Le magazine de bande dessinée Bendir est à son troisième numéro. La crème des dessinateurs algériens tels que Slim qui revient avec son immortel Bouzid, le Hic qui signe quotidiennement les caricatures d'El Watan et le pionnier de la caricature algérienne Haroun, Assari et Aider se sont donné le mot pour relancer la bande dessinée. Il faut rappeler que cet art a eu ses beaux jours dans les années 1970 avec la revue M'kideche qui était dans tous les kiosques et se faisait lire par les petits et les grands grâce à des dessinateurs de talent tels que le regretté Melouah et Meberbeche. Le lecteur algérien a toujours aimé la bande dessinée et les dessins humoristiques et ne ratait pas les épisodes de Bouzid que nous offrait Slim sur les pages d'El Moudjahid. On doit noter que les Algériens ont toujours aimé lire les livres de bande dessinée pourvu qu'on leur offre de beaux dessins et de belles histoires. Tout le monde se souvient de l'époque de Bleck le rock, Zembla, Akim et Mandrake. Par la suite, il y a eu l'époque de Kebir, une BD signée par un dessinateur turc. On s'achetait Pif pour le gadget offert mais aussi pour suivre les aventures de Rahan et de docteur Justice. On a même suivi des épisodes de la revue égyptienne Sindbad dans laquelle on retrouvait l'énigmatique petit rusé Zouzou. La revue Bendir est vraiment culturelle. Les concepteurs ne se contentent pas de proposer des bandes dessinées mais de proposer des articles intéressants. On y retrouve par exemple un entretien avec le plasticien et dessinateur Martinez et un hommage au regretté Sid Ali Melouah qui avait signé plusieurs ouvrages et consacré sa vie à la bande dessinée. Notons également la contribution du dessinateur turc Cem Ozuduru. Le 3e numéro de Bendir est vendu dans toutes les librairies à 200 DA. Espérons que les entreprises choisissent ce bon support de publicité pour son prix bas. Par