C'est avec un défilé au niveau du centre-ville que les festivités ont été entamées. Le Festival international de la danse folklorique s'est ouvert, avant-hier, dans la ville de Tizi Ouzou, en fin de journée, dans une ambiance bon enfant. C'est avec un défilé au niveau du centre-ville que les festivités ont été entamées. Les différentes troupes venues des pays africains et des pays arabes ont parcouru plusieurs rues de la ville des Genêts sous le regard intéressé de la population. Le coup d'envoi du défilé a été donné au niveau du stade du 1er-Novembre. Les différentes troupes, encadrées par des éléments du commissariat du festival, ont parcouru la Rue Lamali-Ahmed, puis le Boulevard Abane-Ramdane, la Rue Moh Saïd Ouzeffoun et enfin le Boulevard Houari-Boumediene avant d'atterrir au niveau de la grande salle des spectacles de la Maison de la culture Mouloud-Mammeri aux environs de 17 heures. Une délégation composée de Abdelkader Bouazghi, wali de Tizi Ouzou, Mahfoud Bellabas, président de l'Assemblée populaire de wilaya et de M.El Hadi Ould Ali, directeur de la culture et commissaire du festival ainsi que d'autres cadres de la wilaya et des élus, occupaient les premières loges. Les troupes se sont alors succédé sur scène pour effectuer de brefs passages dont certains sont vraiment émouvants à l'instar des prestations remarquables des troupes du Liban et de la Jordanie ainsi que de quelques pays africains. Plusieurs troupes algériennes ont également régalé le public présent. Dans la soirée, le stade Oukil-Ramdane a accueilli des troupes du Ballet national de la Côte d'Ivoire, la Palestine ainsi que la troupe de la Maison de la culture Mouloud- Mammeri de Tizi Ouzou. La soirée s'est terminée avec un spectacle de Rabah Asma. Malgré une présence timide du public, l'ambiance a été au rendez-vous. Le grand afflux du public était attendu pour hier mercredi en soirée puisqu'à l'affiche, c'est le chanteur de la nouvelle génération Mohamed Allaoua qui était annoncé. La veille, El Hadi Ould Ali a rassuré, lors d'une conférence de presse, que toutes les conditions étaient réunies pour la tenue du festival. Même sur le plan de la couverture sécuritaire, Ould Ali a répondu qu'un dispositif est mis en place et la sécurité des citoyens et des troupes sera également assurée ajoutant que le ministère de la Culture a alloué une enveloppe de 8 milliards de centimes pour la tenue et la réussite de ce festival. L'orateur a réfuté l'existence d'une volonté d'imposer une quelconque idéologie dans la région, à travers la tenue régulière de ce festival. «Il s'agit d'un festival culturel de danse folklorique qui transcende toutes les considérations politiques ou autres. L'art et la danse sont universels», a précisé l'intervenant en rappelant les objectifs de cette manifestation à laquelle prennent part 17 pays. Il a ainsi indiqué que ses buts principaux sont le renforcement du dialogue interculturel en Afrique et dans le Monde arabe, témoigner de la richesse culturelle des pays et sa vulgarisation au niveau régional et continental, susciter une dynamique d'échanges internationale et faire de l'Algérie une destination culturelle de choix ainsi que d'amener à la compréhension des autres et à la solidarité entre les peuples africains et arabes. Pour aujourd'hui, le festival prévoit, dans son programme, des spectacles avec les troupes de Guinée, Tunisie, Cameroun, Liban et El Bayad. Un spectacle de chant est aussi programmé en fin de soirée au stade Oukil-Ramdane avec Lotfi Double Canon. Dans les autres localités, plusieurs spectacles sont prévus, également pour la soirée d'aujourd'hui jeudi, à Azeffoun, Tigzirt, Larbâ Nath Irathen, Tizi Rached, Tadmaït, Boumerdès, Aït Yahia, Bouzeguène et Mâatkas. Plusieurs artistes kabyles se produiront dans ces localités ce soir, à l'instar de Ouazib Mohand Ameziane, Boualem Boukacem, Moumouh, Karim Becha... Ceci, en plus des troupes étrangères et nationales de danse.