Une conférence intitulée «La question du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique» a été animée hier par un groupe d'ambassadeurs et d'experts en droit international, en marge de la 36e session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève. Les conférenciers ont insisté sur l'application des décisions de l'Assemblée générale de l'ONU, notamment celles relatives au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à la souveraineté sur ses ressources naturelles. Les intervenants ont examiné plusieurs points, en particulier le statut juridique du territoire sahraoui et la présence du Maroc en tant que «force d'occupation militaire étrangère sur les territoires sahraouis», ce qui entraîne «son inéligibilité à gérer les ressources du peuple sahraoui». Les ambassadeurs, experts et représentants de missions diplomatiques auprès du Conseil des droits de l'homme, des ONG et les parties concernées par la question sahraouie ayant pris part à la conférence ont appelé «à poursuivre l'appui au peuple sahraoui et à sa lutte pour le recouvrement de ses droits spoliés, en premier lieu son droit à la liberté et à l'indépendance». La 36ème session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU avait débuté lundi à Genève avec la participation de la délégation sahraouie, en présence d'acteurs de la société civile des camps de réfugiés sahraoui, des territoires occupés et de la diaspora, outre la mission permanente du front Polisario auprès du conseil de l'ONU et la Suisse.