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partez avant qu'il ne soit trop tard!
Publié dans Le Quotidien d'Algérie le 05 - 03 - 2011


Le pouvoir algérien a connu plusieurs phases :
1- Le round d'observation qui a vu le groupe de Tlemcen constitué autour de Ben-Bella et Boumédiène prendre l'avantage sur ses rivaux (Ben Khedda, Boudiaf, Aït-Ahmed, Krim, entre autres). Après quelques mois, certains membres de ce groupe sont passés dans l'opposition (exemple: Ferhat Abbas, Khider). L'incertitude quant à l'issue définitive de l'affrontement entre groupe au pouvoir et groupes de l'opposition dura jusqu'au 19 juin 65.
2- Le coup d'Etat de Houari Boumédiène inaugura le règne de l'ANP, qui dure à ce jour. Le Conseil de la Révolution avec Boumédiène à sa tête (détenant le commandement civil et militaire) devint le maître du pays, le FLN et ses organisations de masse servant de caisse de résonance, appareil de propagande et amortisseur. La SM eut pleins pouvoir pour liquider toute forme d'opposition. Cette situation dura jusqu'à la mort de Boumédiène, en décembre 78.
3- La période Chadli : l'homme fort disparu, les colonels finirent par trouver un arrangement entre eux, sacrifiant quelques gêneurs (boutef et Yahiaoui, entre autres) afin de maintenir le système. Chadli et sa femme découvrirent les fastes de la cour et constituèrent leur clan. Kasdi Merbah, le tout-puissant chef de la SM attendit son heure (qui ne vint jamais). Une redistribution s'opéra progressivement et la cabinet noir prit forme (belkheir, nezzar et leurs acolytes). La classe de nouveaux riches apparut au grand jour et la crise économique frappa en 85. De gros nuages noirs commencèrent à s'amonceler dans le ciel d'Algérie. Chadli et son clan engagèrent l'épreuve de force afin de se débarrasser du FLN et du socialisme boumédiénien (ou ce qu'il en restait). Tout cela déboucha sur octobre 88, l'ouverture démocratique de 89-91 et la fulgurante percée du FIS.
4- Le règne des DAF et du DRS, qui débuta avec le putsch de janvier 92 et qui se poursuit à ce jour. Cette étape connut plusieurs épisodes (Boudiaf, HCE, Zéroual et finalement boutef). La caractéristique principale de ce pouvoir post 92 est la gestion du pays dans la clandestinité, comme l'a bien expliqué Lahouari Addi. Derrière une façade civile et pseudo-démocratique, se cachent les vrais décideurs qui se réunissent dans la clandestinité et décident des grandes orientations politiques. Derrière eux se trouve un puissant réseau mafieux d'hommes de main et d'hommes d'affaires. Leurs hommes se trouvent partout, dans l'administration, les entreprises, les partis, les médias. Le DRS est le maître d'œuvre de ce pouvoir occulte. Les généraux putschistes, n'ayant aucune légitimité, avaient besoin dès le début d'une couverture : ce fut Boudiaf, puis Kafi, Zéroual et enfin boutef. Seul Ali Kafi fut docile et ne leur posa aucun problème. Boudiaf, ayant éventé leur complot, fut liquidé. boutef pressenti une première fois en 94, prit peur et se débina; ce fut Zéroual qui prit la place qu'on lui destinait. Ce dernier tenta de voler de ses propres ailes et de constituer son propre groupe. Le cabinet noir utilisa alors la grosse artillerie contre lui et le poussa à la démission (campagne contre Betchine, massacres de Bentalha, Raïs, Sidi Youcef). boutef accepta enfin le deal en 99. Rusé et habitué aux coups tordus, il obligea le cabinet noir à lui faire de nombreuses concessions et à lui permettre de constituer son clan et d'arroser abondamment sa smala avec l'argent de la rente.
La relative stabilisation du pouvoir depuis 99 est le résultat du deal passé entre les deux principaux clans, celui du cabinet noir et celui de boutef. Les promotions aux postes supérieurs civils et militaires se fait sur la base de ce deal et du maintien de l'équilibre. Cela ne se fit pas toujours sans heurts (différentes affaires et scandales, Tounsi, Zerhouni, etc.)
Aujourd'hui que le vent du changement venant de l'Est risque de devenir une tempête et d'emporter tout ce beau monde, il faudra bien procéder à quelques réaménagements et sacrifier quelques brebis devenues trop galeuses et compromettantes. Qui sera le bouc émissaire? Qui passera à la trappe? Qui se fera oublier? Chacun des deux clans envoie des signaux codés à la société et aux puissances étrangères, faisant jouer ses relais et présentant l'autre clan comme la dent pourrie à extraire afin de préserver le pays du chaos qui risque de l'emporter, si jamais la tempête se déchaine.
La grande inconnue reste le peuple et le peu qui reste encore sain parmi les élites civiles et militaires. Jusqu'à présent, enfermés dans leur arrogance, les chefs des deux clans et leurs sous-fifres ont balayé d'un revers de la main tout risque venant de ce côté. « L'Algérie n'est ni la Tunisie, ni l'Egypte. », ne cessent-ils de répéter à qui veut bien les entendre.
Aujourd'hui le peuple algérien et les élites sincères doivent faire échec à toutes ces manigances et refuser le deal qu'on lui propose. Finie la gestion clandestine du pays. Ce que le peuple algérien mérite depuis 62, c'est l'Etat de droit, la gestion transparente des affaires de l'Etat, l'indépendance de la Justice, la liberté de choisir ses représentants qui décideront de la politique à appliquer, qu'elle soit socialiste ou libérale. Le peuple en a assez des généraux, du DRS, de boutef et de leurs clans. Il leur demande de partir où bon leur semble, mais de disparaître de son univers. Non, après eux, ce ne sera pas le chaos. Il y a dans notre pays suffisamment d'hommes et de femmes de toutes sensibilités politiques, compétents, dévoués et sincères, pour prendre le relais. Dès demain, un gouvernement de transition pourra être constitué et le pays sera géré de la meilleure manière qui soit, en attendant la convocation d'une Assemblée Constituante et l'organisation d'élections pluralistes à tous les niveaux auxquelles participeront toutes les sensibilités politiques sans exclusion (des communistes aux islamistes).
Vous, les requins qui avez martyrisé notre pays, humilié notre peuple et pillé nos richesses pendant des décennies, nous vous demandons de partir et de nous laisser nous débrouiller sans vous. Vous avez fait assez de mal.
Si vous ne comprenez pas ce langage, alors la tempête vous emportera à coup sûr; ce n'est qu'une question de mois, de semaines peut-être. La gestion du pays par la police politique, dans la clandestinité, ne sera plus acceptée. Aujourd'hui, nous savons, grâce à nos frères et sœurs de Tunisie, d'Egypte et de Libye que vous n'êtes pas invincibles et que par notre union et notre persévérance, nous pourrons vous mettre tous dehors en quelques semaines. Les Algériennes et Algériens qui vous ont subi en silence jusqu'à aujourd'hui ont maintenant la possibilité d'observer en direct les révolutions qui se font chez leurs voisins et de tirer les conclusions qui s'imposent. Dans leur esprit, les choses deviennent de plus en plus claires et la voie à suivre est bien tracée. Ce n'est plus qu'une question de temps.
Alors, partez avant qu'il ne soit trop tard.
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