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La France dans le vent de l'hystérie Islamophobe.
Publié dans Le Quotidien d'Algérie le 31 - 03 - 2011

Par Iskander DEBACHE. Paris le 29 Mars 2011.
Un proverbe de chez nous avait pour coutume de dire peut être à juste titre: - Celui dont je connais le père et le grand père ne saurait m'éblouir par le fils .
Ce qui signifie en clair que nous nous sommes par le passé suffisamment heurtés à l'incompréhension et à l'intolérance pour savoir aujourd'hui à quoi nous en tenir face aux épanchements de mauvaise foi auxquels nous a habitués une large partie de la presse Française et plus encore lorsque cette dernière évoque le droit certes, dans un autre contexte incontournable à la liberté d'expression, pour justifier un acte de prédation raciste. Si dans ce cas précis le prétexte fallacieux de la liberté d'opinion soulève déjà des hauts le cœur d'indignation quand il émane de certaines rédactions qui se trouvaient dans un passé somme toute encore récent dirigées et encadrées par d'anciens membres de la Police littéraire de Vichy, il épouse franchement les allures et les contours d'un véritable attentat à la pudeur sous la forme d'un faux débat sur l'Islam et la laïcité travesti pour la circonstance en polémique tonitruante entre le président de l'U.M.P. Jean-François Copé et le chef du gouvernement François Fillon. Signe des temps ou de fin de règne à une année des présidentielles, à défaut de véritable débat, on cherche le bouc-émissaire dans le seul objectif d'occuper l'espace audio-visuel public sans même se rendre compte du climat malsain que de pareils comportements pourraient aider à instaurer.
Nicolas Sarkozy n'en est pas à sa première! Souvenez vous de la polémique sur les tests A.D.N. où l'opposition a été réduite au silence et pour cause puisque tout le débat s'est déroulé entre Rama Yade et Bernard Kouchner! A l'époque, l'objectif inavoué de la politique d'ouverture, consistait à faire du Péronisme. En Argentine au cours des années Cinquante et Soixante, Juan Domingo Peròn avait réuni des Péronistes de droite et des Péronistes de gauche au sein du Parti Justicialiste, tous représentés au congrès Argentin dans le seul but de réduire l'opposition au silence.
Bien sûr que sur le plan stratégique ou purement parlementaire, on a déjà vu mieux mais le coup est porté suffisamment fort et en dessous de la ceinture pour ne pas inquiéter la gauche tous partis confondus si le thème n'était pas assez éculé pour que cela ressemble à du harcèlement Islamophobe frisant l'hystérie.
Alors pour faire bonne figure on bat le rappel des classes! Rama Yade, Fadéla Amara, Sihem Habchi et Malek Boutih sont aussitôt sommées de reprendre du service dans leur rôle préféré des supplétifs de service.
Les Ni putes, ni soumises appelées à la rescousse:
Le mouvement « Ni putes, ni soumises », créé dans le sillage de SOS Racisme et du Parti socialiste, semble devenu aujourd'hui la nouvelle «cause nationale». Financée à grands coups de subventions publiques, adulées par les élites politiques et médiatiques Françaises elles même inhibées voire fortement muselées par les limites restreignantes du politiquement correct, Reçues en «grandes pompes» dans la plupart des municipalités de l'Hexagone, les ni putes ni soumises sont devenues l'expression d'une mauvaise conscience républicaine bien Française colportée par une lecture tronquée de la laïcité et qui tente de racheter sur le dos des banlieues et des populations précaires une virginité féministe et laïque, évacuant ainsi le véritable problème des discriminations sexistes qui, rappelons-le, touchent tous les milieux sociaux et culturels de la France.
A l'instar de SOS-Racisme qui, quinze ans plutôt, avait confisqué le message citoyen et autonome du mouvement des banlieues (les Grandes Marches de 1983, 1984 et 1985), les « Ni putes ni soumises », grâce à des moyens de communication sophistiqués, transforment la « cause des femmes » en un « féminisme gadget », opposant de manière manichéenne les « centres-villes émancipés » aux banlieues « sexistes et arriérées ». Or, si les violences sexistes dans les cités populaires constituent bien une réalité, qu'il faut dénoncer à tout prix, il convient de rappeler que le « féminisme gadget » des Ni putes, ni soumises est porteur d'effets pervers qui renforcent encore davantage les discriminations sociales, racistes et sexuelles.
Il tend à occulter tout le travail de terrain accompli depuis de nombreuses années par des associations et des structures de proximité qui voient aujourd'hui diminuer, de manière drastique, les effets de leur travail en plus de ce qu'il réduit le problème des violences sexistes aux seules populations issues de l'immigration maghrébine, africaine et turque: les « nouveaux barbares » qui sont simultanément traités comme des « victimes » et des « bourreaux » (notons, qu'en France, 2,5 millions de femmes de toutes origines socio-culturelles sont victimes chaque année de violences sexistes) ; Il établit une équation douteuse, sur le plan sociologique, entre la visibilité de certaines associations musulmanes et la montée des attitudes sexistes, celles-ci étant rendues responsables de la frustration sexuelle des jeunes.
Dans le même élan, les « Ni putes- Ni soumises » ont apporté leur caution à la loi visant à exclure les jeunes filles voilées du droit à l'éducation . Plus grave, elles ethnicisent le combat historique des femmes pour leur émancipation, jusqu'à en faire le monopole d'une élite « civilisée » prétendument opposée aux « Bougnoules sauvages » des banlieues.
Iskander DEBACHE.


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