Depuis l'apparition de la contraception orale dans les années 1960, de nombreuses évolutions en ont amélioré l'efficacité et la tolérance. Elles ont notamment concerné les progestatifs, dont le rôle principal est d'inhiber l'ovulation. Au total, onze progestatifs distincts sont utilisés dans les différentes pilules actuellement disponibles. L'estrogène en revanche, qui vise essentiellement à réguler le cycle, est toujours apporté par la même molécule qu'il y a 50 ans : l'éthinylestradiol. Seules les doses ont évolué puisqu'elles sont aujourd'hui 3,5 fois moins importantes qu'en 1961. La mise au point de cette nouvelle pilule, où l'estrogène naturel remplace l'éthinylestradiol, change la donne. «Les chercheurs sont en effet parvenus à mettre au point cette véritable révolution en contraception. L'estrogène naturel utilisé dans cette pilule se comporte dans l'organisme exactement comme l'hormone naturelle de la femme», poursuit sa conceptrice. «Sa puissance biologique est certes moins importante que celle de l'éthinylestradiol, mais cela signifie surtout que son impact hépatique et métabolique est moindre». Ce contraceptif oral associe également à ce nouvel estrogène, le progestatif «idéal», le Dienogest.