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"Certains partis sont plus présents dans les médias que sur le terrain"
BELKACEM SAHLI, SECRETAIRE GENERAL DE L'ANR, À L'EXPRESSION
Publié dans L'Expression le 01 - 02 - 2016

Maître de conférences à l'université de Sétif, secrétaire général de l'ANR et député de cette formation, Belkacem Sahli, 41 ans à peine, est un pur produit de la démocratie algérienne. Dans l'entretien qu'il nous a accordé, il revient sur les positions de son parti vis-à-vis de la révision de la Constitution.
L'Expression: L'ANR soutient le projet de révision de la Constitution, à l'image des autres partis de la majorité. Qu'est-ce qui motive votre position par rapport au projet présidentiel?
Belkacem Sahli: Nous avons retrouvé plus de 70% de nos propositions dans le projet de Constitution. Nous appelons à voter en faveur des amendements. Cette révision répond à des préoccupations formulées par notre formation politique. que ce soit dans la forme ou dans le fond, nous estimons à l'ANR que le projet est cohérent et constitue une réelle avancée démocratique du pays.
On n'a pas entendu l'ANR dans le débat qui a suivi l'annonce du projet. Pourtant, la scène politico-médiatique a fortement réagi à l'article 51 du projet de révision de la Constitution...
Je tiens à souligner d'abord, que si vous ne nous avez pas entendus, ce n'est pas faute de ne pas avoir contribué à ce débat. Il se trouve simplement que ce qu'on appelle les grands médias, qui font l'opinion, ont tendance à s'intéresser à ceux qui alimentent la polémique. Maintenant, sur la question de l'article 51, pour nous, il a fait bien plus de bruit qu'il n'en faut. C'est un faux débat imposé par une partie de l'opposition, histoire d'éloigner l'opinion des autres questions de fond.
A ce propos, je vous rappelle que les amendements de la Constitution évoquent pour la première fois la communauté algérienne à l'étranger et l'intègrent comme une composante indivisible de la société algérienne. J'ai été à la tête du département de la communauté algérienne à l'étranger et je peux vous affirmer que pour nos émigrés, la reconnaissance constitutionnelle de leur algérianité pleine et entière est un événement historique pour les raisons que l'on peut très aisément deviner, notamment la contribution de cette catégorie d'Algériens à la guerre de Libération nationale.
Au-delà de ses aspects symboliques et très importants pour la société, le projet de Constitution apporte la confirmation que l'Etat ne pourra en aucun cas abandonner les Algériens vivant à l'étranger. Sachant cela, il faut au contraire se féliciter de cette avancée au lieu de faire tout ce bruit autour de l'article 51 qui ne concerne pas tous les émigrés, mais seulement une partie, composés de binationaux. Ensuite, les fonctions de souveraineté et les postes sensibles doivent être protégés comme dans n'importe quel pays du monde.
Un autre aspect de la révision constitutionnelle, concernant la fameuse autorité de surveillance des élections, a fait bondir une partie de l'opposition qui accuse le pouvoir de fraude anticipée lors des prochaines échéances...
Sachez d'abord que l'organe indépendant d'organisation ou de surveillance des élections n'est pas une garantie absolue de transparence. La vraie garantie est que chaque formation politique mette ses superviseurs dans chaque bureau de vote. En Tunisie qui est prise en exemple par l'opposition, les partis ont réalisé cet exploit. Chez nous, il y a des partis plus présents dans les médias que sur le terrain. Ils crient très fort, mais lorsqu'il s'agit d'aller sur le terrain, certains ne peuvent même pas confectionner leurs propres listes électorales et parrainent des listes d'indépendants dont ils ne connaissent rien du tout. Ces formations ne peuvent pas prétendre surveiller l'ensemble des bureaux de vote. De toute façon, il est impossible pour n'importe quel parti algérien de réussir pareille gageure. Ces surveillants, il faut les payer. Ce n'est pas aussi simple. Mais si l'opposition y met du sien, il y a toujours un moyen de mutualiser les efforts.
En fait, cela pour dire que l'argument «de faire comme la Tunisie» ne tient pas la route. D'autant que cette instance indépendante qu'elle ait la mission de l'organisation ou de la surveillance des élections travaille avec des fonctionnaires de la République. N'oubliez pas qu'un scrutin nécessite la mobilisation de plus de 500.000 agents. Ce n'est donc pas un petit groupe à la tête de cette organisation qui y changera quoi que ce soit. La lutte contre la fraude, ça se passe sur le terrain.
Vous semblez à l'aise dans votre rôle de parti minoritaire proche du pouvoir. Mais on pourrait vous reprocher de ne pas servir à grand-chose.
D'abord, je dois vous rappeler que l'ANR est une formation politique qui a plus de 20 ans d'âge. Les fondateurs de l'ANR étaient de hauts responsables du pays, doublés d'anciens cadres centraux de la révolution. Redha Malek, Salim Saadi, Ali Haroun, Tidjani Heddam... etc ne sont plus à présenter. Ils ont créé le parti sur la base d'une analyse et d'idéaux républicains qu'ils défendent et que nous défendons toujours. Nous avons notre projet, notre vision et nos valeurs.
Le parti a connu une phase difficile, durant les années 1990. Nous avons perdu plus d'une centaine de militants et de sympathisants. Nous n'avons donc pas de leçons à recevoir en matière de résistance et de militantisme. Maintenant vous dites que nous sommes invisibles. Eh bien sachez que sur le terrain nous ne le sommes pas moins que le Parti des travailleurs, qui nous a dépassés de quelques milliers de voix, lors des dernières élections législatives. Si nous avons obtenu cinq sièges et le PT beaucoup plus, c'est en raison du mode de scrutin. Mais au plan de l'influence sur le terrain, nous en sommes presque au même point.
Nous avons rejoint la majorité présidentielle en 2011 sur la base d'une analyse critique de la situation. Nous avons soutenu le 4e mandat du président de la République sur la base d'un programme électoral et nous constatons, justement, qu'à travers le projet de révision de la Constitution, le chef de l'Etat a tenu une importante promesse électorale, cela sans évoquer les aspect sociaux et économiques du programme présidentiel.
Mais je peux vous dire que sur certaines questions, nous nous démarquons de la majorité au pouvoir. Nous sommes contre le Code de la famille. Nous sommes pour la parité homme-femme dans les institutions élues de la République. Pour preuve, 49% de nos candidats aux dernières élections sont des femmes.
Mais vous ne gagnez pas en visibilité pour autant. Votre communication semble défaillante...
Je peux peut-être vous concéder le fait que quelque chose cloche dans notre stratégie de communication. Mais je peux vous certifier qu'en aucun cas, nous ne tomberons dans le piège de la médiatisation pour la médiatisation. Nous développons en direction de nos militants et de l'opinion nationale un discours cohérent et réaliste sur toutes les questions d'intérêt national. Nous ne ferons jamais comme certains partis qui ne cherchent que le spectacle. Ils convoquent des conférences de presse juste pour alimenter des polémiques. Nous travaillons sur le terrain. En 2015, nous avons fait plus de 500 activités à travers le pays. Nous avons plus de 500 élus locaux et 15 députés, dont une dizaine nous ont rejoints après les législatives. Nous formons un groupe parlementaire.


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