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La sécheresse menace
LE GOUVERNEMENT S'ACTIVE POUR TROUVER LA PARADE
Publié dans L'Expression le 28 - 12 - 2015


Les perspectives sont sombres
«Afeddikhe, thirghi» (Une blessure aggravée par une brûlure, Ndlr), dit un adage populaire de chez nous. Aux conditions économiques et financières déjà détériorées, vient s'ajouter la menace d'une sécheresse qui risque d'aggraver sérieusement la situation. L'inquiétude gagne les paysans, le ministère des Ressources en eau pense à la rationalisation et le gouvernement cherche la parade. Le danger est bien réel.
«Eau- secours!». Ce sera l'objet d'une réunion gouvernementale qui doit se tenir en janvier prochain. Le Premier ministre devrait se réunir, au milieu du mois prochain; une cellule de crise pour lancer un plan anti- sécheresse. Présidée par Sellal, cette réunion regroupera les ministres des Ressources en eau, de l'Agriculture, de l'Intérieur et celui des Transports.
Car, la situation est des plus urgentes. Selon les spécialistes, la date butoir sera le 10 janvier. Passé cette échéance, le gouvernement peut déclarer «l'état de sécheresse». Les prévisions météorologiques augurent d'un hiver des plus secs. Selon les météorologues, la pluie ne devrait refaire surface qu'à partir du 5 janvier, mais pour seulement deux ou trois jours. Pis encore, les précipitations seraient des plus faibles. Un autre court et faible épisode pluvieux est prévu pour la fin janvier. Les vraies précipitations sont prévues pour le 4 février. Seulement voilà, ces pluies se feront désirer. Elles ne dureront pas! Après ces petites précipitations, les spécialistes ne prévoient plus de pluie.
D'ailleurs, même les températures vont rester élevées pour la saison, elles varieront entre 17° et 20 °. Un véritable casse-tête pour le gouvernement qui va être obligé de déclarer le pays en sécheresse, lui qui espérait un miracle du ciel en cette fin d'année. Mais... les ministres qui formeront la cellule de crise devront ainsi présenter au chef de l'Exécutif leurs «solutions» pour éviter aux Algériens de revivre les cauchemars du passé, en protégeant au mieux les ressources de ce précieux liquide, tout en garantissant une alimentation régulière à la population. On parle déjà d'une augmentation de la production des stations de dessalement. Mais vu la conjoncture financière actuelle et le prix de revient excessif d'un mètre cube d'eau dessalée, cette solution est le dernier recours. Les 94 barrages du pays ont certes un taux de remplissage de 70%, mais les autorités savent qu'avec les besoins actuels de la population, ces capacités risquent de fondre comme neige au soleil! Si la situation persiste, l'Etat risque d'être contraint de revoir la tarification de «l'or bleu» à la hausse! L'Algérie est en proie à une crise hydrique critique. Entre les mois de septembre et novembre, les wilayas du centre du pays n'ont enregistré que la moitié de la quantité des pluies évaluée habituellement. Cela sans parler de l'été qui a été des plus chauds et qui a, cette année, commencé à partir du mois de mars pour se prolonger jusqu'à maintenant.
Cet hiver sec n'augure donc rien de bon. Et ce ne sont pas les agriculteurs qui vont venir le contredire! Car, la saison agricole risque fortement d'être compromise. Le plan de relance agricole que veut mettre en application Sid Ahmed Ferroukhi pourrait ainsi être contrarié par un hiver qui s'annonce «noir» pour les agriculteurs. Ce sont des centaines d'hectares qui risquent d'être asséchés, des milliers de tonnes de céréales perdues, des millions de dinars envolés et bien des cultures sapées par le manque d'eau!
La sécheresse est la menace la plus redoutée par les fellahs! C'est même un vrai traumatisme, vu qu'elle peut transformer une saison prometteuse en cauchemar, comme cela s'était passé en 2014, lorsque près de 800.000 hectares de céréales avaient été tout simplement abandonnés dans plusieurs wilayas de l'Est à cause de la sécheresse, selon des statistiques du ministère de l'Agriculture. Un vrai désastre! Mais notre pays n'est pas le seul à faire face à cette menace. Que ce soit pour l'Algérie ou le reste du monde, l'année 2015 a été l'une des plus chaudes jamais enregistrée, révèle l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Même au nord de l' Europe il ne pleut pas!La Russie, le Canada et les Etats-Unis habituellement submergés par les neiges en cette période de l'année, sont sous un soleil brillant.
Paradoxalement, c'est le Qatar qui a eu droit cette semaine à de fortes pluies. Est-ce le début de la guerre de l'eau prédit par les experts? En tout cas, avec des barrages et des stations de dessalement pour l'eau potable, l'Algérie a encore une marge de manoeuvre. Même si cette sécheresse conjuguée à la chute des prix du baril de pétrole fait amèrement penser à l'Algérie des années 1980...


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