On devrait, essentiellement, se tourner vers nos deux meilleures chances de médailles que sont Taoufik Makhloufi et Larbi Bouradda, sans, cependant, négliger les autres. L'évènement international majeur en sport de l'année 2017 sera, très certainement, les championnats du monde d'athlétisme qui auront lieu à Londres entre le 4 et le 13 août. Une compétition qui promet, comme à son habitude, des exploits et des émotions. Notamment celles qui naîtront de la dernière virée du grand champion Usain Bolt, qui déclare se retirer du circuit après le rendez-vous londonien. Quid des athlètes algériens ? La question reste posée au moment où nous assistons à un changement de direction à la tête de la fédération qui gère cette discipline. Cette dernière prend la suite avec un énorme challenge, celui qui consistera à qualifier un maximum d'athlètes aux Mondiaux de Londres. Dans cette optique, il y aura les minima à faire valoir, la Fédération internationale (IAAF), indiquant que ceux-ci devront être accomplis entre le 1er octobre 2016 et le 23 juillet 2017, à minuit. Pour les épreuves comme le 10 000 m, le marathon, les marches, les relais et les événements combinés (décathlon et heptathlon) les minima devront être réalisés entre le 1er janvier 2016 et le minuit 23 juillet 2017. On se souvient que pour les Jeux olympiques de 2016 de Rio de Janeiro, la Fédération algérienne d'athlétisme s'était emmêlée les pinceaux en imposant ses propres règles du jeu, histoire d'amener les athlètes algériens à se surpasser. Mal lui en avait pris puisqu'à l'approche de l'échéance, comme elle risquait de se retrouver sans ses deux meilleures chances de médailles qu'étaient Taoufik Makhloufi et Larbi Bouradda, elle avait dû opérer une marche arrière et se désavouer pour ne pas sombrer dans le ridicule. Au moment où ces écrits son rédigés, nous ne savons pas si le nouveau bureau fédéral de la FAA s'est saisi du dossier de la direction technique nationale en vue de procéder à un changement à sa tête. C'est cette DTN qui est chargée de suivre nos athlètes et de proposer le système de qualification pour les Mondiaux de Londres. Espérons qu'elle ne commettra pas la même bourde que pour les Jeux de Rio. Que font les athlètes algériens en ce moment ? Normalement, ils devraient être en pleine phase de préparation pour ces championnats du monde. Pour eux, il y aura une première bataille à accomplir, celle qui consistera à réaliser les fameux minima. Seul Bouradda est sûr d'aller à Londres Au jour d'aujourd'hui, un seul athlète algérien a obtenu son billet pour Londres. Il s'agit du décathlonien Larbi Bouradda dont les 8 521 points réalisés au concours des Jeux de Rio de Janeiro dépassent, de loin, les 8 100 points exigés par les minima de l'IAAF. Les autres athlètes vont devoir batailler pour s'offrir ce privilège. Parmi eux, figure Taoufik Makhloufi qui peut, s'il se qualifie à ces Mondiaux, jouer sur deux tableaux, à savoir le 800 m et le 1500 m. A Rio de Janeiro, il avait, également, doublé avec une belle réussite puisque médaillé d'argent sur les deux épreuves. Et au Brésil, il avait du se plier à une énorme exigence à savoir débuter les qualifications du 1 500m le matin du jour qui a suivi la finale du 800 m. S'il réalise les minima des deux courses, le champion algérien aura moins de charge que lors des Jeux de Rio, puisqu'à Londres, il débutera, dès le deuxième jour, avec les séries du 800 m. Suivront, ensuite, les demi-finales, qui auront lieu le lendemain des séries, puis, après un jour de repos, sera programmée la finale de cette course. Les séries du 1 500 m n'auront lieu, elles, que deux jours après la finale du 800 m, soit un repos salutaire pour qui voudra doubler sur les deux épreuves. Pour ce qui est de la préparation aux Mondiaux de Londres, de nombreux athlètes y sont impliqués en ce moment. Il y a ceux qui sont à l'étranger alors que d'autres restent en Algérie en attendant de se déplacer, eux aussi, hors de nos frontières. De toutes les manières, tous ces athlètes seront appelés à multiplier les meetings et les réunions d'athlétisme en vue de la réalisation des minima imposés par l'IAAF. Bien entendu, les regards des observateurs algériens vont se tourner vers les deux plus grandes chances de médailles que sont Taoufik Makhloui et Larbi Bouradda. Le deuxième a changé d'entraîneur et s'est mis sous la coupe du champion français du décathlon, Sébastien Levicq. Débarrassé du poids des minima, Bouradda va entièrement se consacrer à la préparation de l'évènement international du mois d'août. Pour ce qui est Makhloufi, les choses sont moins claires. En ce moment, il est à Louvain, en Belgique, en train de s'entraîner. Le problème avec lui est qu'on ne sait pas qui sera son entraîneur ? Il était, comme on le sait, sous la direction de Philippe Dupont mais il semblerait que ce dernier va le quitter du moment qu'il est, également, responsable du demi-fond de l'équipe de France d'athlétisme. Selon ce que nous avons appris, le ministère de la Jeunesse et des Sports et la FAA souhaiteraient un entraîneur à plein temps avec Taoufik. En tout cas, pour le moment, il s'entraîne suivant un programme de travail élaboré avec le technicien français, et dans les jours qui viennent, on espère que la nouvelle DTN de la FAA (si celle-ci daigne vraiment changer de DTN) nous informera sur le sujet.