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Moscou veut riposter, Bruxelles s'inquiète
SANCTIONS AMERICAINES
Publié dans L'Expression le 27 - 07 - 2017

Les présidents russe Valdimir Poutine et américain, Donald Trump, lors de leur première rencontre à Hambourg dans le cadre du sommet du G20
L'adoption par le Congrès des Etats-Unis de nouvelles sanctions contre la Russie a provoqué hier la colère de Moscou mais aussi l'inquiétude des Européens, qui ont assuré vouloir défendre leurs intérêts face aux risques courus par leurs entreprises.
Votée mardi soir à une quasi-unanimité par la chambre basse du Congrès (419 voix contre 3), la proposition de loi éloigne encore plus toute perspective de voir se concrétiser la normalisation voulue par Donald Trump des relations entre Washington et Moscou. Elle fissure aussi l'unité affichée jusqu'à présent entre les Etats-Unis et l'Union européenne face à la Russie depuis la crise de la Crimée en 2014, suivie d'une guerre qui a fait plus de 10.000 morts dans l'Est ukrainien. Le projet, qui doit encore être adopté par le Sénat, inclut aussi des sanctions contre l'Iran, notamment contre les Gardiens de la révolution accusés de soutenir le terrorisme, et contre la Corée du Nord, pour ses tirs de missiles. L'Iran a réagi hier, à cette «mesure hostile», qui pourrait influencer négativement l'application de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en juillet 2015, selon le ministre adjoint aux Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi cité par l'agence de presse iranienne Isna. A Moscou, le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a dénoncé «un pas très sérieux en direction d'une destruction des perspectives de normalisation des relations avec la Russie». «Ces actes ne resteront pas sans réponse», a-t-il averti, cité par l'agence Tass, tout en assurant que Moscou ne comptait pas «céder à l'émotion» et travaillerait à la recherche de «compromis» sur des questions comme la lutte contre le terrorisme. Les parlementaires américains, forçant la main du président Donald Trump au moment où il veut la tendre à son homologue russe Vladimir Poutine, veulent en premier lieu infliger des représailles à la Russie après une campagne de désinformation et de piratage attribuée à Moscou durant l'élection présidentielle américaine de l'an dernier. L'affaire de la Crimée et des ingérences présumées en Ukraine sont les autres motifs de punition avancés. Le président ukrainien Petro Porochenko s'est félicité d'une «décision importante». En plus de renforcer l'arsenal des mesures pénalisant l'économie russe, le texte prévoit un mécanisme inédit qui déplaît à la Maison-Blanche: les parlementaires vont s'arroger le droit de s'interposer si jamais Donald Trump décidait de suspendre des sanctions existantes contre la Russie. Si le texte passait au Sénat, Donald Trump pourrait mettre son veto. Mais il suffirait au Congrès de revoter à une majorité des deux tiers pour le surmonter et il est d'usage que les présidents s'épargnent cette humiliation en apportant un soutien tardif à la législation. De Paris à Berlin en passant par Bruxelles, l'initiative du Congrès américain passe très mal, car elle est unilatérale. Jusqu'à présent, le régime de sanctions contre la Russie en raison de la Crimée a été coordonné des deux côtés de l'Atlantique, de façon à faire bloc. Dans un communiqué, la Commission européenne a fait part de son «inquiétude» concernant d'une part le «possible impact sur l'indépendance énergétique de l'UE» et d'autre part les «conséquences politiques négatives possibles», rappelant l'importance de coordonner la politique de sanctions entre tous les pays du G7. La Commission a prévenu qu'elle restait «prête à agir pour protéger les intérêts européens» si ses craintes n'étaient pas prises en compte, s'inquiétant des conséquences sur «les infrastructures transportant des ressources énergétiques en Europe (...) ainsi que des projets cruciaux pour les objectifs européens de diversification énergétique». La loi donnerait au président Donald Trump la possibilité de sanctionner les entreprises qui travaillent sur des pipelines venant de Russie, en limitant par exemple leur accès aux banques américaines ou en les excluant des marchés publics aux Etats-Unis. Cette disposition pourrait en théorie ouvrir la voie à des sanctions contre les groupes européens partenaires du projet de gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l'Allemagne via la Baltique: le français Engie, les allemands Uniper (ex-EON) et Wintershall (Basf), l'autrichien OMV et l'anglo-néerlandais Shell. Jusqu'à présent, la ligne rouge fixée par Washington et Bruxelles avait été que les sanctions n'affectent pas l'approvisionnement en gaz de l'Europe.


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