Les jihadistes tunisiens viennent de commettre un nouveau méfait en égorgeant un soldat de garde à la caserne de Bizerte Au petit matin, les éléments de l'armée tunisienne ont déclenché une opération de ratissage afin d'appréhender les terroristes qui se sont enfuis en emportant l'arme du soldat égorgé, selon les premières données. Vingt-trois jours après l'attaque terroriste perpétrée contre un bus militaire au Kef qui a fait 6 morts parmi les soldats, les terroristes récidivent cette fois-ci à Bizerte. L'attaque, rappelons-le, a eu lieu quelques jours après l'annonce des résultats des élections législatives dont le parti Nidaa Tounès est sorti vainqueur. Au milieu de la nuit du jeudi à vendredi, un groupe terroriste bien armé a attaqué une caserne de la région Zâarour à Menzel Bourguiba située à 23 km de la ville de Bizerte. Au cours des échanges de tirs, un soldat qui montait la garde devant la caserne au moment de l'attaque, a été égorgé par des terroristes. Le ministère de la Défense n'a encore communiqué aucune information à ce propos. Il y a eu un échange de tirs entendus à la caserne pendant que le soldat Khiari était à la garde devant le bâtiment. A l'arrivée des soldats, M.Khiari a été retrouvé mort, par balles et égorgé, selon les premières informations. Au petit matin, les éléments de l'armée tunisienne ont déclenché une opération de ratissage afin d'appréhender les terroristes qui se sont enfuis en emportant l'arme du soldat égorgé, selon les premières données. Il s'agit du caporal de l'armée nationale, Mokhtar Khiari, originaire de Médenine. Il est âgé de 25 ans. Toujours selon la même source, les éléments terroristes ont tiré des coups de feu en l'air avant de quitter les lieux. En milieu de journée d'hier, le ministère de la Défense a visiblement voulu minimiser les choses. Au terme d'une réunion tenue en urgence, le ministère de la Défense nationale a indiqué que le meurtre du militaire, «n'est pas lié à un acte terroriste», et ce après une enquête menée par la police technique et le juge d'instruction militaire. Le ministère a expliqué qu'il s'agit d'une «affaire personnelle et d'un règlement de comptes entre deux militaires». Des explications qui ne tiennent pas la route pour la simple raison qu'il est dur d'avaler l'argument d'un règlement de comptes qui se produit à 1h du matin alors qu'on parle d'un échange de tirs. Mieux encore, après l'assassinat du soldat, ce dernier a été égorgé. Bref, rappelons, toutefois, qu'un guet-apens a été tendu le 5 novembre dernier au passage d'un bus transportant des militaires dans la ville de Kef. L'attaque s'est soldée par l'assassinat de six militaires et les blessures de 11 autres. Cette attaque est intervenue dix jours après les élections législatives remportées par le parti laïc de Nidaa Tounès, et avant le scrutin présidentiel du 23 novembre. Pas plus tard qu'en octobre dernier, deux jours avant les législatives, six personnes dont cinq femmes, ont été tuées lors d'une opération des forces de police contre des militants islamistes dans une maison située à Oued Ellil, un faubourg à l'ouest deTunis. Notons qu'en prévision d'éventuelles «attaques suicides», les forces militaires algériennes et tunisiennes ont commencé à renforcer des dizaines de leurs positions aux frontières avec la Libye afin de les protéger du danger terroriste, selon une source sécuritaire algérienne. La même source, qui a préféré garder l'anonymat, a déclaré à Anadolu que «des forces des deux armées algérienne et tunisienne se trouvant sur des positions avancées aux frontières avec la Libye ont reçu des instructions les mettant en garde contre d'éventuelles opérations importantes ou des attaques-suicides au moyen de véhicules piégés». Ces préparatifs ont été provoqués après des alertes sécuritaires échangées entre les deux armées en Algérie et en Tunisie sur d'éventuelles opérations qui pourraient être menées par l'Etat islamique, Daesh sur les frontières. Selon une source de l'Isie, le tribunal administratif a reçu dans la journée d'hier un recours dans les résultats du 1er tour de la présidentielle, de la part du candidat président sortant, Moncef Marzouki. La source a précisé que suite au dépôt de ce recours, la tenue du second tour qui avait été «programmée au 14 décembre» pourrait donc finalement être reportée au 21 ou 28 décembre.