Le président du CR Belouizdad, Mahfoud Kerbadj, ne se fait pas trop d'illusions à propos du professionnalisme en Algérie. Un mot sur l'avènement du professionnalisme en Algérie... Avant de répondre à cette question, j'aurais aimé que vous vous adressiez aux pouvoirs publics à qui incombe la tache de gérer ce dossier. Qu'ils nous disent d'abord où sont leurs promesses. Vous voulez dire quoi au juste ? Quand les pouvoirs publics avaient annoncé en grande pompe le projet du professionnel, ils ont établi et soumis un cahier des charges auquel les clubs ont fini par répondre. Et comme la condition sine qua non pour qu'un club soit doté d'un statut professionnel est d'avoir un centre de formation, qu'ils nous disent maintenant où sont les deux hectares de terrain et les dix milliards de centimes qu'ils nous ont promis pour la réalisation de ce centre de formation professionnel. Je profite de l'occasion pour appeler la presse à harceler les pouvoirs publics sur ce sujet plutôt que de le faire avec les clubs. Donc, selon vous, le professionnalisme dont on parle n'est qu'illusion... Oui, ce n'est que de la poudre aux yeux. Moi je n'ai jamais vu de ma vie un championnat professionnel géré par une ligue amatrice. On veut mettre la charrue avant les bœufs. Aider les clubs à se restructurer et à se doter de véritables centres de formation avant de parler professionnalisme. Et au rythme où vont les choses, il ne faut pas croire au père Noël.