M. Brimi D., wali d'Oum-El-Bouaghi, dans le cadre de son périple à travers les différentes communes de la wilaya s'est rendu en cette fin de semaine dans la daïra de Aïn M'lila. Accompagné d'une forte délégation composée essentiellement des cadres de l'exécutif concernés par les secteurs retenus dans le programme, le premier point de la visite a mené la délégation vers la commune de Ouled Hamla dans l'extrême ouest du chef-lieu de wilaya où un projet de grande envergure fut inspecté. Il s'agit d'un périmètre d'irrigation d'une importance capitale au plan économique, un projet d'une superficie de 2 274 hectares extensible à plus de 2 700 hectares, ce projet a été entamé en 2015 avec une enveloppe financière de 3 milliards de dinars pour un délai initial de réalisation de 15 mois, selon les responsables du secteur. Le projet, une fois achevé emploiera plus de 2 000 travailleurs et permettra une forte intensification du développement agricole avec un rendement élevé. Juste à côté, la délégation s'est rendue à la laiterie «Torche», un investissement privé qui emploie 31 travailleurs, ce projet ultramoderne monté totalement par un autofinancement équipé de lignes de production d'une capacité de 70 000 litres/jour dessert plusieurs wilayas limitrophes en lait de poudre et de vache. Le point suivant fut un poste avancé de la Protection civile d'une enveloppe de 6,5 milliards de centimes dont les travaux touchent à leur fin. Là, le chef de l'exécutif a ordonné au responsable du secteur de faire le maximum pour livrer le projet au mois d'avril, même si les dépendances ne seront pas totalement achevées. Toujours à Ouled Hamla, le wali s'est enquis de la situation de la zone d'activité d'une superficie de 9 hectares comprenant 63 lots, c'est-à-dire autant d'investisseurs, comprenant certaines zones d'ombre, le chef de l'exécutif a demandé à ce que ce dossier lui soit présenté en début de semaine, comme il a aussi ordonné de parachever les travaux de viabilisation avant le mois d'avril de l'année en cours. Comme M. Brimi a été nouvellement muté à la tête de la wilaya d'Oum-El-Bouaghi, il a jugé utile et nécessaire de se rendre à la stèle sanctuaire du héros de la guerre de Libération nationale Larbi Ben M'hidi érigée au sein même de la demeure qui a vu naître ce valeureux combattant. Sur ce site, le wali a demandé aux membres de la famille du chahid qui résident toujours aux alentours de cette demeure de se manifester pour étudier un éventuel recasement dans le centre urbain et libérer carrément les lieux pour en faire un site historique. Toujours au chef-lieu de commune de Aïn M'lila, la délégation s'est rendue au sommet d'un mont pour visiter le projet en réalisation d'un réservoir d'une capacité de 10 000 m3 devant renforcer la ville en eau potable, ce projet qui vient d'être lancé n'est qu'à 25% de taux d'avancement. Le secteur de l'enseignement supérieur a, lui aussi, eu sa part dans cette visite, puisqu'un projet d'un institut d'une capacité de 1 000 postes pédagogiques est en voie d'achèvement , il ne resterait que les équipements et les dépendances. Selon M. Latrous de l'université Larbi-Ben-M'hidi, cet institut est le premier et le seul en Algérie de par sa spécialité. Toujours pour le même secteur et juste à côté un autre projet de 500 lits est lui aussi en voie d'achèvement. Un hôpital de 240 lits dont les travaux sont très avancés a été inspecté par le chef de l'exécutif qui a conseillé les responsables de la santé à réfléchir pour une éventuelle transformation de l'ancien hôpital en une infrastructure spécialisée mère et enfant pour éviter les déplacements vers d'autres régions pour les accouchements. A Ouled Gacem, une commune qui a fait parler d'elle ces derniers temps par l'existence d'un nombre important d'investisseurs privés qui se sont lancés dans différents créneaux, la délégation s'est rendue particulièrement dans une fabrique de produits pharmaceutiques (des gants chirurgicaux) un projet qui a coûté plus de 300 milliards de centimes et emploie 250 travailleurs avec un plan de charge important dont une grande partie est exportée vers les pays d'Europe. Dans cette sortie, la énième du genre, le wali s'est étalé sur un projet à caractère régional et qui devait répondre aux besoins de 11 wilayates de l'est du pays, un abattoir d'une capacité de 36 000 têtes ovines et 24 000 bovines employant plus d'une centaine de travailleurs et qui a coûté au Trésor public une enveloppe de 150 milliards de centimes, totalement achevé et doté d'équipements de normes internationales. Cet abattoir risque de ne pas démarrer du moins pour tout de suite, confronté à un épineux phénomène de prix proposés aux éventuels usagers. Frappé d'une concurrence qui ne dit pas son nom, notamment les abattages clandestins, le wali a instruit les acteurs de ce créneau à prendre en charge ce problème dans les meilleurs délais. «Il est inconcevable de laisser tomber ce projet», dira-t-il. Pour rappel, le chef de l'exécutif a à chaque fois rencontré des citoyens qui ont exposé leurs doléances qui ont gravité autour des sujets de logement, les routes, l'eau potable... Certains problèmes sont pris en charge illico presto, d'autres seront programmés en fonction des possibilités financières des communes.