C'est le 23 janvier prochain que le procès en appel du journaliste Adlène Mellah se tiendra avec la détermination du collectif de sa défense de le libérer. M. Kebci - Alger (Le Soir) - Lors du procès en première instance, le 25 décembre dernier, le journaliste a été condamné à une année de prison ferme pour «attroupement illégal», lui qui prenait part, quinze jours auparavant, à un sit-in de soutien au chanteur Réda City 16, devant le Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi. Adlène Mellah, qui croupit à la prison d'El Harrach, a entamé, depuis maintenant quatre semaines, une grève de la faim. Il souffrirait d'un début de paralysie de la jambe gauche et serait dans un état de santé précaire et, donc, préoccupant. Un «état de santé très dégradé dont je suis choquée», témoigne, d'ailleurs, la femme du détenu dans une lettre émouvante à l'issue d'une visite qu'elle lui a rendue le 10 janvier écoulé. Ce qui a «visiblement nui à son état et l'affaiblit, présentant un très grave danger sur sa vie, plus que jamais». Et de poursuivre en exprimant son regret par rapport au «silence des responsables qui pèse autour de l'affaire, loin des droits de l'Homme que la Constitution algérienne garantit aux citoyens». «Cet état de santé dangereux que j'ai vu de mes propres yeux aujourd'hui a été confirmé par le médecin spécialiste qui a examiné mon mari et l'a trouvé dans un état très difficile», écrit encore l'épouse de Mellah qui, selon elle, «n'arrive pas à bouger son bras et son pied gauches, à cause de ce qui semble être le début d'une paralysie partielle, et souffre selon son médecin d'une infection au niveau des yeux à cause de la lumière qui reste allumée toute la nuit dans sa cellule, chose que j'ai remarquée dans ses yeux gonflés». Et de faire part de sa revendication d'un «procès équitable dans lequel tous ses droits seront garantis, loin de toutes les mesures politiciennes qui l'avaient conduit à la prison». Pour son épouse, Adlène Mellah «ne fait pas cette grève de la faim pour gagner la sympathie de quiconque, ou de réclamer le pardon pour une erreur qu'il n'a pas commise, mais pour avoir droit à un procès équitable et à ses droits, selon les lois et la Constitution algériennes. Un procès dans lequel les avocats pourront plaider la cause de leur client et exposer les dépassements dont il a été victime à cause de son activité politique qui aurait dérangé des cercles, ces derniers n'ont pas trouvé de solutions à part l'instrumentalisation de la justice et de prendre le risque de sacrifier l'Etat de droit afin de réduire au silence des voix et de faire taire un journaliste qui exerce son droit constitutionnel à la critique dans le respect des lois de la république». L'épouse de Mellah finit sa lettre par un appel à «toutes les associations et les organisations de défense des droits de l'Homme, aux confrères et aux militants et acteurs de la société civile, pour sauver mon mari» et un autre des plus importants, «au président de la République afin d'ouvrir une enquête urgente sur les dépassements qu'avait subis mon mari qui a négligé toutes les consignes et les indications du président qui interdit l'emprisonnement des journalistes». M. K.