Toufik Korichi, le directeur du pôle sportif du CR Belouizdad, est plus que jamais convaincu que la reprise de la compétition «dans ces conditions» serait de la pure (pire) «aventure». Le responsable belouizdadi qui, s'exprimait durant une émission sportive de la télévision publique, samedi soir, a eu des mots durs envers les personnes favorables à un retour à la compétition «lorsque la plupart des clubs n'ont pas les moyens de déployer le protocole exigé par les autorités sanitaires et validé par les instances sportives nationales. «Parler d'une reprise de championnat n'est pas d'actualité, même s'il faut reconnaître qu'il est sujet à approbation des services de la santé publique. Je l'ai déclaré et je le redis : la vie des personnes est une ligne rouge à ne pas franchir, et reprendre la compétition alors que les effets de la pandémie sont toujours perceptibles serait une aventure aux conséquences fâcheuses. Laissons les spécialistes se prononcer sur la question en pesant le pour et le contre et en jugeant la situation en leur âme et conscience», témoigne celui qui pense que «80% au moins des clubs des deux ligues professionnelles et de la division «amateurs» ne sont pas capables de réunir les conditions de reprise en déployant des équipes médicales pour protéger leurs joueurs et les membres des autres staffs. Nous sommes pour l'idée de terminer la saison mais après avoir réuni toutes les conditions. Nous ne nous dérobons pas. Mais nous dirons qu'il est hasardeux de reprendre sans que les conditions maximales soient réunies», confie-t-il encore. Enfin, le directeur du pôle sportif du CRB invitera les instances du football à programmer des rencontres de concertation avec les clubs et les experts de la médecine publique. «Comme ça, la responsabilité de tous est engagée et personne ne fera le reproche à tel ou untel sur de possibles risques en cas de reprise», admet Korichi. M. B.