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L'image instruit...
LA PETITE BIBLIOTHÈQUE DE L'ETE 2014 (V)
Publié dans L'Expression le 03 - 09 - 2014

«La Bibliothèque nationale d'Algérie (Alger-El Hamma)»
ET ELLE EXISTE partout et elle occupe complètement notre mémoire et nous préoccupe telle une terrible logique pour nous faire vérifier toute vérité par la lecture!
Effectivement, le lecteur n'est vrai lecteur que s'il sait lire, que s'il trouve quelque livre à lire, que s'il s'impatiente de lire, que s'il lit. Oui, trop de " si ". Et c'est encore insuffisant pour celui qui veut aller au fond de la pensée intellectuelle... On a connu ailleurs la triste annonce " Un fast-food remplace une librairie historique " et chez nous, bien sûr aussi, une telle honteuse dérive culturelle! À Barcelone, le fameux emblème de la librairie Catalónia "Le monde est gouverné par les livres" a subi l'estocade des commerçants en " nourritures terrestres " douteuses.
Pourtant, à un autre niveau de la cons-cience humaine policée, on maintient mor-dicus, le pouvoir instituteur du livre et l'on cite souvent, tout en lui donnant un sens plus général, l'opinion satirique de Vol-taire: " Vous les méprisez, les livres, vous dont toute la vie est plongée dans les vani-tés de l'ambition et dans la recherche des plaisirs ou dans l'oisiveté; mais songez que tout l'univers connu n'est gouverné que par des livres, excepté les nations sau-vages. Toute l'Afrique jusqu'à l'Ethiopie et la Nigritie obéit au livre de l'Alcoran, après avoir fléchi sous le livre de l'Evangile. La Chine est régie par le livre moral de Confucius; une grande partie de l'Inde, par le livre du Veidam. La Perse fut gouvernée pendant des siècles par les li-vres d'un des Zoroastres (OEuvres complè-tes, tome 8, Dictionnaire philosophique, Livres, Section première). " - Veidam est le livre sacré des anciens brachmanes (sic), source: La Défense de mon oncleý, Vol-taire, OEuvres complètes de Voltaire, tome 26, chapitre XIII De l'Inde et du Veidam, page 392, édition Garnier, Paris, 1879.
Livres du Temps de lire (Saison 2013-2014)
DICTIONNAIRE DU CINEMA ALGERIEN et des films étrangers sur l'Algérie par Achour Cheurfi, Casbah-Editions, Alger, 2013, 1151 pages: " Une image vaut mille mots. Après plus de 2500 ans, dirais-je, la formule du sage chi-nois, l'immense philosophe Confucius, " Une image vaut mille mots " est encore assez suggestive pour nous inciter à com-prendre que l'Histoire, partie de l'humanité ou d'un peuple, cette plus ancienne des sciences de l'Homme, ne peut être connue seulement par les documents écrits. L'image cinématographique - toute image, évidemment - est un document réalisé toujours pour le présent, et ce que nous appelons " film " peut avoir, directe-ment ou indirectement, pour objet, et par un caractère tout à fait spécial, de rappor-ter, d'illustrer un fait historique... N'allons pas plus loin dans la réflexion: notre pro-pos est étayé par le volumineux et obstiné travail de recherche de Achour Cheurfi, publié sous le titre Dictionnaire du cinéma algérien et des films étrangers sur l'Algérie: réalisateurs, comédiens, films (*), 1151 pages denses de texte serré.
L'image instruit. Elle incite à penser, donc à juger. Cette idée n'est certes pas aussi abrupte que je l'écrive. Pourtant, la mémoire, si courte que soit la période revi-sitée par l'image technique, concède sé-rieusement - parfois sans doute à l'insu de son concepteur (cas d'une réalisation cinématographique pour distraire) - la " vedette "à l'Histoire, à l'événement da-té, - en somme, au fait scientifique qui devient le détail particulier situé dans le passé, dans la vie d'un peuple. Toutefois, si de tels films évoqués ne sont ni " historiens " ni " d'histoire ", ils consti-tuent une importante production cinémato-graphique où l'on trouve l'expression sinon de la mémoire commune des Algé-riens, du moins une partie de la conscience individuelle de chacun, en formation.
