Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi s'est dit hier «fier» d'être l' «ami» du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, alors que son ministre des Affaires étrangères Paolo Gentiloni se rendra aujourd'hui au Caire après l'attentat contre le consulat d'Italie. «Je pense que Sissi est un grand dirigeant (...). En ce moment, l'Egypte ne sera sauvée que par le leadership de Sissi, c'est ma position personnelle et je suis fier d'être son ami et je vais le soutenir sur la voie de la paix», a déclaré M. Renzi dans une interview diffusée hier matin par Al-Jazeera. Interrogé par la journaliste de la chaîne qatarie, dont trois collègues sont poursuivis en Egypte pour soutien aux frères musulmans, M. Renzi a cependant estimé qu'il était «d'une importance absolue que la loi égyptienne s'ouvre à la liberté de la presse». M. Renzi s'était entretenu samedi par téléphone avec M. al-Sissi pour réaffirmer l'engagement des deux pays à lutter «ensemble contre le terrorisme», après l'attentat, revendiqué par l'organisation de l'Etat islamique, qui a soufflé une partie de la façade du consulat italien au Caire et fait un mort. A la suite de cet attentat, M. Gentiloni a annoncé hier qu'il se rendrait (ce soir) au Caire pour exprimer sa solidarité avec le personnel du consulat et de l'ambassade. Interrogé par La Repubblica sur les raisons pour lesquelles l'Italie avait été visée, le ministre s'est refusé à «jouer à la loterie des conjectures». «Les attentats comme celui-ci peuvent aussi avoir des aspects liés au hasard, à la possibilité logistique de frapper une nation occidentale (...). Une chose est sûre, l'Italie doit réagir avec une fermeté tranquille, nous ne nous laisserons pas intimider», a-t-il répété.