Les citoyens gardent encore en tête les défaillances constatées durant les fêtes précédentes. Qu'on rassure ou pas, l'Algérien est sceptique. Les fêtes de l'Aïd sont des occasions pour le confirmer. En effet, les assurances émanant cette année, entre autres, des directions de Naftal et de la Sntf quant à la disponibilité pour l'une des produits pétroliers et l'autre des moyens de transport durant les journées de l'Aïd El Adha prévu ce lundi, n'auraient pas suffi pour tranquilliser les citoyens. En témoignent les files interminables d'automobilistes aux stations de Naftal et le grand nombre de voyageurs se rendant aux gares routières et ferroviaires pour rentrer chez eux. En fait, les stations Naftal de la capitale ont été prises d'assaut hier dés les premières heures de la matinée par des automobilistes, engendrant plusieurs désagrément pour la circulation routière. «Tout le monde veut faire le plein. Je ne comprends plus rien!», nous indiquera complètement stupéfait le gérant de la station Naftal de Brossette à Hussein-Dey à Alger. Et d'ajouter: «Ils s'inquiètent pour rien. Il n'y aura pas de pénurie. Ils n'ont pas écouté le communiqué de Naftal ou quoi?», poursuit-il avec étonnement. Le communiqué de Naftal a été rendu public, pour rappel, lundi dernier. Dans le communiqué de Naftal on pouvait lire: «La Société nationale de commercialisation et de distribution de produits pétroliers informe son aimable clientèle que durant les fêtes de l'Aïd El Adha el Moubarak et à l'instar des autres jours de l'année, la distribution des produits pétroliers sera assurée sur l'ensemble de son réseau stations-service et de ses points de vente 24h/24 à travers tout le territoire national», a-t-elle assuré. Interrogés sur leur comportement, certains conducteurs nous ont expliqué que les expériences passées leur ont appris à se méfier des déclarations et des communiqués de Naftal. «J'ai déjà fait confiance à ces communiqués, et croyez -moi j'en ai payé le prix fort!», nous dira un automobiliste gagné déjà par le stress d'attente à 9 h du matin. Pour d'autres automobilistes, remplir le réservoir de son véhicule avant l'Aïd fait partie de la prévention, et celle-ci est toujours recommandée. «Prendre ses précautions est toujours une décision judicieuse. En plus, on ne sait jamais de quoi sera fait demain!», témoigne un autre automobiliste rencontré en pleine file d'attente. La méfiance des citoyens envers les communiqués que publient les différentes directions assurant le service public, nous l'avons ressentie aussi hier chez les usagers du train à la gare ferroviaire de l'Agha à Alger. D'habitude vides les vendredis, les halls de la gare ferroviaire étaient hier bondés de monde. En fait, tout le monde veut rentrer chez lui avant l'Aïd et éviter l'imprévisible. «J'ai confiance en la Sntf, mais je ne veux pas prendre le risque de rester jusqu'à la dernière minute.», souligne un voyageur. «Non je préfère rater une journée de travail(dimanche, Ndlr) que de ne pas rentrer chez moi et rater la fête de l'Aïd El Adha avec ma famille. J'ai encore en tête de mauvais souvenirs avec la Sntf», nous lancera hâtivement ce père de famille en se précipitant à réserver sa place afin de rentrer chez lui pour Oran. «J' ai entendu le communiqué de la Sntf quant à la disponibilité des trains durant l'Aïd, mais pourquoi dois- je attendre la journée de l'Aïd pour rentrer chez moi tant que je peux le faire maintenant à l'aise. Et puis n'oubliez pas que la fête de l'Aïd El Adha exige des préparatifs.», dira de son côté Amel, employée dans une banque à Alger s'apprêtant à rentrer chez elle à Annaba. Pour rappel, dans le communiqué émis par la Sntf il y a quelques jours, les responsables de cette société se sont engagés à renforcer les trains des grandes lignes en prévision de l'Aïd El Adha, et ce, à partir du jeudi 8 septembre jusqu'au samedi 17 septembre. «Pour la période allant du jeudi 8 septembre au samedi 17 septembre 2016, la Sntf prévoit de renforcer le nombre de trains de grandes lignes sur l'axe Alger-Oran et Alger- Constantine-Annaba (jour et nuit) aux horaires habituels», écrit la Sntf dans son communiqué