Les séquelles du conflit mettant aux prises Algérie Télécom avec la société Eepad pour des raisons de non-remboursement des dettes se sont répercutées sur les 35 000 abonnés de l'Eepad, qui se sont retrouvés du jour au lendemain sans connexion, et ce, depuis mardi à minuit. u'ils soient des gérants de cybercafé ou bien de simples abonnés, le désarroi caractérise les concernés. Ces derniers s'estiment pénalisés par ce bras de fer entre les deux parties. «C'est une situation catastrophique que nous vivons, surtout pour notre cas en tant que cybercafé, puisque nous sommes à l'arrêt depuis mercredi dernier, sans avoir aucune explication de la part de notre fournisseur, en l'occurrence Eepad», indiquera Ramzi, gérant d'un cybercafé à El Madania. Avant de faire savoir qu'«en l'absence de la connexion internet, la clientèle a déserté les lieux, mis à part quelques cas qui viennent ici pour voir des films, ou écouter un peu de musique». Le scénario est identique chez la plupart des salons abonnés à l'Eepad offrant l'accès à internet se situant dans la même commune. En revanche, leurs homologues affiliés au concurrent Algérie Télécom affichaient complet, même à des heures tardives. Les cybercafés «vides» se faisaient désirer. Ce qui nous a poussés à nous déplacer au boulevard Hassiba Ben Bouali, qui est connue pour abriter un bon nombre de salles d'internet. Mais sur les lieux, nous constaterons que la grande majorité, qui dépend du fournisseur Eepad, a tout simplement baissé rideau. D'après les explications d'Amine, un habitué des lieux, la raison est claire, suite aux coupures d'accès à internet contre l'Eepad, la plupart de ces cyber qui sont abonnés à ce fournisseur (Eepad) ont choisi de fermer jusqu'à ce que tout rentre dans l'ordre, au lieu d'ouvrir sans répondre à la demande de la large clientèle. Pas de connexion, pas de réaction Pour les nombreux abonnés du premier fournisseur d'accès internet privé d'Algérie que nous avons rencontrés au niveau des cybercafés visités, «ce conflit ne nous regarde pas, mais avant de procéder à la coupure d'accès à internet, Algérie Télécom aurait dû prendre en considération la large clientèle de cet opérateur, car en fin de compte c'est nous qui payons les pots cassés», signalera Halim, un abonné de l'Eepad. Pour sa part, Nadir, un autre abonné, pointera le doigt vers la société Eepad qui, d'après lui, «a brillé par son silence, car non seulement elle n'a même pas pris la peine d'informer sa clientèle de cette soudaine coupure, mais en plus quand on a voulu connaître les raisons en les interpellant par le bilais de leur numéro 1599 supposé mis à la disposition de la clientèle, ce numéro est injoignable», en enchaînant : «Cela ne peut pas durer, car il est inacceptable de payer son abonnement, et en fin de compte de se retrouver sans connexion.» Une chose demeure certaine, c'est que le seul perdant dans cette prise de tête entre l'Eepad et Algérie Télécom ce ne sont que les 35 000 abonnés, qui sont pris en otages dans cette affaire qui tarde à trouver une solution qui arrange les deux parties. D'ici là, les accros de la connexion sont privés jusqu'à nouvel ordre de leur loisir préféré.