapporté des douleurs au niveau du dos, de la nuque ou des épaules. 6 % d'entre eux évoquent de fortes douleurs au niveau du cou et des épaules et 7 % des lombalgies sévères. Mais les plaintes les plus importantes n'étaient pas liées aux plus fortes charges, aucune association entre la douleur et la masse n'a été mise en lumière. Selon les résultats, les souffrances étaient plus fortement associées à des facteurs psychosomatiques : symptômes généraux de fatigue, d'indifférence, de migraines associées au stress, ou d'insatisfaction scolaire… La perception du poids du cartable plus que sa masse réelle serait en cause. Le but reste toujours de minimiser les situations néfastes pour la colonne du jeune enfant : Le cartable à roulettes peut paraître séduisant, mais attention il est plus lourd et les enfants sont contraints de le porter dans les escaliers ; Un cartable solide et léger permet une répartition de la charge sur les deux épaules ; Durant l'année scolaire, veillez à ce que votre enfant n'emporte pas plus que nécessaire ; Alertez le directeur si le poids des fournitures vous paraît excessif ; Limitez le temps durant lequel l'enfant porte le cartable, demandez-lui de l'ôter en attendant le début des cours ou dans le bus, etc. Eviter le surpoids des enfants grâce à une alimentation équilibrée. Lutter contre l'inactivité en privilégiant des activités de plein air plutôt que des heures passées devant la télévision ou une console de jeux ; Veiller à ce que l'enfant ne reste pas en position assise sur des mobiliers inadaptés pendant de longues heures ; Dépister les troubles psychologiques et comportementaux et si nécessaire, proposer une prise en charge adaptée. En conclusion, le cartable n'est pas le seul coupable. A la maison comme à l'école, pensez à protéger la colonne vertébrale de votre enfant. Les jeunes qui souffrent de lombalgies ont plus de risque de souffrir des mêmes symptômes à l'âge adulte. L'âge scolaire est celui de la croissance, de la formation du corps et de l'apprentissage de certaines attitudes. Ainsi, il apparaît crucial de prévenir au plus tôt les mauvaises habitudes et ne pas entraver le bon développement du dos. Une question de poids Les associations de parents d'élèves, de consommateurs et de médecins scolaires s'accordent sur les dangers pour les enfants de porter une charge trop lourde. Depuis quelques années, l'augmentation du poids du cartable accentuerait cette action délétère. L'intensité de la douleur serait même proportionnelle à la charge portée1. Pour les scientifiques, les sacs d'école ne devraient pas dépasser 10 % du poids des écoliers. Mais dans les faits, ce poids est bien souvent dépassé. Une étude américaine a relevé que le cartable pesait en moyenne 8,2 % du poids de l'enfant, avec cependant de grande disparité et une augmentation avec l'âge. De 6,2 % à la maternelle, ce rapport passait à 12 % en sixième. Au total, plus d'un quart des élèves portait un poids supérieur à 10 % de leur poids… Le cartable peut être innocenté Une étude norvégienne relance aujourd'hui le débat. Parmi 745 collégiens suivis par le Dr Charlotte van Gent, 45 % ont rapporté des douleurs au niveau du dos, de la nuque ou des épaules. 6 % d'entre eux évoquent de fortes douleurs au niveau du cou et des épaules et 7 % des lombalgies sévères. Mais les plaintes les plus importantes n'étaient pas liées aux plus fortes charges, aucune association entre la douleur et la masse n'a été mise en lumière. Selon les résultats, les souffrances étaient plus fortement associées à des facteurs psychosomatiques : symptômes généraux de fatigue, d'indifférence, de migraines associées au stress, ou d'insatisfaction scolaire… La perception du poids du cartable plus que sa masse réelle serait en cause. Le but reste toujours de minimiser les situations néfastes pour la colonne du jeune enfant : Le cartable à roulettes peut paraître séduisant, mais attention il est plus lourd et les enfants sont contraints de le porter dans les escaliers ; Un cartable solide et léger permet une répartition de la charge sur les deux épaules ; Durant l'année scolaire, veillez à ce que votre enfant n'emporte pas plus que nécessaire ; Alertez le directeur si le poids des fournitures vous paraît excessif ; Limitez le temps durant lequel l'enfant porte le cartable, demandez-lui de l'ôter en attendant le début des cours ou dans le bus, etc. Eviter le surpoids des enfants grâce à une alimentation équilibrée. Lutter contre l'inactivité en privilégiant des activités de plein air plutôt que des heures passées devant la télévision ou une console de jeux ; Veiller à ce que l'enfant ne reste pas en position assise sur des mobiliers inadaptés pendant de longues heures ; Dépister les troubles psychologiques et comportementaux et si nécessaire, proposer une prise en charge adaptée. En conclusion, le cartable n'est pas le seul coupable. A la maison comme à l'école, pensez à protéger la colonne vertébrale de votre enfant. Les jeunes qui souffrent de lombalgies ont plus de risque de souffrir des mêmes symptômes à l'âge adulte.