Il va se dérouler de la même manière que l'examen du bac. L'épreuve écrite du concours de recrutement d'enseignants aura lieu aujourd'hui. Ils sont près de 500.000 candidats à s'y présenter à travers le territoire national. Le nombre de postes à pourvoir- tous cycles et spécialités confondus- est de 10.000. Les candidats seront examinés dans trois matières. Celle de la culture générale, la matière de spécialité et la langue étrangère(français/ anglais). Le concours va s'étaler sur une journée. Les épreuves vont se dérouler de la même manière que l'examen du bac. C'est-à-dire dans des établissements scolaires et sous surveillance des enseignants (trois enseignants par salle). Les centres d'examen seront dotés de brouilleurs et de détecteurs d'objets métaux. Les candidats seront dépossédés de leurs téléphones portables. L'objectif de la reconduction du dispositif antifraude utilisé dan l'examen du bac, indique Rabah Chichoua, directeur d'études chargé des dossiers administratifs auprès du ministère de l'Education nationale qui était récemment l'invité de la Radio nationale, est de garantir la crédibilité de ce concours et l'égalité des chances entre les candidats. «Le ministère de l'Education nationale accorde une importance capitale à ce concours. A ce titre, le ministère ne veut voir réussir dans ce concours que les meilleurs parmi les candidats», a indiqué Chichoua, précisant que la réussite dans cet examen ne veut pas dire que le candidat est admis pour devenir enseignant. «Ce qui détermine la réussite dans le concours d' enseignants, est le test oral qui va avoir lieu juste après l'épreuve écrite. Ne seront concernées par le test oral que les candidats ayant pu réussir dans l'épreuve écrite», a souligné l'invité de la rédaction de la Chaîne 3. «Le test oral est prévu par le ministère de l'Education pour détecter le bon profil. Le métier d'enseignant est avant tout une vocation», a expliqué Chichoua Rabah, rappelant que le recours à l'examen écrit est une solution provisoire pour le ministère de tutelle. «Le souhait du ministère de l'Education, à moyen terme, est d'arriver à recruter les enseignants uniquement parmi les diplômés des Ecoles normales supérieures (ENS)», a-t-il fait remarquer, soulignant que les nouveaux enseignants vont tous bénéficier de formation avant la rentrée scolaire. S'exprimant par ailleurs sur le profil des candidats, l'Invité de la rédaction, a fait savoir que les candidats sont tous des universitaires. «La spécialisation n'est exigée que pour certaines matières dans les paliers du moyen et du secondaire». Interrogé en outre sur le profil des enseignants, qui pose encore problème, le directeur d'études chargé des dossiers administratifs auprès du département de Benghabrit, a fait part des matières de la physique et des mathématiques. «Il y a un manque d'enseignants dans ces matières, car peu de bacheliers choisissent de se spécialiser dans ces matières à l'université. «La résolution de ce problème ne va pas tarder pour avoir lieu. Le nombre des écoles supérieures est en train d'augmenter d'une année à une autre. Bientôt elles vont fournir le profil recherché», a-t-il rassuré. Réagissant par ailleurs à la question selon laquelle le nombre de postes a pourvoir est nettement inférieur par rapport au nombre de candidats, Chichoua Rabah a tenu à affirmer que «les candidats ne doivent pas être pessimistes. Le recrutement va se poursuivre pratiquement tout au long de l'année via la plate-forme numérique.