Pour des raisons méthodologiques et techniques, Achour Cheurfi présente son ouvrage en trois " volets ", chacun présen-té par un propos " Liminaire " explicatif: 1- Le cinéma national (1957-2012), 637 pages. 2- Le cinéma colonial (1897-1962), 76 pages. 3- Films étrangers sur l'Algérie (1962-2012), 339 pages. Suivent: Petit glossaire (11 pages), Chronologie sommaire (35 pages), Annexes (Textes juridiques, 36 pages), Bibliographie (10 pages), Indexe des noms cités (16 pages). [...] Je ne saurais terminer ce Temps de lire, sans saluer les exploits de nos jeunes cinéastes amateurs et professionnels qui, d'un festival à l'autre, font progresser et aimer le film amazigh sous la houlette de Si El Hachemi Assad, secrétaire général du HCA, commissaire du Festival culturel national du film amazigh. Le cinéma amazigh, bien évidemment, participe à la relance du cinéma national. "
GLOSSAIRE RAISONNE des mots français d'origine arabe d'Amine Mahrez (Collection Arabissimo), éditions El-Othmania, Alger, 2006, 204 pages: " L'auteur de ce " travail ", docteur en histoire, actuellement enseignant à l'Université de Khemis-Miliana (dont la colonisation française a fait Affreville), s'est donné pour objet de recenser et d'expliquer des mots et des expressions françaises dont l'origine essentielle est arabe et, accessoirement, passée par d'autres langues. Ce n'est pas de la traduction - on sait la célèbre paronomase italienne " traduttore, traditore, traducteur, traître " -, c'est plutôt, en quelque sorte et, d'abord, le triomphe insoupçonné de la cacophonie, de l'imbroglio, de la truculence verbale et puis, subitement, surgit de l'esprit la flamme qui, lumière intense, développe l'image qui force la naissance, soit la compréhension, du mot ou des mots... Mais comme, à l'évidence, le signifiant correspond au signifié, c'est là le danger de la traduction que craignent les traducteurs et, tout spécialement, les transcripteurs phonétiques. Là, sur le terrain défraîchi par Amine Mahrez, il y a des repères qu'il nous fait découvrir et des repères qu'il précise pour nous aider à comprendre et, à notre tour, à remettre à l'endroit l'histoire de ces mots dont le sens nous paraît singulier - et après tout insolite - bien qu'il soit fondamentalement " historique ". Cherchons donc tout de suite dans l'ouvrage d'Amine Mahrez, d'où vient tel mot? Quelle est son écriture? Quelle est sa prononciation? Que signifie-t-il?... Sans doute, des lecteurs avisés ont-ils leurs propres sources de recherches... Mais, revenons au corpus ou à l'index: un exemple... Algèbre: n. f. " Partie des mathématiques relative au calcul des grandeurs représentées par des lettres ". De l'ar. Al-jabr (id.), proprem. " la rééducation, la réparation; empr. Par l'interm. Du lat. médiév. Algebra. Dérivés: algébrique-algébriquement-algébriste. Cherchons-en un autre et un autre, - quelle enrichissante promenade culturelle! [...] Question: Quelle importance les humanistes accordent-ils à l'ouverture à l'autre et à la connaissance d'autrui dans la formation de l'individu? ou Comment se manifeste l'importance de la connaissance de l'autre dans la pensée humaniste renaissante? Voilà un sujet de réflexion permanent qui permet à tous les étudiants de tous les pays, fortement enclins à délier leurs langues, de corriger un grand nombre de propos inhumains!... "
LA FEMME EN CLAIR-OBSCUR de Djamila Lounis-Belhadj, Casbah Editions, Alger, 2013, 317 pages: " Djamila Lounis-Belhadj détient, à mon sens, une puissance inépuisable dans la source de ses idées et dans son style qui a le ton général qui convient et qu'elle met dans " les histoires vraies " qu'elle raconte. Il ne suffit d'ailleurs pas d'avoir des idées, tous les écrivains le savent.
C'est pourquoi, optant pour une expression simple et vivante, souvent émouvante, l'auteur me semble capable de produire un élan d'ardent prosélytisme humanitaire. C'est pourquoi, on doit considérer avec sérieux les conditions des femmes évoquées dans La Femme en clair-obscur.
Djamila Lounis-Belhadj y a mis toute sa logique de femme de coeur en peignant la vie de chacune d'elles. Avec soin, précision et surtout tristesse et inquiétude, elle décrit, sans l'ombre d'une polémique, les crises de leurs vies avec ou sans l'homme. Défilent donc sous nos yeux, peut-être embués d'émotion, dix-neuf histoires, "Être femme ", étant un poème: " La femme au foyer ", " L'épouse d'émigré "; " La femme mariée qui travaille ", " La femme sur son lieu de travail ", " La femme répudiée ", " La femme divorcée ", " La femme veuve ", " La femme qui vit seule ", " La femme méprisée ", " La femme stérile ", " La femme et l'argent de son père ", " La femme et l'héritage ", " La femme célibataire ", " La femme privée de ses revenus ", " La femme qui n'a pas de fils ", " La femme voilée ", " La femme violentée ", " La femme orpheline ", " Les trois hommes ".
(À suivre: La Petite bibliothèque de l'été 2014 dans Le Temps de lire du mercredi 10 septembre prochain.)


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