Le secteur de la santé dans la wilaya de Naâma a connu, ces derniers temps, de grands aménagements de ses structures et de grandes progressions, tant au niveau des EPH qu'au niveau des EPSP et centres de santé des communes et des zones éparses. A vrai dire, la santé continue à faire sa mue. C'est ainsi que dans le cadre de la contractualisation et de la réforme hospitalière, des sommes colossales ont été dégagées par l'Etat dans le but de doter les hôpitaux, notamment ceux de Naâma, Mécheria et Aïn-Séfra, d'équipements hospitaliers modernes, à l'exemple de scanners, ainsi que l'aménagement des blocs opératoires modernes, pour permettre des grandes interventions chirurgicales sur les lieux ; des services qui commencent à assurer des prestations médicales et répondent aux besoins de la population locale qui était évacuée dans un passé récent pour de simples complications vers les hôpitaux de Saïda, Tlemcen et Oran. Le secteur a aussi bénéficié dans le cadre des programmes spéciaux, de nouvelles infrastructures spécialisées, de nouveaux centres pour les maladies transmissibles et contagieuses, en plus de l'acquisition de camions et d'ambulances médicalisées, voire même le renouvellement périodique de la literie, ainsi que des travaux d'aménagement, de réhabilitation et d'extension des polycliniques et des centres de santé au niveau des communes de la wilaya. Les communes les plus reculées et reconnues comme étant des zones éparses et sous-médicalisées ont été dotées chacune d'un nouveau centre de santé, d'équipements médicaux, et d'ambulance tout-terrain, et ce, à l'effet d'une protection sociale et sanitaire sur place et d'une amélioration du cadre de vie du citoyen. A l'occasion donc de la Journée mondiale de la santé, le 7 avril de chaque année, plusieurs activités ont eu lieu dans la wilaya de Naâma. A Mécheria, il a été organisé un semi-marathon au profit de toute la population de la région (malades et autres), car beaucoup d'études ont montré que l'activité physique améliore la santé. Alors qu'à travers les EPH et EPSP, des expositions, des dons de sang, et des opérations chirurgicales ont été tenus. A l'occasion de ses 70 ans, et pour la Journée mondiale de la santé, l'OMS lance un appel aux dirigeants mondiaux. Objectif : que soient prises des mesures concrètes pour que chacun, partout dans le monde, ait accès à des services de soins essentiels sans subir de difficultés financières. «L'Organisation mondiale de la santé a été fondée sur le principe que tout le monde a le droit d'atteindre le niveau de santé le plus élevé possible», rappelle l'OMS. Depuis sept décennies, voilà ce qui anime l'agence onusienne. A l'occasion de la Journée mondiale de la santé, elle appelle les dirigeants mondiaux à tenir les engagements pris en 2015, en matière d'objectifs de développement durable, et à prendre des mesures concrètes pour améliorer la santé de tous. En effet, «l'expérience a montré à maintes reprises que la couverture santé universelle (CSU) ne peut être mise en place qu'avec une forte volonté politique». Ne dit-on pas que la santé n'a pas de prix ? B. Henine