L'agence postale d'A�t-Oumalou, da�ra de Tizi-Rached, a �t� le th��tre, hier matin, vers 9h, d'un hold-up commis par deux hommes arm�s de PA 15 coups de marque Berretta appartenant probablement � des policiers assassin�s. Les assaillants se son pr�sent�s, � l'heure de l'ouverture de l'agence, au guichet barreaud�, avec des cartes professionnelles de policiers pour se faire ouvrir la porte de l'agence et accomplir leur forfait. Une fois � l'int�rieur, ils ont braqu� les 5 employ�s, arrach� les c�bles t�l�phoniques et confisqu� les portables afin d'emp�cher toute alerte aux services de s�curit�, au demeurant trop �loign�s des lieux pour intervenir avec la c�l�rit� n�cessaire en la circonstance. A�t- Oumalou d�pend de Tizi-Rached, 15 km plus � l'ouest, tandis que la police de Larba�-Nath-Irathen, beaucoup plus proche, a les mains li�es, ne pouvant pas outrepasser ses comp�tences territoriales. Il a fallu donc une alerte g�n�rale pour que les services de s�curit� des deux da�ras et des �l�ments de l'ANP se mettent en mouvement vers les lieux pour ratisser les environs. Les assaillants � visage d�couvert, portant des k-way bleus comme ceux de la S�ret�, l'inscription en moins, pr�sentent les indices et les caract�ristiques d'un petit groupe terroriste du GSPC, les armes et les cartes professionnelles utilis�es sont l� pour dissiper les doutes sur leur appartenance. En partant avec 170 millions de centimes, selon une source officielle, 180 millions selon une autre, les malfrats ou terroristes ont menac� un taxi clandestin devant la poste pour les transporter vers Taboukert, en direction de la RN12. Apr�s s'�tre ex�cut� sous la menace, le chauffeur leur faussera compagnie au niveau de la pompe � essence en contrebas de la route d'A�t-Oumalou, � environ 500 m de l'agence postale, en se jetant hors de son v�hicule, selon les t�moignages recueillis sur place. Les bandits ou terroristes se seraient sauv�s en direction du village Arous et apparemment vers Mekla. C'est le m�me chauffeur qui aurait donn� l'alerte � l'aide de son portable, l'unique qui a �chapp� aux assaillants, racontent encore les m�mes sources toujours sous le choc en fin de matin�e, plus particuli�rement le receveur et une employ�e qui a perdu connaissance � la vue des PA braqu�s sur la petite �quipe postale qui croyait avoir affaire � de vrais policiers. Rappelons que les responsables locaux ont signal� � maintes reprises l'absence de s�curit� dans ce village, devenu par la gr�ce du dernier d�coupage administratif, con�u en d�pit du bon sens, un chef-lieu de commune d�pourvu de tout, y compris d'une unit� de la garde communale.