Une source de la compagnie Air Algérie a indiqué hier que les passagers bloqués à l'aéroport international Houari Boumediene seront pris en charge, soulignant que ceux qui n'ont pas d'endroit où être hébergés seront logés provisoirement dans des hôtels. «Les Algériens ou les étrangers n'auront pas de souci à se faire en matière d'hébergement», a ajouté notre source. Elle a précisé qu'en cas de force majeure, «même si la faute n'incombe pas à Air Algérie, les frais d'hébergement dans les hôtels seront pris en charge pas la compagnie». Au quatrième jour des perturbations du trafic aérien causé par l'avancée du nuage dégagé par le volcan islandais, l'ensemble des entreprises aéroportuaires, particulièrement celles du nord de l'Europe, restent paralysées. Les répercussions de cet arrêt du trafic se font sentir au-delà du Vieux Continent. Air Algérie a, depuis vendredi, annulé plusieurs vols à destination de l'Europe. Hier, le chef de services exploitation d'Air Algérie indiquait sur les ondes de Chaîne III que seuls les vols à destination des villes du sud de l'Europe sont maintenus. Cependant, le risque que le nuage de cendres volcaniques se propage vers le bassin méditerranéen n'est pas à écarter. Pour cela, l'invité de la rédaction a indiqué que de nouvelles lignes aériennes ont été ouvertes pour contourner les difficultés de survol rencontrées présentement. A titre indicatif, la ligne Alger-Pékin est toujours en activité mais l'itinéraire est situé plus au sud. Les pertes commerciales s'élèvent à 300 millions DA par jour. La compagnie nationale subit de lourdes pertes, mais elles sont loin de créer une crise, a affirmé notre source. Toutefois, aucune réponse n'a été apportée quant à la manière de rattraper les recettes perdues. Au siège de l'agence centrale d'Air Algérie, les clients semblaient ne plus savoir quand ni vers quelle destination réserver leur vol. Mustapha, un jeune Algérien vivant entre Alger et Paris, a été obligé d'acheter un billet pour Marseille (vol prévu dans deux jours) pour rejoindre sa famille résidant la région parisienne. «Une fois arrivé à Marseille, je prendrai le TGV car je n'ai pas le choix. C'est tout ce qui est envisageable. On dit même que les deux aéroports de Paris resteront fermés pour au moins deux semaines. Je ne sais pas si c'est une rumeur mais je ne peux me permettre d'attendre plus. Ma famille m'attend et je dois regagner mon poste.» Un agent commercial d'Air Algérie ira même jusqu'à nous confier que «même l'aéroport d'Alger risque d'être paralysé, ou du moins connaître une forte chute de son activité. La raison principale est que la majorité des avions provenant d'Europe ou partant vers ce même continent ne sont plus programmés.