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Un cocktail explosif
La droite et l'extrême droite aux commandes en Israël
Publié dans Le Temps d'Algérie le 01 - 04 - 2009

Le nouveau gouvernement israélien, qui vient d'être investi sous la conduite du tristement célèbre chef du Likoud, Benjamin Netanyahou, inquiéterait, paraît-il, de par sa composante «patchwork», dirigeants arabes et occidentaux, à cause de la présence en son sein d'un parfait fasciste, de surcroît au poste de chef de la diplomatie, Avigdor Lieberman.
Le chef du Likoud, qui devait coûte que coûte revenir aux affaires en Israël, a été «contraint» d'accueillir dans son équipe cet individu, qui a conditionné sa participation au gouvernement par l'obtention de ce portefeuille, synonyme de l'image de l'état hébreu à l'extérieur.
Bien piètre image, cependant, lorsqu'on sait qui est Lieberman et quelle est son idéologie. En fait, le nouveau visage de l'état sioniste dans le monde est un produit du Likoud, puisqu'il y était dès 1993, avant d'occuper le poste de chef de cabinet du gouvernement Netanyahou, de 1996 à 1997.
C'est à cause d'un léger différend avec son chef qu'il quitte ce parti pour en fonder un autre, plus ultra, en 1999, Israël Beïtouna, (Israël notre maison), où se rencontrent les juifs sionistes issus de l'émigration. Son extrémisme prononcé et sa haine contre les Arabes notamment le font élire à la Knesset (parlement) en 2001, année où il est nommé ministre.
Il est renvoyé une année après, à cause de ses déclarations ouvertement racistes, que le gouvernement israélien veut éviter pour paraître «civilisé» aux yeux de l'Occident.
L'homme ne perd pas de verve, puisqu'il demande en 2002, en pleine Intifadha palestinienne (la seconde), que l'armée bombarde les stations d'essence, les banques et les centres commerciaux palestiniens.
Cela ne l'empêche pas d'être appelé au gouvernement Sharon, en février 2003, en tant que ministre des Transports. Il est alors contre le plan de retrait de Ghaza, en 2004, mis en œuvre par Sharon, pour mieux isoler les Palestiniens.
Son idéologie, «une séparation entre juifs et Arabes pour créer deux États ethniquement homogènes». Du reste, il conçoit que «seuls les Arabes ressentant profondément un lien avec l'État d'Israël et de la loyauté pour cet État devraient être admis à y rester».
Cela lui vaut d'être encore une fois viré du cabinet Sharon. Son opposition au retrait des colonies de Ghaza lui vaut la sympathie des colons, et deux ans plus tard son parti extrémiste remporte une dizaine de sièges au parlement. Depuis, sa montée est fulgurante, poussé par ses déclarations tonitruantes, comme sa proposition en 2006 de bombarder l'Iran.
Il est encore au gouvernement dirigé par Olmert, en tant que ministre des Affaires stratégiques, avec rang de sixième vice-premier ministre. Opposé toujours à des négociations avec l'Autorité palestinienne, il quitte le gouvernement en janvier 2008.
Son extrémisme n'est en réalité que le reflet d'une bonne partie des Israéliens, puisque son parti obtient lors des dernières élections législatives tenues après le massacre de Ghaza, en février dernier, 15 sièges au parlement.
Dès lors, il devient incontournable pour la formation d'un gouvernement de coalition. Si Kadima, dirigé par Tzipi Livni, refuse de traiter avec Lieberman et échoue à constituer son équipe, le chef du Likoud saisit l'occasion au vol pour revenir aux commandes. Voilà grosso modo le parcours de cet individu qui va encore faire parler de lui, surtout en mal.
Videur de boîte de nuit
Liberman est originaire de Moldavie, où il fut videur dans une boîte de nuit, avant d'immigrer en Israël en 1978. Son service militaire, il le fait à Tsahal. L'ancien videur n'a rien perdu de sa propension à la violence, aussi bien physique que verbale.
Il est, selon la version officielle, reconnu coupable «de coups sur un garçon de 12 ans». Il a fait l'objet, aussi d'une «enquête pour blanchiment d'argent, de fraude et d'abus de confiance». En 2006, il dit à un journal, que «l'existence de minorités était le problème le plus important du monde et la séparation entre deux peuples est la meilleure chose à faire».
Son programme prône ouvertement «l'échange territorial entre le triangle de Galilée peuplé en majorité d'Arabes et les grands blocs d'implantations juives en Judée-Samarie». Il est aussi pour un état exclusivement juif.
Récemment, il a été derrière l'interdiction de deux partis arabes de prendre part aux prochaines élections, qui lui a aussi valu le succès électoral actuel. Parmi ses «petites phrases», il faudrait «noyer» les prisonniers palestiniens dans la mer Rouge, «exécuter» les députés arabes israéliens qui rencontrent des membres du Hamas. Il a même «envoyé au diable» le président égyptien Moubarak.
