«La nouvelle génération doit impérativement prendre le relais pour engager le pays dans une nouvelle ère.» Le président du Parti algérien Jil Jadid (Nouvelle génération), Soufiane Djilali a réaffirmé sa candidature à l'élection présidentielle de 2014 en présentant son programme électoral lors d'une conférence de presse tenue hier à Alger. Le président du parti a déclaré que sa candidature est liée à sa conviction que l'actuel président de la République ne se représentera pas. La responsabilité, la justice et l'innovation sont les grandes lignes du programme électoral du parti politique. Il insiste sur le maintien du régime semi-présidentiel et la limitation du nombre de mandats à deux quinquennats. «C'est un programme de combat pour la sauvegarde de la nation, de son intégrité, des intérêts vitaux de notre peuple, garants de notre indépendance et de notre souveraineté», déclare le président du parti, Sofiane Djilali, en expliquant que les trois valeurs phares proposées avec l'ensemble des valeurs qui leurs sont consubstantielles constituent les valeurs fondamentales pour élaborer la matrice du projet de société. «L'heure est venue pour nous tous de construire un véritable Etat de droit et d'y établir la démocratie et les règles de la bonne gouvernance. Ces objectifs stratégiques ne sauraient être remis à plus tard, il y va de la survie du pays en tant que nation souveraine et prospère», souligne le président du parti en précisant que ceux qui s'opposaient au pouvoir, n'avaient que leur foi en la nécessité d'un changement profond et sain pour reconstruire l'espoir d'un pays à la dérive, d'autant plus que certains multiplient les manoeuvres pour bloquer tout processus de changement. Dans cet ordre d'idées, il ajoute, entre autres, que «l'élection présidentielle de 2014, peut offrir l'occasion historique pour l'Algérie de s'engager dans un processus démocratique serein et ordonné. Une nouvelle ère s'ouvrirait pour de véritables réformes», indique-t-il en étalant que seul un processus électoral honnête aboutissant à des changements significatifs est une issue qui doit être considérée comme l'unique alternative au désordre et à la fatalité de l'échec. «J'ai totalement conscience qu'une personne seule n'y peut rien face à l'immensité du défi. L'Algérie appartient à tous. Chaque Algérien est interpellé par l'avenir de son pays», souligne M.Djilali qui insiste sur la conviction de la nécessité d'un changement générationnel, stratégique et politique pour le pays. Parlant du FLN, le patron de Jil Jadid a exprimé fermement: «Ce parti doit partir au musée. La place du FLN est au musée. L'Algérie ne peut retomber si bas après avoir magnifié son destin grâce à des femmes et des hommes de la trempe des Bouhired, Benboulaïd ou Ben M'hidi». Il indique aussi que «enfants de l'indépendance, nous devons rendre à ces femmes et à ses hommes un hommage exceptionnel et leur manifester une reconnaissance profonde et éternelle». S'agissant de la culture et la langue amazighes, Soufiane Djilali a déclaré que le moment d'ouvrir le dossier de la question identitaire est venu, il a recommandé la promotion de tamazight comme langue officielle. «Nous sommes des Amazighs. Nous sommes aussi un peuple spirituel qui a choisi librement d'embrasser l'Islam. Nous avons contribué dans l'aire géographique et humaine qui est la nôtre à l'expansion d'une brillante civilisation et d'une grande culture d'expression arabe.» Il déclare, en outre, que c'est une question idéologique qui touche à l'intégrité de la nation. «L'amazighité doit être comprise par tous comme un patrimoine fondateur de la personnalité algérienne. Elle doit trouver auprès de tous, les moyens de son sauvetage d'abord puis de son épanouissement, selon les modes d'expression que le génie populaire lui attribuera», précise-t-il, en ajoutant qu'un effort académique doit être mené à son terme. «Le recensement du patrimoine oral mais aussi culturel au sens large devra être entamé au plus vite.»