APW ANNABA Budget supplémentaire et habitat à l'ordre du jour Le budget supplémentaire (BS) 2013 et l'habitat, avec ses différents segments, ont constitué les deux principaux points inscrits à l'ordre du jour de la session ordinaire de l'Assemblée populaire de wilaya de Annaba, tenue en cette fin de semaine sous la présidence de Laïd Hadji et en présence du wali, Mohamed El Ghazi. Celui-ci a invité les différents responsables au niveau de la wilaya à apporter des éclaircissements satisfaisants aux questionnements des élus. A la lecture du BS, il ressort une première dans cette wilaya. C'est la part destinée à l'équipement. En effet, plus de 60% du BS ira aux douze communes de la wilaya pour une amélioration du cadre de vie. Celles-ci ont vu la totalité de leurs demandes en moyens matériels destinés à l'aménagement des agglomérations dont les chefs-lieux de commune et à la préservation de l'environnement satisfaites, selon Mohamed Ayad, président d'une commission de l'APW. Ainsi, des bennes-tasseuses, des camions-bennes, des camions-balais, des chargeurs, des pelleteuses, entre autres, seront acquis par les communes. Toutefois, l'un des membres de l'APW a demandé d'éviter l'acquisition de matériel de mauvaise qualité. L'intérêt pour l'environnement fera dire au président de l'APW qu'«avant d'entamer toute opération de développement local, il y a lieu d'abord de veiller à la propreté des lieux». Et c'est le cas un peu partout à travers les douze communes dont le chef-lieu de wilaya. La question des créances détenues par des dizaines d'entrepreneurs ayant réalisé des projets pour le compte de la Direction du logement et des équipements publics (Dlep) a été soulevée par des membres de l'APW lors de l'examen du deuxième point de cette session ayant trait à l'habitat, sous tous ses segments. Ces derniers attendent, pour certains, depuis plus de deux ans, d'être réglés afin de pouvoir entamer d'autres chantiers, sachant qu'ils font face à des dépenses (acquisition de matériaux de construction, règlement de leurs employés qui ne peuvent attendre une aussi longue période). L'urgence d'une prise en charge du vieux bâti a été soulevée par les élus. À ce sujet, l'un des élus soulignera la nécessité de prendre des mesures préventives pour éviter des effondrements. Il préconisera de raser les immeubles menaçant ruine de la vieille ville et des autres quartiers pour empêcher qu'ils soient occupés par des squatteurs venant souvent de wilayas limitrophes avec l'intention de bénéficier d'un logement. La Société de l'eau et de l'assainissement de Tarf et Annaba (SEATA) et la Sonelgaz ont été interpellées par des membres de l'APW, sur le branchement électrique et le raccordement au gaz naturel et à l'eau potable pour de nouvelles cités livrées, notamment celles des 750 logements de Boukhadra III, des 400 logements de Chaïba et d'autres sites ruraux. Des opérations de développement ayant fait l'objet de demandes par les communes à l'APW ont reçu un avis favorable après l'intervention de celle-ci auprès des directions de l'exécutif de la wilaya. C'est le cas des Directions de la jeunesse et des sports, des travaux publics, de la construction et de l'urbanisme, de la santé et des ressources en eau. Un autre élu de l'APW a estimé que le journaliste a le droit et le devoir d'écrire sur des sujets qui intéressent le citoyen, même s'il s'agit de critiques envers l'administration. Celle-ci est tenue de répondre aux doléances soulevées par la presse, dira-t-il. A. Bouacha MILA Du grabuge à l'association Tedj des malades diabétiques Rien ne va plus entre le trésorier de l'association Tedj, Bououdine Mahfoud, et son président Zoheir Benchaoui. Constatant des irrégularités flagrantes au niveau de la gestion, le trésorier de l'association a informé les services de la wilaya par requête adressée au wali en date du 13 avril 2013, restée sans suite. Il dénoncera «les agissements et le comportement irresponsable du président, qui fait cavalier seul et n'en fait qu'à sa tête dans tout ce qui a trait aux affaires et aux intérêts de l'association». Dans sa requête dont une copie nous a été remise, le plaignant fait état de la fuite en avant du premier responsable de l'association qui refuse, depuis belle lurette, de programmer la moindre réunion du bureau, «usant et abusant des moyens et des finances comme bon lui semble, sans aucun respect aux autres membres du bureau, ni même à la réglementation en vigueur. Pour preuve, l'utilisation abusive et sans