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Du terrorisme pédagogique de Si Ali au mensonge pédagogique de la presse algérienne.
Publié dans Le Quotidien d'Algérie le 01 - 09 - 2014

À défaut d'avoir recours à la force pour contrôler les populations, on peut parfaitement les contrôler par l'opinion « La presse libre n'existe pas. Aucun de vous n'oserait donner son avis personnel ouvertement. Nous sommes les pantins qui sautent et qui dansent quand ils tirent sur les fils. Notre savoir faire, nos capacités et notre vie même leur appartiennent. Nous sommes les laquais des puissances financières derrière nous. Nous ne sommes rien d'autre que des intellectuels prostitués. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l'opinion au service des Puissances de l'Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses ». C'est ce qu'avait écrit John Swaiton, l'éditeur du New York Times, au moment de son discours d'adieu, devant les journalistes.
Mensonges et délires structurés, information déstructurée pour mémorisation minimale
Tous les psychologues et spécialistes des neurosciences savent que la mémorisation des informations par le cerveau se fait d'autant mieux que ces informations sont présentées de façon structurée et hiérarchisée. La structuration et la hiérarchisation de l'information sont aussi des principes de base enseignés à tous les étudiants en journalisme.
Or depuis plus de 50 ans, la presse écrite et les journaux télévisés, sur ordre des services qui ont en charge la mission de contrôler et d'orienter la foule, font exactement le contraire, en enchaînant dans le désordre des sujets hétéroclites et d'importance inégale (un fait divers, un peu de politique, du sport, un sujet social, un autre fait divers, puis à nouveau de la politique, etc.), comme si le but recherché était d'obtenir la plus mauvaise mémorisation possible des informations par le public. Une population amnésique est en effet beaucoup plus facile à manipuler...On est en plein dans la stratégie de Goebbels qui disait aux medias « mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose dans le cerveau de la foule ».
Exemples de cette manipulation lors des journées de samedi et dimanche 30 et 31août 2014, alors que la mort d'Albert Ebossé, les violences et la délinquance qui ont atteint des seuils alarmants et la journée internationale des victimes de disparitions forcées (notre pays compte pas moins de 4000 disparus) devaient en principe constituer l'essentiel de l'actualité nationale.
Vingt heures journal télévisé : 20 heures- Grand angle sur la libération des deux algériens retenus en otage depuis plusieurs mois à Gao (Mali) par un groupuscule terroriste dont on ignore tout.
Vint heures dix- Le rôle (héroïque) du chef de l'Etat et de la diplomatie algérienne dans la promotion de la paix dans le monde. Pas un mot sur les bataillons de disparus algériens.
Vint heures vingt- Faits divers et activités du gouvernement.
Vingt heures tente- Autres faits divers et activités culturelles (soutien des artistes algériens à la population de Gaza). Si bien qu'à la fin du journal on a l'impression qu'il n'y eut jamais de guerre civile, jamais de dépassements, jamais de disparition et jamais de crimes contre le peuple par les forces de sécurité. De ce journal télévisé, si on y prend pas garde, on retiendra cette image : le régime algérien n'est pas le bourreau mais la victime accusée arbitrairement par de mauvaises langues...
Vingt heures quarante- Météo.
Vingt heures quarante cinq- Emission sur les écoles militaires (dont les conditions obscures de recrutement ont scandalisé la quasi-totalité des parents des nouveaux bacheliers). En effet, les écoles militaires, contrairement à ce qui a été avancé lors de documentaire, ont organisé des concours fictifs pour les besoins d'une certaine propagande...A la vérité, les places ont été réservées depuis bien des mois... Chose qu'ignore peut-être le capitaine qui a préparé cette émission.
Vingt et un heures quinze- Table ronde sur les violences dans les stades. Aucun spécialiste sur la question de la violence et de la délinquance, plus actives encore hors des stades, n'a été invité. L'émission sera rediffusée le lendemain sur tv tamazighit en présence d'un enseignant instructeur ( CEP qui n'a jamais lu le moindre ouvrage dans sa vie) recyclé dans la communication, par ailleurs consultant personnel de Hannachi. Pas un mot sur les dérives et la faillite du sport dans notre pays. La question comment sauver le sport, comment l'assainir, l'éloigner des influences de la pègre, le promouvoir et le rendre à sa famille naturelle, n'a jamais été évoquée lors de cette table ronde. La mort d'Ebossé et les violences dans les stades sont, selon les intervenants de cette émission, « des actes isolés, étrangers à notre culture de musulmans, qui n'honorent pas les efforts déployés par l'Etat pour la promotion du sport». Pas un mot encore sur ces bataillons de délinquants et autres dealers à la solde de la gendarmerie et des services de sécurité qui terrorisent le pays.
Samedi et Dimanche, la presse écrite trace une fois de plus les lignes rouges au clan Bouteflika à travers des manipulations (sous couvert d'un combat démocratique) encore plus élaborées, hautement sophistiquées. Face à un président qui réclame son statut de chef d'Etat, on sort le grand arsenal. En associant le clan présidentiel à de nombreuses affaires judiciaires et en le faisant passer pour un clan mafieux, loin de refléter les attentes légitimes du peuple, El Watan dans son édition d'aujourd'hui dimanche, est visiblement en mission périlleuse : empêcher coûte que coûte Bouteflika de se réapproprier les prérogatives que lui confère la constitution et sauver le soldat Si Ali.


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