Un v�ritable racket des estivants s�est install� depuis le d�but de l��t� sur les plages de Annaba o� des groupes de jeunes ont accapar� les espaces cens�s �tre publics pour louer par mois, tentes, tables et chaises � quelques m�tres de la mer. C�est d�abord le v�hicule qui est �pris en charge�, on est orient� manu militari vers un parking �payant�, sans ticket de stationnement et si jamais on refuse d�obtemp�rer, c�est � ses risques et p�rils, le v�hicule fera certainement l�objet d�une �visite�. Ensuite, on est conduit directement vers l�espace qu�on vous a fait r�serv� de force pour vous y installer moyennant 500 � 700 DA pour la journ�e. La famille qui arrive de loin pour passer une agr�able journ�e avec les enfants est oblig�e de d�bourser cette somme pour avoir la paix. En effet, l��quipement ramen� ne peut servir du fait que ces groupes se sont appropri�s les lieux et occup� la place t�t le matin, emp�chant ainsi tout estivant de planter son parasol ou monter sa tente. Sur les plages Belv�d�re, A�n Achir, Chapuis ou Torche, c�est pratiquement le m�me racket et personne n�intervient pour r�tablir l�ordre. Certains h�teliers, qui ont pay� � l�Etat des concessions pour l�exploitation des plages au b�n�fice de leurs clients ,n�arrivent pas � se faire respecter et des bagarres �clatent de temps en temps faisant fuir les baigneurs. La police et la gendarmerie, tr�s pr�sentes sur les lieux, n�y peuvent apparemment rien puisque la situation perdure et les indus occupants continuent � faire leur loi. De guerre lasse, les concessionnaires ont laiss� faire regrettant d�avoir pay� pour quelque chose qu�ils ne peuvent exploiter. Sur le plus hygi�ne, ce n�est pas tout � fait ce qu�attendaient les estivants. D�potoirs � l�air libre, pas de bennes � ordures, sachets, bouteilles et autres d�tritus tra�nent, et cela empire de jour en jour. Les familles ne veulent pas de probl�mes et ne se plaignent pas, se disant que ce n�est qu�une journ�e qu�il faudra passer avec les enfants et donc il vaut mieux accepter et fermer les yeux. L�Etat, cens� faire respecter la loi, est compl�tement absent malgr� l�omnipr�sence de ses agents. Aucune instruction n�a �t� donn�e � ces derniers pour r�tablir la situation et permettre aux honn�tes citoyens de passer d�agr�ables vacances au bord de la mer.