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KIOSQUE ARABE
La trinit� islamiste Par Ahmed Halli [email protected]
Publié dans Le Soir d'Algérie le 03 - 03 - 2008

La hausse des prix des denr�es de premi�re n�cessit� est si alarmante qu�elle a �veill� l�attention des religieux saoudiens qui l�vitaient jusqu�ici au-dessus de ces contingences. Conscients que les gouvernements n�y pouvaient rien, les imams du vendredi en Arabie saoudite ont lev� les bras au ciel. Celui de La Mecque a m�me fait jouer la rime en implorant � Dieu le Tout Puissant de faire baisser les prix pour les musulmans�.
Dans son sermon, l�imam indign� a d�nonc� les gens qui sp�culent sur les prix des marchandises de base. Excellente initiative, d�autant plus qu�ils devaient �tre assez nombreux � l��couter, les sp�culateurs. Excellente initiative, dirions-nous, mais pourquoi faire preuve encore de sectarisme et invoquer la Providence pour une communaut� bien pr�cise ? Pourquoi Dieu devrait-il intervenir uniquement au seul b�n�fice des musulmans alors qu�il y a des pauvres et des n�cessiteux chez les autres croyants ? Pourquoi ne pas en profiter pour ramener d�autres brebis �gar�es vers le troupeau ? Ce serait si enrichissant et si galvanisant de pester et de jurer tous ensemble, monoth�istes, polyth�istes et autres r�unis, contre le prix de l�huile et du lait. Cela suffirait sans doute � clore le vieux d�bat sur les portes de l�idjtihad qui s�entrouvrent juste pour y voir midi. Entre ceux qui persistent � penser que ces portes sont ferm�es � double tour et ceux qui les voient ouvertes � moiti� ou b�antes, la communication passe mal. C�est pour �a que le conflit perdure et oppose les gardiens des serrures � ceux qui essaient de trouver les bonnes cl�s. Lorsque Amine Zaoui, directeur de la Biblioth�que nationale, fait mine de passer en force, avec l�aide d�une escouade pensante, il fait peur. Il effraie ceux d�en face qui ont peur de la cl� miraculeuse et soup�onnent l�un ou l�autre des participants de la d�tenir. Alors, ils envoient l�un des leurs en avant-garde, d�licat euph�misme pour d�signer en fait ceux qui poussent les troupes � battre plus vite en retraite. L�association des ul�mas, qui pr�tend d�tenir la science infuse, s�insurge contre l�id�e d�enfoncer des portes ouvertes. C�est du moins ainsi qu�elle voit le projet de notre ami Zaoui. Pour elle, les portes de l�idjtihad ont �t� de nouveau ouvertes au XIXe si�cle par des penseurs r�formistes, comme Afghani et Abdou. Et d�ajouter dans un �lan d�enthousiasme que les gardiens contemporains des portes ouvertes se nomment Ghazali, Al-Bouti ou encore Karadhaoui. Trois noms que j�associerai volontiers � l�ouverture de la bo�te de Pandore plut�t qu�� celle des fameuses portes de l�interpr�tation. Tant qu�� faire et diabolisation pour diabolisation, il aurait sans doute fallu convier des personnages, disons plus d�cri�s comme l�est Mohamed Arkoun, l�Alg�rien. Ce dernier est paradoxalement aussi �reint� et contest� dans son propre pays qu�il est re�u et appr�ci� dans les pays arabes. Arkoun illustre, � sa mani�re, le lourd handicap de vouloir �tudier l�Islam, en �tant n� dans un pays o� on consomme la religion sans prendre la peine de l��tudier. Je pense aussi � l�Egyptien Djamal Al-Bana qui d�fend la coexistence des religions monoth�istes en ces temps d�intol�rance et de pers�cutions. Il revient, d�ailleurs, sur ce sujet cette semaine dans un article intitul� �Les religions ne s�effacent pas mutuellement mais elles se compl�tent mutuellement�. Le fr�re cadet de Hassan Al- Bana sugg�re de remettre � plat toutes les id�es re�ues, � commencer par la conviction de chacun que sa religion est la meilleure. Cette conviction tient plus de la nature humaine que de la religion elle-m�me puisqu�elle est re�ue en h�ritage et que personne n��tudie sa religion avant de l�adopter, note-t-il. Djamal Al-Bana en appelle � revisiter l�histoire