Il adhéra très jeune au mouvement nationaliste Dès le déclenchement de la guerre de Libération, il s'y engagea d'une façon spontanée, en même temps que son père Chérif, son frère aîné Larbi et son oncle Mançour. Le moudjahid Rachid Alilat vient de nous quitter à l'âge de 75 ans, des suites d'une longue maladie. Issue d'une famille nationaliste, il adhéra très jeune au mouvement scout, puis au mouvement nationaliste. Forgé dans l'esprit patriotique, il suivait de très près l'évolution de la situation politique en Algérie sous l'occupation coloniale. Et dès le déclenchement de la guerre de Libération, il s'y engagea d'une façon spontanée, en même temps que son père Chérif, son frère aîné Larbi et son oncle Mançour. En mai 1956, il participa à la grève des étudiants alors qu'il était lycéen. Il est intégré dans l'organisation civile du FLN de Sidi Aïch. Quelques mois après, il rejoint les maquis vers fin 1956 - début 1957 en même temps que son cousin Aïssani, Md Saïd, qui deviendra, lui, conseiller du colonel Amirouche et qui tombera à ses côtés le 28 mars 1959. Si Rachid, lui, fut affecté dans l'organisation des villes de la Soummam, notamment pour organiser les cellules, le mouvement ouvrier au sein des unités économiques et de l'administration coloniale. Modeste, affable et compétent, il était très apprécié par ses chefs politiques, notamment par Abdelatif Amrane, son responsable au niveau de la Wilaya. Tout au long de son parcours, il eut à occuper des responsabilités à la hauteur de ses compétences et de la confiance placée en lui par ses chefs. Vers la fin 1960 - début 1961, il fut affecté au sein du comité du secteur autonome de Sidi Aïch, aux côtés de Brarti Arab, Mazouzi Md Laïd et Moualfi Md Tahar chargés de reprendre en main la situation du secteur 4 (Aït Oughlis) et la ville de Sidi Aïch que l'opération «Jumelles» a ébranlés. Alors, grâce aux efforts de tous, combattants de l'ALN et civils, la ville de Sidi Aïch fut réinvestie et les villages du douar réorganisés et réoccupés, malgré les pressions constantes de l'ennemi qui s'est déployé avec des forces gigantesques. Si Rachid continua à assumer ses responsabilités jusqu'à la fin de la guerre, le 19 mars 1962. Grâce à son niveau d'instruction, il fut intégré au sein du directoire de l'Oaic à Alger où il mena une longue et brillante carrière professionnelle. Admis à la retraite, il se retira à Sidi Aïch, au domicile paternel, pour mener une vie paisible au milieu des siens, toujours avec les mêmes qualités du moudjahid qu'il était, à savoir modestie, sobriété et la fierté de sa mission accomplie. En un mot, il était resté authentique. Aujourd'hui, une foule nombreuse est venue lui rendre un dernier adieu. Parmi les présents, il y eut une cinquantaine d'anciens compagnons d'armes qui sont venus, malgré leur âge et pour certains leur handicap, lui rendre un hommage mérité. Pour la circonstance, deux officiers de l'ALN, à savoir le lieutenant Azlat Méziane et le lieutenant Larbi Mezouari, ont tenu, dans leur oraison funèbre, à mettre en relief le parcours exceptionnel de Si Rachid Alilat pendant ses cinq longues années passées au maquis à leurs côtés. Ils diront aussi que les souvenirs de Si Rachid Alilat resteront à jamais gravés dans la mémoire de tous ceux qui l'ont connu et estimé. Djoudi ATTOUMI est un Ancien compagnon d'armes - Ecrivain