En 1987, il avait suggéré de bombarder le barrage égyptien d'Assouan. Cet homme n'est pas du tout fréquentable, quand bien même l'ensemble des politiques israéliens, toutes tendances confondues, ne le seraient pas, en réalité, puisqu'ils n'ont jamais fait ce qu'ils ont dit, sauf de «nettoyer» les Palestiniens.
Le plus grave, c'est «la bénédiction» que Lieberman a eue avant sa nomination de son désormais homologue français, Bernard Kouchner. En effet, il a invité ses homologues européens à ne pas faire d'ostracisme, émettant le vœu que le nouveau gouvernement «soit le plus ouvert possible».
En guise d'argument, il a dit lors d'un récent débat de l'Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne : «Ne nous contentons pas de rejeter les interlocuteurs qui se présentent, sinon nous n'aurons plus d'interlocuteurs.»
Des semblables à Kouchner, il y en a pour tempérer les ardeurs antiarabes de ce personnage. Ils disent de lui, qu'il «n'y a pas de quoi s'inquiéter», qu'il «est désormais pour un état palestinien indépendant» et qu'il «veut limiter le pouvoir de l'establishment religieux israélien».
L'ancien ambassadeur aux Etats-Unis et aujourd'hui député du parti de Lieberman, Danny Avalon, assure qu'«une fois qu'il aura rencontré les dirigeants internationaux, les médias du monde entier, les gens le verront et discuteront avec lui et ils comprendront les qualités qu'il possède».
Dans une lettre à Kouchner, un médecin palestinien s'offusque à juste titre de cette caution. «Pourriez-vous vous mettre à ma place le temps d'une seconde pour comprendre ma réaction à une telle déclaration ?
Il s'agit d'un concitoyen d'Israël qui appelle ouvertement à ma disqualification de cette concitoyenneté pour le seul fait que j'ose me considérer, selon le droit de notre pays commun, comme un citoyen au même titre que lui.
Il insiste sur la remise en question de ma concitoyenneté m'ouvrant le droit à l'égalité et il souhaite que je m'incline devant sa personne puisqu'il appartient à une certaine race ou religion !
Le feriez-vous, Dr Kouchner, si cela venait à vous être demandé d'un collègue concitoyen originaire d'Algérie ?», écrit-il à ce propos.
Et de lui rappeler que cet individu «a atteint cette haute fonction à travers une campagne ouvertement raciste qui prône les déplacements massifs, et où les slogans "mort aux Arabes" étaient monnaie courante», avant de demander si le Dr Kouchner ferait confiance à «un homme réputé pour sa violence et son extrémisme» et l'accepterait comme futur homologue sur la scène internationale ".
La paix des cimetières
Pour l'heure, c'est le silence radio à Washington. Comment réagirait Obama, lui qui n'a pas hésité à nommer, certainement sous la pression du puissant lobby sioniste américain, un Israélien, au poste de secrétaire général de la Maison-Blanche, en l'occurrence le député démocrate de l'Illinois Rahm Emanuel ?
Le ci-devant Rahm était un citoyen israélien jusqu'à l'âge de 18 ans, il a rejoint en 1991 l'armée israélienne pour défendre Israël contre les missiles de Saddam Hussein. Son père, Benjamin M. Emanuel, un des fondateurs de l'entité sioniste actuelle, est un ancien membre de l'Irgoun, le groupe ultranationaliste sioniste actif en Palestine entre 1931 et 1948, avant d'émigrer avec sa famille aux États-Unis dans les années 1960.
Comme l'ex-Premier ministre Olmert, le nouveau chef de la diplomatie connaît bien la délinquance financière. Selon le journal israélien Haaretz, en 2004, «Michal, la fille de Lieberman, âgée de 21 ans, crée une firme conseil, laquelle a reçu 11 millions de shekels d'une source anonyme à l'étranger. Lieberman, selon la police, a reçu plus de 2,10 millions de shekels de salaire de cette entreprise en deux ans d'emploi.
En plus, selon une enquête, il aurait reçu des indemnités de rupture – des centaines de milliers de shekels – en 2006 et en 2007, alors qu'il était ministre des Affaires stratégiques et vice-premier ministre». égyptiens et Jordaniens, qui ont des relations diplomatiques avec l'état hébreu, vont donc avoir comme interlocuteur celui qui a suggéré, en janvier dernier, en pleine agression contre Ghaza, qu'Israël «devait continuer à combattre contre le Hamas, de la même manière que les Etats-Unis l'ont fait contre les Japonais durant la Seconde Guerre mondiale. Après, l'occupation du pays n'a plus été nécessaire».
Lui au moins ne cache pas qu'Israël dispose de l'arme nucléaire, qui fait tellement peur à certains dirigeants et autre roitelets arabes, qui entretiennent les divisions arabes pour mieux protéger cet état fantoche.
«Je pense que les Palestiniens devraient comprendre qu'ils ont avec notre gouvernement un partenaire pour la paix, pour la sécurité et pour un développement rapide de l'économie palestinienne», a-t-il dit il y a une semaine à Netanyahou. Il entend certainement, par là la paix des cimetières.


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