en g�n�ral, et celle des guerres de religion, en particulier qui ont �t� les plus dures. Il en tire la conclusion qu�aucune des trois religions monoth�istes n��chappe encore � la tentation de se substituer aux autres. Et ceci est encore plus vrai pour l�Islam de nos jours. Sur ce volet de l�Histoire, j�ai relev� sur le site de Middle East Transparency, cette contribution du journaliste y�m�nite Ahmed Al-Hobishi qui revient sur la haine des Fr�res musulmans pour Djamal Abdel Nasser. Cette haine tenace qui poursuit le leader arabe jusque dans la tombe s�est v�rifi�e une fois encore en janvier dernier sur Al-Djazira. Jusqu�alors, la lucarne des Fr�res musulmans exploitait les anniversaires ordinaires de Nasser pour lancer ses attaques contre lui. Cette fois-ci, elle a mis � profit jusqu�� l�anniversaire de sa naissance puisque la cha�ne qatarie a c�l�br� � sa mani�re le 90e anniversaire de l�ancien pr�sident de l�Egypte, rel�ve notre confr�re. S�aidant de t�moignages contemporains et de documents historiques, Ahmed Al- Hobishi r�fute les th�ses du mouvement islamiste concernant ses rapports avec la R�volution de juillet 52. L��l�ment de crise dans cette relation fut la revendication des Fr�res musulmans exigeant que les lois et les d�cisions futures du Conseil de la r�volution soient d�abord ent�rin�es par le bureau ex�cutif du mouvement. Djamal Abdel Nasser r�pondit que la R�volution n�accepterait aucune tutelle, que ce soit celle de la mosqu�e ou de l�Eglise. Puis, il accepta de recevoir Mamoun Al-Hodheibi, le commandeur des �Fr�res� � condition de discuter uniquement de la coop�ration entre la R�volution et le mouvement hors de toute tutelle. A la grande surprise de Nasser, Al- Hodheibi lui pr�senta d�autres revendications excluant les pr�c�dentes. Le mouvement attendait des Officiers libres les mesures suivantes : imposer aux femmes le port du hidjab, fermer les salles de cin�ma et de th��tre, proscrire les chansons et la musique, g�n�raliser l�usage des chants religieux, interdire le travail des femmes et, enfin, d�barrasser Le Caire et toute l�Egypte des statues anciennes et modernes. Nasser r�pliqua qu�il ne permettrait jamais que l�Egypte retourne encore une fois � un �tat primitif. Et il inscrivit cette r�ponse sur la feuille de route qui lui avait �t� pr�sent�e et il interpella Al-Hodheibi en ces termes : �Pourquoi avez-vous fait serment d�all�geance au roi Farouk en qualit� de �commandeur des croyants� ? Pourquoi ne lui avez-vous pas pr�sent� de telles exigences alors que vous en aviez toutes les possibilit�s ? Et pourquoi r�p�tiez-vous tout le temps avant la R�volution : �Le pouvoir appartient � son d�tenteur (le Roi)�. Par la suite, les �Fr�res� agirent comme s�ils avaient renonc� � leurs autres revendications n�en maintenant qu�une seule : celle du hidjab. A l�appui de cette exigence maintenue, ils pr�sent�rent � Nasser des croquis repr�sentant des mod�les de hidjab tels que les ont con�us les islamistes. Leur sainte trinit� en quelque sorte. Le premier qualifi� de �d�testable� repr�sente une femme recouverte de la t�te aux pieds mais avec le visage et les mains visibles. Le second, dit �peut mieux faire�, montre une femme avec les chaussures voyantes et les mains visibles. Le troisi�me, enfin, �tiquet� �id�al�, montre une femme recouverte enti�rement de noir. S�adressant � l�un de ses interlocuteurs, le leader �gyptien lui demanda : � Bon ! Pourquoi tes filles vont-elles t�te nue et pourquoi n�arborent-elles pas un des hidjabs que vous voulez imposer aux Egyptiennes par d�cret ?� Cela dit, Nasser fit beaucoup d�autres concessions � l�islamisme. Il introduisit l��ducation islamique dans les �coles et l�imposa comme mati�re d�examen, pr�cise notre confr�re y�m�nite. Sans compter les mosqu�es qui pass�rent de 11 000 � 21 000 en l�espace de 18 ans. Finalement, chacun a sa bo�te de Pandore.

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