«Les peuples sont en quête de liberté, de dignité et d'opportunités. La consécration de ces aspirations prendra des formes différentes selon les sociétés», a déclaré jeudi à Alger le secrétaire d'Etat adjoint américain chargé des Affaires politiques. Le secrétaire d'Etat adjoint américain chargé des Affaires politiques, William Burns, a qualifié jeudi à Alger de «très positives» les mesures prises récemment par l'Algérie concernant notamment l'emploi et le logement. «Nous considérons comme très positifs les engagements qui ont été pris de donner plus d'opportunités en ce qui concerne l'emploi, le logement et l'éducation», a déclaré M. Burns à la presse à l'issue d'une audience que lui a accordée le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Le responsable américain a rappelé que son pays s'était déjà prononcé sur la levée de l'état d'urgence, en estimant qu'il s'agissait d'un engagement «positif et très clair». «Nous espérons que toutes ces mesures seront concrétisées très rapidement», a-t-il ajouté, soulignant que les Etats-Unis d'Amérique considèrent «prioritaires» leurs relations avec l'Algérie, qui dispose d'un «énorme potentiel» de développement. M. Burns a, par ailleurs, relevé que sa visite en Algérie intervient alors que «la région toute entière connaît de profonds changements», affirmant que «les peuples sont en quête de liberté, de dignité et d'opportunités». «La consécration de ces aspirations prendra des formes différentes selon les sociétés», a-t-il indiqué. «Nous souhaitons que la réponse à ces aspirations soit la plus ouverte, la plus sérieuse, la plus claire et le plus tôt possible», a-t-il ajouté. Auparavant, Mourad Medelci a affirmé que la visite de Burns s'inscrit dans le cadre de la concertation autour de plusieurs volets de la coopération bilatérale aux plans politique, sécuritaire et économique. «Nous saisissons l'occasion de la visite du responsable américain en Algérie pour se concerter sur tous les volets de la coopération bilatérale dans les domaines politique, sécuritaire et économique», a indiqué M. Medelci dans une déclaration à la presse au terme de l'entretien qu'il a eu avec M. Burns. Il a qualifié cette visite d'«ordinaire et s'inscrivant dans le cadre de l'échange de visites entre les deux parties». Il a ajouté que «la conjoncture que traverse la région et la visite du responsable américain en Egypte et en Tunisie nous permet d'évaluer la situation dans ces pays précisément, et dans d'autres pays arabes qui passent par des moments particuliers».