restriction et à des fins personnelles du véhicule acquis par l'association pour le transport des malades, mais dont le président en a fait une propriété privé, se servant sans carnet de bord (pourtant disponible), sans ordres de mission qui devraient justifier l'utilisation des bons d'essence, sans parler des achats et autres acquisitions de matériel et mobilier». D'où la montée au créneau du trésorier qui a, finalement, refusé la passation des écritures comptables, selon ses dires, sans l'aval des autres membres du bureau. Acculé et mis devant le fait accompli, le président a décidé unilatéralement, de suspendre le trésorier principal, faisant appel à son adjoint, «allant jusqu'à lui remettre les documents comptables dont je suis responsable pour la passation des écritures et la signature, d'une manière illégale, documents qu'ils ont remis, par la suite, au commissaire aux comptes, sans consulter ni même informer les autres membres du bureau, encore moins le comptable. Plus grave encore, le président est allé jusqu'à rayer, purement et simplement, mon nom de la liste remise à la Drag dans le cadre du renouvellement du dossier d'agrément », poursuit M. Bououdine qui, dans un ultime recours pour faire valoir «ses prérogatives et ses droits «est allé jusqu'à déposer une plainte auprès du procureur de la République près le tribunal de Mila. Contacté par nos soins pour répondre à son accusateur, le président de l'association, Zoheir Benchaoui, a réfuté en bloc ce qu'il considère comme dénigrements et affabulations de la part de quelqu'un qui n'a jamais servi, ni de près ni de loin, les intérêts de l'association, bien au contraire ! Poursuivant son réquisitoire contre son dénigreur, le président estime au contraire, travailler dans la clarté et la transparence la plus totale, preuve en est le témoignage des autres membres du bureau, des adhérents et du personnel administratif de l'association, ainsi que les bilans et la tenue de tous les dossiers de gestion qui sont à jour et ne souffrent aucune zone d'ombre. Concernant la suspension du trésorier, le président estime qu'il est de ses prérogatives, conformément aux statuts et au règlement intérieur, de suspendre un membre qui nuie à la bonne marche de l'association et qui refuse, en plus de payer jusqu'à sa cotisation annuelle (2012/1013), pour ne pas dire des choses encore plus graves à son encontre. «Comment ose-t-il calomnier quelqu'un qui contribue de sa poche et récolte des dons pour subvenir aux énormes besoins de nos 800 malades diabétiques démunis qui reçoivent régulièrement des médicaments et des glycomètres ? Quelqu'un qui consacre son temps et son énergie, bénévolement, à l'association et aux seuls malades qui ont grandement besoin de notre assistance et de notre soutien. Une association très présente sur le terrain et qui enregistre plus de 2 700 adhérents et bénéficiaires, dont des dizaines en dehors de la wilaya de Mila, et qui a distribué, depuis 2010, plus de 1 200 glycomètres aux malades démunis et dépensé près de 1,6 milliard en médicaments pour diabétique ? Une association qui fait de la sensibilisation et de la prise en charge des malades (sous forme de tables rondes, distribution de CD et autres prospectus) son cheval de bataille et son défi majeur ! Dommage, vraiment dommage de trouver des énergumènes pareils, qui font obstacle à tout, y compris à ceux qui se plient en quatre, pour venir en aide à leurs semblables, particulièrement aux démunis et autres couches vulnérables de la société !» conclut le président de l'association Tedj des malades diabétiques de Mila. A. M'haïmoud CANICULE À GUELMA Des dizaines d'hectares détruits par le feu La canicule qui a sévi à Guelma ces derniers jours a provoqué de nombreux incendies de forêt et feux de végétation, qui ont détruit des dizaines d'hectares, indique une source proche des services de la Protection civile de Guelma. Pas moins de six foyers se sont simultanément déclarés depuis lundi matin en divers endroits de cette wilaya, notamment dans les communes de Gueulât Bousbaâ, Héliopolis, Aïn Makhlouf et Oued Zenati. La même source révèle que ces incendies ont ravagé une trentaine d'hectares de blé dur et tendre, 4 hectares de broussailles, 400 bottes de paille destinées à l'alimentation du bétail et plusieurs oliviers dans la région de Bouchegouf et Oued Zenati. Notre source précise, par ailleurs, que le feu a sérieusement endommagé un véhicule utilitaire de type Mazda dans la commune de Gueulât Bousbaâ.